LIFE
- LIFE
- France
- vie
- euthanasie
- soins palliatifs
- Par Koz
- Koz est avocat et fondateur du blog «Koz Toujours».
- DU MÊME AUTEUR
Koz
Koz est avocat et fondateur du blog «Koz Toujours».
Stories from Koz
Plaidoyer contre l'euthanasie
On est toujours digne de vivre.
On a le sentiment d'avoir tout dit. Ce débat, on l'a eu maintes fois : à chaque proposition de loi, durant la campagne présidentielle, et à chacun des cas douloureux opportunément mis en avant par une certaine association. Et pourtant, il faut reprendre. Parce qu'une proposition de loi de notre République se propose d'entériner l'idée qu'un homme, qu'une femme, puissent être indignes.
Il faut continuer. Inlassablement, malgré la lassitude. Quel que soit le nombre de fois où l'on a tenu ce débat, et même si rien n'a pu changer depuis la fois précédente. Un débat solennel a déjà eu lieu, et il a donné lieu à un vote unanime. La proposition de loi qui sera débattue le 19 novembre rappelle d'ailleurs cette unanimité. Alors, comme pour justifier son existence, ses auteurs invoquent une prétendue nécessité de «franchir un nouveau pas au regard des souffrances subies par certains malades, et au nom de l’égalité». Mais pourquoi donc? La souffrance, la maladie, la mort ont-elles changé de nature en quatre ans? La loi n'est que du 22 avril 2005, et elle permet déjà aux médecins d'arrêter tout traitement à la demande du malade. Rien, depuis, ne justifie d'adopter une solution différente, bien au contraire. Car si une évolution a eu lieu, c'est probablement davantage dans un développement — encore insuffisant — des soins palliatifs, dans la prise en charge globale de la souffrance, physique et psychologique.
Pour que le débat reprenne, cette fois, la proposition de loi en débat est signée par près de 130 députés socialistes, soit plus des deux tiers du groupe socialiste. Peut-être une façon d'afficher une unité difficile à trouver par ailleurs.
Personne n'est jamais indigne
Il faut se mobiliser contre cette proposition. Il y a certes des raisons de rester serein mais il y a des raisons de s'inquiéter: si Nicolas Sarkozy s'est dit opposé à la légalisation de l'euthanasie, le pouvoir actuel fait aussi preuve d'une certaine inconstance éthique et, même si la proposition a été rejetée en commission, les cafouillages parlementaires ne sont pas rares. En outre, des députés de la majorité ont d'ores et déjà annoncé leur intention de rallier la proposition socialiste. Il y a, de toutes façons, des raisons de redire, toujours, sa conviction profonde.
Celle que l'euthanasie est, au niveau politique, et souvent aussi au niveau individuel, de ces solutions de facilité qui piétinent notre humanité. De celles qui effacent l'homme avec sa souffrance, avec sa difficulté, plutôt que de mobiliser notre humanité personnelle et collective à son service.
Et l'on ne peut que rejeter de toutes ses forces un texte qui inscrit en creux l'indignité d'une personne humaine dans la loi. Si c'est un credo, je l'assume: personne n'est, jamais, indigne.
Affirmer que, pour préserver sa dignité, on peut choisir la mort, c'est renvoyer à la face de celui qui choisit la vie, qui choisit de «s'accrocher», son indignité présumée.
Et de quelle indignité s'agit-il? La «dignité» n'est pas un concept hors-sol. S'agit-il d'être digne de vivre? Digne d'être une personne? Un être humain? Affirmer cette idée de mort «dans la dignité», c'est renvoyer à la face d'un homme ou d"une femme malade, souffrante, celle qui prétend encore vivre, qu'elle choisit l'indignité. Qu'une association telle que l'ADMD fasse ce choix est une chose, penser que la République inscrive dans ses textes ne serait-ce que l'hypothèse qu'un homme, qu'une femme, puisse être indigne, n'est pas acceptable. C'est pourtant ce qu'envisage cette proposition de loi.
