Science & santé

Nous ne sommes pas parés à affronter la menace d'une comète géante fonçant sur la Terre

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 15.12.2016 à 11 h 54

Repéré sur The Guardian, The Atlantic

Des scientifiques conseillent à la Nasa d’investir rapidement dans un «intercepteur».

Comet ISON Streaks Toward the Sun | NASA/MSFC/Aaron Kingery via Wikimédia CC License by

Comet ISON Streaks Toward the Sun | NASA/MSFC/Aaron Kingery via Wikimédia CC License by

Il y a un an, des études démontraient que l’homme avait sous-estimé le risque qu’une comète frappe un jour la Terre. Le Guardian expliquait ainsi que les «balles de glace et de poussière» actuellement situées dans différentes orbites du système solaire ont des mouvements extrêmement instables. Ces comètes pourraient, à des intervalles très espacés dans le temps, frôler dangereusement notre planète ou la frapper. Un constat d’autant plus inquiétant qu'à ce jour, seuls 5.000 «objets potentiellement dangereux», la plupart étant des astéroïdes, ont été repérés. Il s’agit de 5.000 objets sur une estimation totale de 700.000 dont il est difficile d’évaluer actuellement la dangerosité.

Aujourd’hui, une nouvelle étude présentée par des chercheurs de la Nasa risque d’aggraver les craintes de ceux qui redoutent un jour de voir le ciel tomber sur sa tête. The Atlantic explique que, «La Nasa et la Terre, restent très vulnérables à une collision de comète. À la différence des astéroïdes, les comètes peuvent approcher la Terre à une vitesse exceptionnellement haute lorsqu’elles quittent le nuage d’Oort, la sphère d’objets de glace qui entoure les extrémités du système solaire.» Pour résumer, cela veut dire que si la Nasa peut avoir des années ou des décennies pour anticiper l’arrivée d’un astéroïde, elle n’aura que dix-huit mois pour s’occuper d’une comète dès lors qu’elle l’a détectée.

Un module «d'observation» et un module «d'interception»

Un délai dangereux étant donné que rien n’est fait pour anticiper ce risque. Joseph Nuth, géochimiste de la Nasa, recommande ainsi de construire un vaisseau chargé des comètes avec deux parties: un module «d'observation», qui pourra partir à la rencontre de la comète pour l’analyser plus rapidement, et un module «d’interception» capable de dévier l’objet de sa trajectoire ou de le faire exploser tout simplement.

Cela permettrait, selon ses estimations, de faire passer le temps de réponse aux objets dangereux de «cinq ans à moins de douze mois». Pour repousser ce genre d’objets, deux techniques sont envisageables. Si la Nasa a du temps devant elle, elle peut envisager l’impact cinétique grâce à un module semblable à un boulet de canon. Si le temps manque, en revanche, une explosion nucléaire permettrait de dévier l’orbite de l’objet.

«Cette recommandation est faite pour quiconque accepte d’écouter, explique à The Atlantic Nuth. Je suis un scientifique qui collabore avec la Nasa, je ne suis pas un décisionnaire de la Nasa Je ne fais même pas partie de la Nasa.» On espère que son message sera entendu et que, si un jour l’humanité doit affronter une comète, on ne se retrouve pas dans un scénario similaire à celui du terrible film Armageddon

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