Culture

Plans, musiques, répliques, références: ce que nous retenons de l'année ciné 2016

Slate.fr, mis à jour le 31.12.2016 à 10 h 18

Replongez-vous dans l'année cinématographique avec nos tops thématiques.

Isabelle Huppert dans «Elle» de Paul Verhoeven.

Isabelle Huppert dans «Elle» de Paul Verhoeven.

Pour célébrer la fin de l'année cinématographique, nous vous proposons, en plus de la sélection de 53 films de notre critique Jean-Michel Frodon, de vous plonger dans nos tops thématiques: les plus beaux plans et scènes, les meilleurs moments musicaux, les meilleures références eighties, les films préférés de la Manif pour tous, les meilleures punchlines et les meilleurs premiers films.


Le top 10 des plus beaux plans et scènes (Jean-Michel Frodon)

The Assassin (Hou Hsiao-hsien)

La splendeur visuelle du film est telle qu’il peut sembler vain d’y distinguer un plan. Parmi tous ceux qui restent inoubliables, cette pièce observée par la tueuse professionnelle héroïne du film. Elle est juchée sur une poutre, observe un père qui joue avec son enfant, et qu’elle doit tuer. La pièce est tendue de multiples rideaux translucides qui donnent à l’espace une profondeur, un relief infiniment plus sensuel que la plus efficace 3D, et ouvre les abîmes où la belle assassine va laisser s’engloutir son devoir.

Elle (Paul Verhoeven)

C’est la fin de la séquence d’ouverture, la femme jouée par Isabelle Huppert, personnage dont on ne sait encore presque rien, vient de subir un viol avec violence, elle se relève, le chat la regarde, elle lui fait grief de n’être pas intervenu. Brutalité, humour, second degré, mythologie (et interprétation géniale): tout est là déjà de ce film qui traversera les situations les plus scabreuses en déjouant les clichés et les moralismes.

La Fille inconnue (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

Il ne se passe presque rien et c’est pourtant le moment le plus violent de ce film taraudé par la violence du monde, quand la jeune médecin campée par Adèle Haenel, cherchant obstinément les traces de cette femme morte à sa porte, sa porte qu’elle n’avait pas ouverte, est cette fois forcée d’ouvrir la fenêtre de sa voiture, menacée, insultée, jetée sans un geste physique dans un autre monde que celui qu’elle tente d’entretenir avec un courage buté, mais sans doute trop abstrait.

Fuocoammare, par-delà Lampedusa (Gianfranco Rosi)

Ainsi, il y aura eu des gens pour invoquer l’éthique de l’image, celle que le meilleur de la pensée du cinéma, avec André Bazin, Jacques Rivette, Serge Daney, construit patiemment depuis des décennies, pour condamner les plans de cadavres de migrants africains repêchés au large de Lampedusa. Quand précisément Rosi construit la nécessité de cette image-là, comme impératif moral à regarder en face, celle de ces corps parmi nous, ayant patiemment défait tout risque d’exotisme et de spectaculaire.

Kaili Blues (Bi Gan)

Ce premier film d’un très jeune réalisateur chinois était déjà magnifique de sensibilité nuancée lorsque, après 1 heure, commence un sidérant plan séquence de plus de 10 minutes, traversée à motos d’un village aux multiples détours, rencontres impromptues, fusion délicate du passé, du présent et du futur, rêve et réalité indissolubles. Un poète de la caméra est né.

La Mort de Louis XIV (Albert Serra)

Qu’y a-t-il là de si évidemment magique, dans cet écrin saturé des signes du pouvoir, du luxe, de la maladie et de la mort? Le roi se meurt, mais Jean-Pierre Léaud, souverain d’une bien différente sorte de souveraineté, étend la main vers la tête de ces chiens qui sont les chiens du Roi. Entre le monarque historique et agonisant et l’acteur habité d’une flamme irradiante d’émotion et d’humour, quelque chose advient, fusion des opposés extrêmes et proximité miraculeuse. 

