Partager cet article

Changement climatique: la fin du fish and chips?

Modern Fish and Chips | LearningLark via Flickr CC License by

Modern Fish and Chips | LearningLark via Flickr CC License by

Dans les eaux britanniques, les poissons comme la morue ou l’aiglefin laissent la place aux calamars, rougets et autres espèces auparavant moins fréquentes.

En avril dernier, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change alertait déjà sur la diminution du nombre de certains poissons en Mer du Nord, à cause d’une hausse de la température. Cette semaine, John Pinnegar, directeur du programme étudiant le changement climatique dans les milieux marins au Cefas (Centre for Environment, Fisheries and Aquaculture Science), a appuyé cette thèse avec de nouveaux résultats, présentés lors d’une conférence de la British Ecological Society.

Avec son équipe, John Pinnegar a analysé les lieux (surtout en Mer du Nord, d’où vient une grande partie du poisson mangé au Royaume-Uni), mais aussi les températures des zones de pêche britanniques, et a détecté des «changements à long terme» dans la quantité de certains poissons, à cause du réchauffement des eaux... Comme l’explique la BBC, la température moyenne à la surface de la Mer du Nord est en effet passée de 10°C au début des années 1980 à un record de 11,7°C en 2014. La morue locale traditionnellement utilisée dans la recette du fish & chips pourrait bientôt être remplacée par du calamar, souligne Mashable...  

Calamar et frites

Le nombre de calamars a en effet augmenté de façon spectaculaire autour du Royaume-Uni, au cours des 35 dernières années. «Nos modèles pour 2025 et au-delà suggèrent que la température de l’eau de mer pourrait continuer à augmenter dans le futur. Par conséquent, les eaux britanniques deviendront plus adaptées pour certaines espèces, et moins adaptées pour d’autres, avec comme résultat global le déplacement de beaucoup d'espèces commerciales vers le nord», suggère le chercheur. Ainsi, l’aiglefin ou la morue devraient migrer dans des eaux plus froides, du côté de la Norvège par exemple.

Pour le chercheur, les consommateurs britanniques vont devoir adapter leurs habitudes en produits de la mer, pour choisir des espèces pêchées localement... Ainsi, «en 2025 et après, il faudra peut-être remplacer la morue et nos poissons préférés par des espèces d’eaux plus chaudes comme le calamar, le maquereau, la sardine et le rouget».

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte