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Présidence de l'UE: l'entente franco-allemande agace

Temps de lecture : 2 min

cérémonie du 11 novembre 2009, à Paris. REUTERS/pool
cérémonie du 11 novembre 2009, à Paris. REUTERS/pool

L'Allemagne et la France sont sur le point de se mettre d'accord sur des candidats communs pour les postes de président du Conseil européen et de haut représentant aux Affaires étrangères, qui doivent être désignés ce soir. Mais cette coalition franco-germanique n'est pas du goût de tout le monde.

«L'Allemagne et la France se mettront d'accord et ne s'opposeront pas sur ce point», a déclaré mercredi Angela Merkel. «Nous sommes en contact à ce sujet et j'ai bon espoir que nous atteignions un accord jeudi.» C'est la première fois que la chancelière confirme officiellement cette entente.

La veille l'ambassadeur d'Allemagne en Belgique Reinhard Bettzuege avait brisé le silence de rigueur sur la présidence de l'UE en affirmant au journal belge De Morgen que Berlin soutenait Herman Van Rompuy, Premier ministre belge et actuel favori pour le poste.

Ces nouvelles arrivent après la mise à jour d'un atout de taille du belge: il partage la forte opposition de Merkel et Sarkozy à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, comme le prouvent des déclarations datant d'avant son arrivée au poste de Premier ministre. Il y a cinq ans il avait déclaré lors d'un débat au Parlement belge: «La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et n'en fera jamais partie. Les valeurs universelles en vigueur en Europe, qui sont aussi les valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur vigueur avec l'entrée d'un grand pays musulman comme la Turquie.»

Tandis que la France, l'Allemagne et l'Autriche s'opposent publiquement à l'adhésion de la Turquie, le Royaume-Uni, la Suède et les pays de l'Est la soutiennent fermement. Aujourd'hui les arrangements franco-allemands agacent: «Nous ne rejouerons pas les mauvais films du passé, quand les gros concluaient tout seuls leurs marchés» a déclaré un officiel polonais.

Un membre haut placé de l'administration européenne a confirmé: «un candidat commun à la France et l'Allemagne déclenchera une réaction de la part des Britanniques et des européens de l'Est.» Outre-manche, on continue de soutenir Tony Blair et de critiquer l' «agenda fédéraliste» de Van Rompuy.

[Lire l'article complet sur le Guardian]

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Image de une: cérémonie du 11 novembre 2009, à Paris. REUTERS/pool

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