Santé / Égalités

Les médecins femmes sont plus efficaces que les hommes avec des patients âgés

Temps de lecture : 2 min

Une étude sur plus d'1,5 million de patients hospitalisés révèle des taux de mortalité légèrement plus bas lorsque le docteur est une femme.

DOCTEUR | ILMICROFONO OGGIONO via Flickr CC License by
DOCTEUR | ILMICROFONO OGGIONO via Flickr CC License by

Les patients de plus de 65 ans qui sont hospitalisés et soignés par des médecins femmes ont un taux de mortalité légèrement plus bas que ceux qui sont soignés par des hommes, selon une étude publiée dans Jama Internal Medicine.

Des chercheurs en santé publique de l'université de Harvard ont analysé les dossiers médicaux d'environ 1,5 million de patients de plus de 65 ans soignés à l'hôpital (pas en chirurgie) par plus de 58.000 docteurs entre 2011 et 2015.

Sur ces quatre ans, environ 11% des patients suivis par des femmes médecins mouraient dans le mois après l'admission à l'hôpital, contre 11,5% pour ceux qui étaient pris en charge par des hommes. De plus, environ 15% des patients soignés par des femmes devaient revenir à l'hôpital dans le mois, contre 15,5% pour le groupe soigné par les hommes.

Si la différence semble minime, tout traitement qui permettrait de réduire la mortalité de 0,5% serait considéré comme un traitement valable par les médecins, explique le Dr. Ashish Jha, un des auteurs de l'étude.

«Si les médecins hommes avaient les mêmes résultats que les médecins femmes, nous estimons qu'environ 32.000 patients en moins mourraient» écrivent les auteurs.

Une meilleure communication?

Les chercheurs ont pris en compte d'autres variables que le genre des médecins, comme la qualité des hôpitaux, les différences régionales, mais rien ne semblait expliquer la différence de mortalité. Afin de contrôler les variables, ils ont aussi comparé les docteurs au sein des mêmes hôpitaux.

Les patients de médecins femmes souffrant d'infections, de pneumonie et d'insuffisance rénale avaient des taux de mortalité plus bas qu'avec les médecins hommes. Mais il n'y avait pas de différence en cas d'infection urinaire, d'insuffisance cardiaque et de saignement gastro-intestinal.

Plusieurs études ont montré que les femmes médecins avaient un style légèrement différent: elles ont plus tendance à suivre les recommendations cliniques et à parler prévention avec leurs patients, et sont en général plus à même de bien communiquer.

D'autres chercheurs ont relativisé l'importance des résultats en expliquant que les facteurs de guérison étaient souvent multiples, et que les patients étaient souvent suivis par des équipes, plutôt qu'un seul médecin.

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