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Le principal suspect de l'attentat de Berlin tué près de Milan après avoir transité par la France

Temps de lecture : 2 min

L'auteur présumé de l'attentat de Berlin a été tué après avoir ouvert le feu lors d'un contrôle policier.

À Berlin, le 19 décembre 2016. Odd ANDERSEN / AFP
À Berlin, le 19 décembre 2016. Odd ANDERSEN / AFP

Le principal suspect de l'attentat de Berlin, Anis Amri, a été tué, dans la nuit du 22 au 23 décembre, par la police italienne, à Sesto San Giovanni, près de Milan. L'information qui circulait depuis plusieurs heures dans la presse italienne a été confirmée «sans l'ombre d'un doute» par le nouveau ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, lors d'une conférence de presse diffusée par la télévision italienne.

Panorama, qui a publié en premier cette information, explique qu'Amri a été arrêté lors d'un contrôle de police, sur la place du Premier mai, près de la gare, vers trois heures du matin, alors qu'il marchait seul, précise le Corriere della Sera. Après qu'ils lui ont demandé ses papiers, Amri a sorti une arme de son sac à dos et leur a tiré dessus, en blessant un à l'épaule. L'autre agent a riposté, et l'a tué. Le pronostic vital du policier blessé n'est pas engagé.

Le Corriere della Sera indique que l'arme utilisée par Amri est la même que celle dont sont partis les coups de feu qui ont tué le conducteur polonais dont le camion a été utilisé pour foncer sur le marché de Noël à Berlin, lundi 19 décembre, dans un acte terroriste revendiqué par l'EI, qui a causé la mort de douze personnes et en a blessé 49 autres.

Expulsion ratée en 2015

La Stampa explique qu'un billet de train en provenance de la France a été trouvé dans son sac à dos. Panorama est un peu plus précis et explique qu'Amri est arrivé en Italie depuis la France, et Chambéry, en Savoie, d'où il a rejoint Turin. De Turin, il a pris un autre train direction Milan où il est arrivé à une heure du matin, à la Gare Centrale, avant de se rendre à Sesto San Giovanni, une ville près de Milan, où il est tombé sur les deux agents italiens. «L'hypothèse du pôle antiterroriste est que l'auteur de l'attentat de Berlin voulait rejoindre le sud de l'Italie», explique le Corriere della Sera.

Amri avait vécu en Italie pendant plusieurs années. Il avait quitté la Tunisie pour la péninsule italienne en 2011, explique Le Monde. «Mais le jeune homme dérape, devient violent et agressif, rapporte la presse italienne. Il est alors condamné à quatre ans de prison par le tribunal de Palerme pour l’incendie d’une école et est incarcéré. Selon un voisin de la famille de M. Amri, il s’agissait d’un incendie involontaire provoqué par un mégot sur un matelas. À sa libération, en 2015, il est placé en centre de rétention pour être expulsé, mais faute de papiers valables, car non reconnus par les autorités tunisiennes, il est remis en liberté.»

Slate.fr

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