Il faut redire alors sa conviction qu'une société ne peut pas effacer ainsi la souffrance, la vieillesse, la mort, quelle que soit sa bien compréhensible mais très inopportune terreur. Et la conviction que la terreur nourrit l'effacement, qui entretient la terreur.
Que sait-on véritablement de la fin de vie?
Si certains l'ont côtoyée, combien de Français réagissent d'abord par la peur légitime de l'impotence, de la dépendance, de la souffrance, de l'indignité ? Nos certitudes ne sont pourtant parfois que l'expression de la terreur des bien-portant: il faut entendre Emmanuel Hirsch souligner que les malades atteints de SLA ne demandent pas la mort, mais des synthétiseurs vocaux lorsqu'ils ne peuvent plus parler, entendre Catherine Kiefer (Chef du service de Soins et Réadaptation pour Traumatisés Crâniens à l'Hôpital Nord 92) expliquer qu'il y a une vie en Etat Végétatif Chronique et, loin de nos idées reçues, qu'en dix ans de pratique, elle n'a entendu qu'une seule demande de mort (ce que confirme ce reportage de Rue89, dans lequel une oncologue déclare qu'elle n'a connu aucune demande d'euthanasie en vingt-cinq ans de carrière). Pourtant, on ne cesse de réclamer une modification urgente, toutes affaires cessantes, de la loi. Pour répondre quelle demande véritable?
Alors, on pense à ces fictions, si soigneusement travaillées pour mener à leur implacable conclusion. Et l'on pense à ces cas, qui explosent soudainement dans les médias. Pourtant, lorsque l'on prend la peine de les examiner, on réalise à quel point ces cas sont des contre-exemples.
Le cas de Vincent Humbert est un peu à part, parce qu'il a provoqué l'adoption de la loi de 2005 mais, déjà , il laisse un goût amer de promotion commerciale et de mépris de sa volonté profonde, comme le soulignent Emmanuel Hirsch, directeur de l'espace éthique de l'APHP ou Axel Khan, ancien président du Comité Consultatif National d'Ethique, dans son livre, L'ultime liberté?.
Avant d'être un jeune homme qui demande qu'on l'aide à se suicider, Rémy Salvat fut un enfant que sa mère a tenté de tuer, arguant qu'il fallait «mettre fin à ses souffrances». Il vivra neuf ans de plus avant de demander à être euthanasié pour, aurait-il dit de lui-même dans un parallélisme remarquable, le «libérer de ses souffrances». Mais quelles perspectives pouvait avoir un jeune homme dépendant d'une mère qui n'avait pas jugé sa vie digne d'être vécue lorsqu'il avait 14 ans?
Le docteur Tranois en prescrivant la mort d'une proche, sans en avertir la famille et en déléguant le geste ultime à un tiers, en son absence, a enfreint toutes les règles de déontologie élémentaires de sa profession.
Quant à Chantal Sébire, elle a refusé ce que la médecine pouvait lui offrir, avant de revenir vers elle... pour lui demander la mort.Comme le rapportait Jean-Yves Nau dans Le Monde du 19 mars 2008, elle a refusé toute intervention chirurgicale alors que la progression de sa maladie pouvait être enrayée, en arguant que «le pronostic vital était engagé», ce qui laisse perplexe lorsque cela précède une demande d'euthanasie. Jean-Louis Beal, chef de l’Unité des soins palliatifs du CHU de Dijon qui lui a rendu visite fin 2007, juste avant le début de l’affaire, expliquait (Le Parisien, 26 mars 2008 et La Croix, 27 mars 2008) qu'elle refusait aussi tout traitement anti-douleur et notamment «la morphine,[parce que] c’était de la chimie, donc du poison», ce qui ne la dissuadera pas en revanche de solliciter l'administration d'une substance nécessairement létale, et de mourir en ingérant des barbituriques. Elle refusera encore d'intégrer le service de soins palliatifs du Pr Beal. Chantal Sébire, comme tout citoyen, avait le droit d'avoir les convictions qu'elle entendait. Mais faut-il modifier la législation française pour des positions si incohérentes?
