Santé

Non, la pilule ne diminue pas la libido

Temps de lecture : 2 min

Le désir sexuel ne peut pas toujours être constant. Certains ont voulu mettre ça sur le dos de la pilule. À tort.

Une plaquette de pilules contraceptives vide | All the contraceptive pills are gone... | Surija / "Sray" via Flickr CC License by
Une plaquette de pilules contraceptives vide | All the contraceptive pills are gone... | Surija / "Sray" via Flickr CC License by

Une étude dirigée par le Docteur Kristen Mark et menée par des chercheurs de l’université du Kentucky et de l’Indiana vient briser quelques stéréotypes associés à la pilule. La croyance populaire veut que les moyens de contraceptions –notamment hormonaux– diminueraient le désir sexuel.

«Dans mes cours de premier cycle, mes étudiantes me disent souvent qu’elles ont entendu que la pilule ne vous donne plus envie de faire l’amour, “alors à quoi bon?”», confie-t-elle au site Psych Central.

Jusqu’à présent, certaines études appuyaient l'idée que la pilule vous rendait aussi avide de sexe que Mère Théresa, tandis que d’autres suggéraient le contraire. Pour résumer, rien n'était clair.

Les chercheurs ont examiné l’impact de trois contraceptifs (un contraceptif hormonal oral, un autre contraceptif hormonal, et un contraceptif non-hormonal) ou non sur le désir des couples, dans des relations hétérosexuelles de longueurs variables. Ils se sont également concentrés sur le désir sexuel solitaire.

Des facteurs contextuels

Les résultats ont tout d’abord révélé que les femmes qui prenaient un contraceptif non hormonal avaient plus de désir seules tandis les autres avaient une libido plus développée avec leur partenaire. Pourtant, lorsque les chercheurs ont ajusté ces résultats en tenant compte de la longueur de la relation et de l’âge des individus, ces différences n’étaient plus significatives.

Les facteurs contextuels auraient donc plus d’impact sur la libido que le moyen de contraception utilisé. Le Docteur Mark espère maintenant étudier les effets de la discordance du désir dans le couple. Et si la baisse de la libido était moins chimique que communicative? Messieurs, on vous jette la pierre.

Slate.fr

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