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Obama élimine un système de fichage des musulmans mis en place après le 11-Septembre

Temps de lecture : 2 min

L'administration Trump avait parlé de réactiver ce système de contrôle, mais Obama vient de s'en débarrasser.

Des manifestants contre le possible fichage des musulmans par Trump, le 12 décembre 2016 à Washington. NICHOLAS KAMM/AFP.
Des manifestants contre le possible fichage des musulmans par Trump, le 12 décembre 2016 à Washington. NICHOLAS KAMM/AFP.

Juste avant l'arrivée de Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama a décidé de démanteler un système de contrôle des musulmans mis en place par l'administration de George W. Bush après le 11-Septembre. Le National security entry-exit registration system (NSEERS) n'était plus utilisé depuis 2011, mais l'administration de Donald Trump avait évoqué la possibilité de le réactiver.

Kris Kobach, un membre de l'équipe de transition de Trump qui a lui-même contribué à la création de ce programme sous l'administration Bush, a récemment expliqué que ce registre pourrait être rétabli sous Trump.

Cette initiative avait forcé des hommes adultes venant de vingt-cinq pays (tous des pays à majorité musulmane, sauf la Corée du Nord) à s'enregistrer auprès des autorités américaines (avec leurs empreintes digitales) et à signaler certains de leurs déplacements.

Un porte-parole du département de Sécurité intérieure a expliqué que ce programme était «redondant et n'avait pas permis de renforcer la sécurité». Entre 2002 et 2011, le système de fichage n'a mené à aucune arrestation liée au terrorisme, et depuis, d'autres outils plus performants ont commencé à être utilisés (par exemple, la collecte des données biométriques des personnes qui entrent sur le territoire).

Trump: «Vous connaissez mes projets»

Craignant que le système ne soit utilisé par Trump pour ficher tous les musulmans, de nombreuses associations, une cinquantaine de membres du Congrès et des maires de grandes villes avaient demandé à Obama de s'en débarasser. En effet, si le programme avait été vidé de sa substance en 2011, le cadre légal du fichage demeurait en place et aurait pû ainsi faciliter la mission de l'administration Trump.

Après l'attentat terroriste de Berlin le 19 décembre, un journaliste a demandé à Donald Trump s'il soutenait une interdiction des musulmans du pays et un fichage des musulmans. Le président-élu a répondu: «Vous connaissez mes projets.»

Mais en fait, ses projets sont loin d'être clairs et cohérents. Pendant sa campagne, Trump a dit qu'il interdirait tous les musulmans du territoire, puis seulement ceux qui viennent de pays qui ont une histoire de terrorisme. Il n'a jamais vraiment démenti la possibilité d'un fichier, mais est resté très flou, expliquant parfois qu'il ne s'agirait que des réfugiés syriens. La seule chose qu'il a répété c'est que le filtrage des nouveaux arrivants musulmans serait «extrême».

Slate.fr

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