Voilà les cas au nom desquels on vient réclamer une modification urgente de la loi. Est-ce un hasard si l'ensemble de ces cas, odieusement médiatisés l'ADMD, sont de tels contre-exemples? Est-ce une coïncidence si l'ADMD n'a pas pu présenter d'autres cas que ceux-là ? Ou n'est-ce pas, plutôt, profondément révélateur?
Ces cas illustrent certaines des dérives inévitables auxquelles mènerait la légalisation de l'euthanasie. Et l'on en connaît d'autres, bien actuelles, dans ces pays prétendument progressistes, dont il nous faudrait suivre la trace. Ainsi en Hollande où l'on euthanasie les «déments», ou en Belgique. Ainsi encore aux Etats-Unis: l'an dernier, l'Etat de l'Oregon écrivait à des patients pour leur dire qu'il ne rembourserait pas certains soins, lorsque les chances de succès apparaissaient trop faibles, et pour proposer à l'inverse de rembourser l'euthanasie. L'idée n'est même pas venue à l'administration de cet Etat dans lequel l'euthanasie est légale de rembourser des soins palliatifs.
Ne croyez donc pas ce que l'on vous exhibe, ne croyez donc pas ces cas que l'on vous jette aux yeux: non, la réalité n'est pas celle-là . La réalité, je l'ai entendue de la part de ces soignants qui ne croisent pas la fin de vie incidemment au détour d'autres débats, mais chaque jour, chaque matin, chaque nuit. La réalité, je l'ai lue chez Marie de Hennezel, dans toute sa complexité, dans toute son humanité, témoignant magistralement que la fin de vie est encore la vie, qu'il peut s'y produire des choses insoupçonnées, comme lorsque cette femme, arrivée en demandant la mort témoigne: «il a fallu que j'en arrive là pour découvrir que la bonté existe».
L'euthanasie: une renonciation?
Il est choquant de voir autant de députés socialistes signer cette proposition de loi, eux qui se disent si souvent aux cotés des faibles. On ne témoigne pas la fraternité, en fin de vie, en prenant acte de l'indignité d'un homme. Ma conviction est qu'une société qui ne mettrait pas toutes ses forces, son énergie et ses moyens à assurer la dignité de la personne jusque dans ses derniers moments serait une société qui renoncerait à elle-même — c'est-à -dire à être une communauté fraternelle — et une société mortifère.
A ceux qui prétendent préserver la dignité en donnant la mort, je préfère ceux qui se battent au quotidien pour rendre plus digne la vie.
Une dernière chose: il revient à l'Alliance pour les Droits de la Vie d'avoir alerté l'opinion sur cette proposition. Sa pétition a été signée en ligne par plus de 40.000 personnes. Elle propose, surtout, dix idées solidaires contre l'euthanasie: donner et prendre des nouvelles, visiter les personnes malades, écouter, écouter et écouter, ne pas cacher la vérité, ne jamais cesser de considérer chaque personne comme vivante, oser le mélange des générations, vivre les rites de deuil, évoquer les disparus, soutenir les aidants, devenir volontaire en soins palliatifs. Elles pourront sembler dérisoires à ceux qui n'imaginent que de grands et définitifs mouvements législatifs, des légalisations, des abrogations. Comprenez que, précisément, des gestes aussi simples peuvent écarter la demande de mort.
Il reste à savoir si nous avons encore collectivement l'ambition d'éviter qu'une personne préfère la mort à l'indignité qu'elle lit dans notre regard.
Koz
Image de une: REUTERS/Vasily Fedosenko, novembre 2009; personnel médical face à un patient atteint de pneumonie, Ukraine
Retrouvez Slate sur Facebook. Suivez-nous sur Twitter.
Si vous souhaitez commenter cet article, veuillez vous enregistrer ou bien vous connecter.




