Nocturama (Bertrand Bonello)

Les jeunes gens marchent dans Paris, d’autres prennent le métro, on ne les connaît pas, rien n’est dit de leurs motivations. Et puis, à un moment, inexplicablement, cette circulation devient chorégraphie, ces déambulations deviennent mise en jeu d’un dessein, les corps, les lieux, l’absence d’explication, le banal et le mystérieux cristallisent en un beau vertige de cinéma, qui convoque le vertige qui habite ses protagonistes, et où ils se perdront.

Paterson (Jim Jarmusch)

Un type à l’air ordinaire marche devant un vieux mur de briques, la gamelle de son déjeuner à la main. Il va au travail. Tous les jours. Le plus beau du cinéma, ce n’est pas d’inventer des visions extraordinaires, c’est de rendre magnifiques, uniques, inoubliables, des situations de tous les jours: de nous montrer combien l’existence est pleine de moments miraculeux, à condition de savoir les regarder. Personne peut-être aujourd’hui (et surtout depuis la mort d’Abbas Kiarostami) n’y excelle mieux que Jim Jarmusch.

Personal Shopper (Olivier Assayas)

Presque méconnaissable avec son gros casque noir, Kristen Stewart roule dans Paris sur son scooter. Elle accomplit son travail d’acheteuse professionnelle au service de sa richissime patronne, ou se rend à un rendez-vous mystérieux fixé par SMS. Mais surtout elle est «entre deux», en mouvement, à la limite de la dépersonnalisation, incertaine de son être et du sens des signes qui l’entourent. C’est le suspens littéralement fait image, un suspens qui aurait émietté à l’infini le ressort dramatique (le fameux McGuffin d’Hitchcock) pour rendre son héroïne à un destin flottant, ouvert, instable, qui interroge l’idée même de croire dans un personnage de fiction. 

Sieranevada (Cristi Puiu)

Dans ce film d’une époustouflante virtuosité de mise en scène figure ce qu’il faut identifier comme une image récurrente du meilleur du cinéma roumain: un couple en voiture filmé de dos (le même dispositif se trouve aussi dans le tout aussi admirable Baccalauréat de Cristian Mungiu, comme il se trouvait dans Le soir tombe sur Bucarest de Corneliu Porumboiu). Toutes les tensions, la tristesse du quotidien, les désillusions, la nécessité de tenir bon sont cristallisés dans ce plan séquence qui associe la proximité des corps à la distance affective qui les sépare, l’intimité de l’espace clos à l’inscription dans la cité au sein de laquelle les personnages circulent. Et puisque cette année aura aussi été celle de la mort d’Abbas Kiarostami, ce sera aussi manière de souligner combien l’Iranien qui, lui, ne filmait jamais ses passagers de dos, aura été avec ses films situés à bord d’une voiture l’inventeur d’un tout autre usage du même dispositif scénographique.

Le top 10 films de Jean-Michel Frodon: The Assassin (Hou Hsiao-hsien), Elle (Paul Verhoeven), La Fille inconnue (Jean-Pierre et Luc Dardenne), Fuocoammare, par-delà Lampedusa (Gianfranco Rosi), La Mort de Louis XIV (Albert Serra), Nocturama (Bertrand Bonello), Paterson (Jim Jarmusch), Personal Shopper (Olivier Assayas), Sieranevada (Cristi Puiu), Swagger (Olivier Babinet).

Le top 10 des meilleurs moments musicaux (Boris Bastide et Jean-Marie Pottier)

– Sandra Hüller qui chante «The Greatest Love of All» de Whitney Houston, sur fond de piano cheap (Toni Erdmann)
– Ozone chez Xavier Dolan (Jusqu'au bout du monde) et, en écho, Maître Gims chez Joachim Lafosse (L'Économie du couple), dans la très belle scène de danse en famille
– La BO pleine de sensibilité de Ce sentiment de l'été, de son titre-hommage à Jonathan Richman à l'apparition de MacDeMarco
– Les scènes de boîtes de Everybody Wants Some!!! de Richard Linklater
– «Call Me», de Blondie, chanté par Manal Issa dans Nocturama, comme en écho à la façon dont Jérémie Rénier se déhanchait frénétiquement sur les Rita Mitsouko dans Le Pornographe
Trois belles scènes très calmes en voiture dans L'Avenir («My Daddy (Flies a Ship in the Sky)» de Woody Guthrie), Carol («Kiss of Fire» de Georgia Gibbs) et Aquarius («Another One Bites the Dust» de Queen)
– «There Won't Be Many Coming Home», rareté de Roy Orbison réutilisée par Tarantino sur le générique de fin des Huit Salopards
– L'utilisation du très casse-gueule Adagio d'Albinoni dans la scène la plus traumatisante de Manchester by the Sea

– La BO imaginaire d'Alain Guiraudie (Rester vertical), qui nous fait croire qu'on écoute Pink Floyd alors qu'il s'agit de Wooden Shjips
– La BO carpenterienne de Neon Demon, signée Cliff Martinez

Le top 10 films de Boris Bastide: 1. Toni Erdmann (Maren Ade) 2. Les Habitants (Raymond Depardon) 3. Elle (Paul Verhoeven) 4. Ce sentiment de l'été (Mikhaël Hers) 5. Personal Shopper (Olivier Assayas) 6. Carol (Todd Haynes) 7. Quand on a 17 ans (André Téchiné) 8. The Neon Demon (Nicolas Winding Refn) 9. L'Avenir (Mia Hansen-Love) 10. Julieta (Pedro Almodovar).

Le top 10 films de Jean-Marie Pottier: 1. Elle (Paul Verhoeven) 2. Midnight Special (Jeff Nichols) 3. Julieta (Pedro Almodovar) 4. Sieranevada (Cristi Puiu) 5. Rester vertical (Alain Guiraudie) 6. Nocturama (Bertrand Bonello) 7. Manchester by the Sea (Kenneth Lonergan) 8. Premier contact (Denis Villeneuve) 9. Certain Women (Kelly Reichardt) 10. Ce sentiment de l'été (Mikhaël Hers)

Le top 10 des meilleures références eighties (Michael Atlan)

1. La musique de Eddie The Eagle

Jouée sur des synthétiseurs d'époque, la musique du biopic de l'atypique champion olympique est un voyage dans le temps, quand Vangelis (Les Chariots de feu) et Bill Conti (Rocky) étaient les maîtres du jeu.

2. Les costumes de Sing Street

De Culture Club à The Cure en passant par les Nouveaux Romantiques et les punks, les looks les plus improbables des années 1980 défilent au fur et à mesure que le héros se cherche.

3. «Rapper's Delight» dans Everybody Wants Some!!

Des sportifs dans une voiture qui se prennent pour des rappeurs. Une certaine idée du cool.

4. Le générique de début de First Date

1989. Un jeune Barack Obama monte dans sa voiture déglinguée et met une cassette du «Miss You Much» de Janet Jackson. La véritable idée du cool.

5. L'intégralité de Peter et Elliott le Dragon

Intimiste, sobre et sans débauches d'effets spéciaux, le film de David Lowery est une parfaite ode à l'enfance dans la plus pure tradition des productions Spielberg des années 80 (Les Goonies, E.T., etc.)

6. La scène du centre commercial dans X-Men Apocalypse

Amputée au montage, cette scène est une débauche d'artefacts eighties, des jeux d'arcade aux vêtements fluos en passant par le breakdance et les vinyls de Culture Club, le tout au son du «Safety Dance» de Men Without Hats.

7. Les lunettes dans Steve Jobs

Kate Winslet, Seth Rogen et Michael Stuhlbarg sont les nouvelles icônes des fanatiques de lunettes à double foyer grosses comme le visage. C'est ça de passer beaucoup de temps devant son Macintosh.

8. L'intégralité de Midnight Special

Le film de Jeff Nichols rappelle beaucoup E.T. mais surtout Starman de John Carpenter.