Comments
Une liberté primaire
Nous devons avoir le droit de choisir de mourir. Je ne conçois pas dans une société où chaque personne est libre de ses actes que l'on oblige quelqu'un vivre. Aucune raison ou prétexte n'est valable contre ça, c'est pour moi une des liberté les plus basique.
et en pratique ?
Votre propos est un peu théorique. Savez-vous ce que la loi vous permet déjà ? Elle permet déjà d'endormir la personne malade par une sédation contrôlée. Comme le soulignait Marie de Hennezel dans Le Monde (que j'ai citée dans un billet portant précisément sur le choix), cela permet une mort douce, durant laquelle les proches peuvent accompagner le malade, continuer à lui parler etc. Quel est alors le choix que vous réclamez aujourd'hui ? Celui d'une mort soudaine et brutale ? Brutale pour vous et vos proches ? Qu'y-a-t-il donc de plus à réclamer par rapport à la loi Leonnetti ?
Par ailleurs, je pense que nous devons nous soucier au moins autant du choix des autres que du nôtre. Or je suis persuadé que la légalisation de l'euthanasie ira dans le sens d'une pression diffuse sur le malade pour l'inviter à choisir... la "dignité", dans la mort.
Si vous voulez vraiment protéger votre liberté - éclairée de surcroît - de choix, alors je crois que vous devez plutôt rejoindre les partisans de la voie française, trouvée grâce à la loi de 2005, et non les partisans de l'euthanasie, partisans du pas de plus, toujours plus loin.
Koztoujours
Dignité
Ce plaidoyer me met mal à l'aise. Amalgames, bonne utilisation des "mots justes", senteurs catholiques à tonnes, subjectivité etc.
Le droit à la mort est, comme dit Giant-Jack ci dessus, une liberté primaire. Personne ne peut juger à la place d'un autre et chacun a le droit si considérer digne ou indigne une vie de souffrances physiques quand ce n'est pas une vie en état végétatif. Ayant veçu de près cette expérience aux cotés de mon père, qui n'a jamais lu dans mon regard ni dans celui des autres composants de la famille autre chose que l'amour, je trouve trop facile, généraliste et injuste cet enchaînement de beaux mots qui, en plus, se permettent de dicter le bon comportement face à une des plus grosses peine qu'on ait à vivre, le détachement d'un être cher.
la liberté ?
Je suis désolé d'employer les mots justes. Vous m'auriez préféré maladroit ? En ce qui concerne les "senteurs catholiques", permettez-moi de trouver l'expression plutôt désagréable. Et de vous rappeler qu'Axel Kahn est un athée déclaré.
Enfin, je vous renvoie à ma réponse à Giant-Jack sur la question du choix. Et ma conviction, c'est que si, par malheur, ma position dictait à tort son choix à quelqu'un, ce serait en préservant la vie, tandis que les partisans de l'euthanasie proposent une voie qui dictera leur choix à nombre de malades, qui mourront trop tôt. Alors, je prends le risque.
Je le prends d'autant plus que je ne crois pas que l'on puisse résumer un débat aussi fondamental, humain et compliqué, à la question de l'euthanasie ou non, et que l'on nous impose un débat fort manichéen.
Koztoujours
Merci à Slate.fr
Et merci aussi à Koz qui nous a donné de lire un plaidoyer aussi émouvant
et pourtant dénué de tout pathos.
C'est un exposé exhaustif qui s'adresse à notre intelligence et aux
sentiments d'humanisme qui devraient être les nôtres de par notre
civilisation.
La question finale qui nous est posée, nous renvoie chacun à notre
conscience :
"Il reste à savoir si nous avons encore collectivement l'ambition d'éviter
qu'une personne préfère la mort à l'indignité qu'elle lit dans notre
regard."
J'espère de tout coeur que oui.
Marianne Arnaud
merci
Merci pour votre commentaire
Koztoujours
Préferer la morte...