9. Greta Gerwig dans Mistress America

Le personnage de l'actrice est directement inspiré de ceux de Madonna dans Recherche Susan désespérément ou de Mélanie Griffith dans Dangereuse sous tous rapports.

10. Les néons de The Neon Demon

Les années 1980 sans leur néons, c'est comme les années 1990 sans leurs chemises en flanelle.

Le top 10 films de Michael Atlan: 1. Brooklyn (John Crowley) 2. Steve Jobs (Danny Boyle) 3. Peter et Elliott le dragon (David Lowery) 4. The Neon Demon (Nicolas Winding Refn) 5. Room (Lenny Abrahamson) 6. Manchester by the Sea (Kenneth Lonergan) 7. L'Olivier (Iciar Bollain) 8. Ce sentiment de l'été (Mikhaël Hers) 9. Green Room (Jeremy Saulnier) 10. Marie et les naufragés (Sebastien Betbeder).

Le top 5 de la Manif pour tous (Grégor Brandy)

1. Sausage Party
2. Carol
3. The Danish Girl
4. Marions-nous!
5. Quand on a 17 ans

Alors qu'on commençait presque à l'oublier, la Manif Pour Tous a refait parler d'elle au début du mois de décembre quand elle s'est plaint que le film Sausage Party ne soit interdit qu'aux enfants de moins de douze ans, particulièrement en raison de la scène finale impliquant de nombreux aliments animés et une orgie. La Manif Pour Tous souhaitant donner son avis sur ce qu'il est bon ou non d'aller voir au cinéma, et sur qui devrait avoir le droit de voir ces films, nous nous sommes amusés à imaginer ce que pourraient être les films qu'elle a le plus détestés cette année: de l'orgie de Sausage Party, donc, aux couples homosexuels dans Quand on a 17 ans et Carol, en passant par le futur mariage entre deux femmes dans Marions-Nous! et l'histoire de la première femme trans racontée dans The Danish Girl, nul doute qu'elle approuverait ce top 5.

Le top 10 films de Grégor Brandy: 1. Premier contact (Denis Villeneuve) 2. Nocturama (Bertrand Bonello) 3. Maggie a un plan (Rebecca Miller) 4. Zootopie (Byron Howard et Rich Moore) 5. Deadpool (Tim Miller) 6. Popstar: Never Stop Never Stopping (Akiva Schaffer et Jorma Taccone) 7. Snowden (Oliver Stone) 8. Steve Jobs (Danny Boyle) 9. 10 Cloverfield Lane (Dan Trachtenberg) 10. Nos Pires Voisins 2 (Nicholas Stoller)

Le top 10 des meilleures punchlines (Daniel Andreyev)

«If I attempted to explain, your brain would liquefy and explode» (Thoth dans le cosmonanar Gods of Egypt)
«Why did you say that name? Martha? Why did you say that name? WHY DID YOU SAY THAT NAME?» (Batman dans Batman v. Superman)
«Why did I buy this boat?» (Julius Levinson sur le point de mourir dans un gigantesque tsunami dans Independence Day Resurgence. Spoiler: il survit.)
«So you're telling me you made a porno where the plot is the point?» (Holland March dans The Nice Guys)
«En fait, j’ai peur de toi. Tu as le sens du drame anormalement développé» (Vincent Lacoste dans Victoria)
«Y’a pas de lait pour Robespierre, mais quelle fausse note!» (Christian Clavier dans Les Visiteurs 3)
«Lindsey: You are not useless. Who’s the man who can get me pregnant without even waking me up? Norman “Nobby” Grimsby: Me.» (Les frères Grimsby)
«Whatever they did to me made me totally indestructible... and completely unfuckable» (Deadpool dans Deadpool).
«Gnnnnnnnnnnniiiiii» (Leonardo DiCaprio, rampant pour avoir un oscar dans The Revenant)
– Hors-compétition: «Vous trouvez pas ça bizarre qu’on se touche le zob en parlant de Picasso?» (Benoît Magimel tout nu dans la série Marseille sur Netflix).