"Il reste à savoir si nous avons encore collectivement l'ambition d'éviter
qu'une personne préfère la mort à l'indignité qu'elle lit dans notre
regard."
Est ce que ça vous vient à l'esprit que l'on puisse préférer mourir plutôt que vivre une non-vie et que quelqu'un puisse trouver indigne de souffrir et faire souffrir?
Loi sur l'euthanasie
Chère Maria-Ludovica,
Il y a en France chaque année 12 000 suicides dont 1/4 concerne des plus de 65 ans.
Vous êtes bien trop fine analyste pour mettre sur un même pied d'égalité, la liberté que chacun a de choisir de vivre ou de mourir, et la promulgation d'une loi qui permettrait à d'autres de décider de qui doit mourir.
Vous savez très bien, ainsi que Koz l'explique, qu'aussitôt une loi promulguée, elle génère immédiatement toutes sortes de dérives qui seraient incompatibles avec l'esprit d'humanisme qui devrait nous animer, nous autres Européens.
Très cordialement vôtre,
Marianne Arnaud
Protéger le faible
Mais précisément, Maria-Ludovica, pensez-vous à celui-là qui ne lit dans le regard de ses proches qu'un certain dégoût, que la conviction qu'il vaudrait mieux qu'il ait la dignité de demander à mourir, qui ne lit dans le regard des soignants (parce que tous ne sont pas exemplaires) qu'ils ne sont plus que "le tétra du 112", et qui, pourtant, n'est pas intimement convaincu de vouloir la mort ? C'est vrai, je pense surtout à celui-ci, qui ne la demandera que parce que son entourage l'aura amené consciemment ou non, à formuler cette demande, ou qui n'aura pas contredit des directives anticipées auxquelles il ne croit finalement plus, maintenant qu'il "y" est.
Quant à celui qui voudrait mourir, je crois que la loi nous permet déjà d'y répondre, et que toute notre volonté doit être tendue vers la recherche des moyens de combattre la souffrance. Nous n'y parviendrons pas en légalisant l'euthanasie.
Koztoujours
La dignité, c'est comme la vulgarité, une affaire d'idéologie.
la fin de vie est encore la vie, qu'il peut s'y produire des choses insoupçonnées, comme lorsque cette femme, arrivée en demandant la mort témoigne: «il a fallu que j'en arrive là pour découvrir que la bonté existe».
Ce qui est indigne à mes yeux en l'occurrence, c'est d'utiliser ce témoignage pour justifier un plaidoyer contre l'euthanasie. Ca dégouline de bons sentiments comme ses films américains d'avant Noël et ça n'a rien à voir avec le sujet. Il s'agit juste de faire preuve de grandeur d'âme.
On ne veut pas mourir (dans le cadre de ce débat en tout cas) parce que les gens sont méchants, mais parce que l'on doit faire face à une souffrance physique et morale insupportable, que les choses ne pourront aller qu'en empirant et que la mort seule pourra mettre fin à la souffrance.
Et la question ce n'est pas la dignité, mais la souffrance et l'absence d'espoir. Le débat sur l'euthanasie n'est pas le débat sur le suicide. La dignité, c'est comme la vulgarité, une affaire d'idéologie et un fait culturel.
Alors c'est vrai que parfois les proches supportent encore plus mal cette souffrance que la victime et souhaite hâter la fin pour ne plus avoir à en supporter le spectacle, mais l'inverse est tout aussi vrai. Certaines personnes vont exercer des pressions hallucinantes sur les équipes médicales pour un acharnement thérapeutique qui ne pourra apporter que plus de souffrances, plus longtemps au malade, également pour se protéger, parce que tout leur semble préférable à l'acceptation de la mort de leur proche.
Le système actuel qui laisse en réalité une grande autonomie à l'équipe médical dans la mesure où les antidouleurs sont aussi le meilleur moyen de mettre fin à la vie, ne me semble pas si mal que cela, malgré son hypocrisie.