Le top 10 films de Daniel Andreyev: 1. Julieta (Pedro Almodovar) 2. Premier contact (Denis Villeneuve) 3. Midnight Special (Jeff Nichols) 4. Godzilla Resurgence (Hideaki Anno et Shinji Higuchi) 5. Mademoiselle (Park Chan-wook) 6. The Nice Guys (Shane Black) 7. Grimsby: Agent trop spécial (Louis Leterrier) 8. Dernier Train pour Busan (Yeon Sang-ho) 9. Your Name (Makoto Shinkai) 10. Gods of Egypt (Alex Proyas)

Le top 10 des meilleurs premiers films (Thomas Messias)

1. La Terre et l'ombre (César Acevedo)

Caméra d'Or 2015, ce film colombien qui raconte le quotidien d'une famille d'exploitants de canne à sucre aurait pu sombrer dans le misérabilisme ou se contenter de donner dans le classicisme. Or, c'est une tragédie somptueuse sur la nécessité de briser ses racines.

2. Baden Baden (Rachel Lang)

Sans en faire trop, et l'air de rien, Rachel Lang et son actrice Salomé Richard livrent l'un des films les plus féministes de l'année à travers ce portrait divinement mis en scène d'une jeune femme libre de ses choix.

3. Gorge coeur ventre (Maud Alpi)

Dans cette fiction aux allures de documentaire, Maud Alpi fait d'un abattoir le théâtre d'un drame d'autant plus glaçant qu'il n'est qu'un strict reflet de la réalité. Intègre, antispéciste et sacrément exigeant.

4. La Sociologue et l'Ourson (Mathias Thery et Etienne Chaillou)

Revenir sur la longue marche vers le mariage pour tous en faisant rejouer les conversations du co-réalisateur et de sa mère (la sociologue Irène Thery): l'idée est aussi saugrenue que bouleversante.

5. 10 Cloverfield Lane (Dan Trachtenberg)

Infernal huis clos qui, sans jamais s'essouffler, fait mieux que tenir ses promesses: il brode un univers où, indépendamment des problématiques extérieures, l'homme est un loup pour l'homme (et surtout pour la femme). John Goodman aurait dû recevoir un Oscar.

6. Une nouvelle année (Oksana Bychkova)

Bychkova n'est pas la première réalisatrice russe à filmer conjointement délitement d'un couple et radiographie d'une jeunesse désabusée. Mais elle le fait avec une précision qui force l'admiration.

7. Divines (Houda Benyamina)

Si on peut en contester certains excès, Divines est avant tout le témoignage rageur d'une génération de jeunes femmes qui refusent tout autant les étiquettes que la soumission. Torrents de larmes à la sortie.

8. Sleeping Giant (Andrew Cividino)

Dans cette chronique estivale, les personnages adolescents ne rêvent que de s'élancer depuis des falaises toujours plus élevées. La métaphore est évidente mais parfaitement assumée par un cinéaste canadien qui promet.

9. Solange et les vivants (Ina Mihalache)

Et si on n'était jamais en meilleure compagnie que seul(e) avec soi-même? La réponse est aussi délicate que décalée, servie par une Ina Mihalache mettant ses certitudes de cinéaste au service de ses doutes de femme.

10. Keeper (Guillaume Senez)

Parfois aussi gauche que ses deux personnages principaux (un couple d'ados qui prépare la naissance de son premier enfant), Keeper est empreint d'une sincérité qui doit beaucoup à l'un de nos plus grands acteurs actuels, Kacey Mottet Klein.

Le top 10 films de Thomas Messias: 1. Carol (Todd Haynes) 2. Les vies de Thérèse (Sébastien Lifshitz) 3. La Fille inconnue (Jean-Pierre et Luc Dardenne) 4. Homeland : Irak année zéro (Abbas Fahdel) 5. La Terre et l'ombre (César Acevedo) 6. Les Ogres (Léa Fehner) 7. Paulina (Santiago Mitre) 8. Aquarius (Kleber Mendonça Filho) 9. Voir du pays (Delphine et Muriel Coulin) 10. Rester vertical (Alain Guiraudie).

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