La question pour l'équipe médical c'est plutôt, me semble-t-il, de connaître la décision du malade malgré ses proches lorsqu'il est conscient, et de prendre la bonne décision lorsqu'il n'en a plus la capacité. La réponse à cette questions n'est pour l'essentiel à mes yeux ni morale, ni juridique, mais médicale.
El Gato
La loi Leonnetti suffit
Pour une fois, je serai en accord avec El Gato et il me semble avoir assez bien résumé la situation en écrivant: "Le système actuel qui laisse en réalité une grande autonomie à l'équipe médical dans la mesure où les antidouleurs sont aussi le meilleur moyen de mettre fin à la vie, ne me semble pas si mal que cela, malgré son hypocrisie.".
Il est important d'insister sur l'équipe médicale qui va devoir prendre la décision, il ne s'agit et ne peut s'agir d'une décision individuelle car l'euthanasie c'est se donner la mort par personne interposée quand les souffrances sont insupportables et qu'il n'a plus d'espoir et ce ne doit être que cela. Je crois que la loi ne doit être présente que pour encadrer de telles pratiques et éviter tout risque de dérive. Il semble que la loi Leonnetti remplisse correctement cette fonction. Nous sommes typiquement devant un problème qui n'admet pas de solutions générales ou généralisables.
Cordiales salutations,
jHenry44
Vive l'acharnement thérapeutique ...
Monsieur KOZ ( en voila un nom pour un avocat ...) , je me permet de poster pour la première fois sur slate tellement les bras m'en sont tombées à la lecture de votre post.
Tout d'abord je doit bien dire que transparait dans votre texte un sentiment judeo chretien latent qui même si il ne me concerne pas éclaire fortement le fond de votre pensée.
En bon disciple que vous êtes surement, vous vous permettez de juger du choix d'une personne (et même de plusieurs parfois ...) en donnant votre avis sur des situations intolérables pour les familles que vous citez.
Bien sur vous apportez de l'eau à votre moulin avec des témoignages poignant de personnels de santé n'ayant jamais croisé une demande d'euthanasie, etc....
Je m'en vais donc vous éclairer un peu sur ce genre de raisonnement puisqu'il est si facile de recueillir les témoignages qui vous intéresse et de ne pas prendre en compte les autres ... et oui bien sur, vous êtes avocat et non journaliste ... CQFD ...
Je vais vous dire quelque chose, je n'ai plus de famille, je suis seul, je suis malade et je ne veux pas de vos associations ou ces gens viennent pleurer sur votre sort afin de se rassurer eux même sur le sort qui les attends ...
et je ne veux encore moins de votre jugement qui vous permet de dire que si les gens était mieux entouré il ne demanderai pas l'euthanasie.
Qui êtes vous monsieur pour juger de la qualité des soins palliatifs.
Excusez nous d'avoir un tant soit peu de dignité qui me permet d'éviter de me faire vider la poche a merde tous les jours par une infirmière a peine majeure ...
Et oui monsieur, certaine personne comme moi préfèrerai mourir que d'adhérer à vos propos !!!
Que vous préfériez ce qui se batte pour la vie , très bien ... vos sentiment d'appartenance a quelque chose de plus grand que la pauvre nature humaine en seront satisfaits ... en un mots le paradis vous attends ...
Par contre pour les gens comme moi , que recommandez vous ??? la pendaison au travail ? sinon je peux venir me mettre une balle devant chez vous, cela sera surement plus digne que de mourir dans un lit d' hôpital, et puis sans les suicidés il y auras plus de place au paradis !!!En plus cela vous laissera l'occasion une fois de plus de penser a la place des autres au sujet du moment le plus important de la vie, la mort ...
Parce que monsieur jusqu'à preuve du contraire , je n'ai aucun souvenir de ma naissance et je n'ai pas vraiment envie d'avoir une mort a rallonge juste pour satisfaire les expérimentateurs en blouse blanche accompagné de leur collègues en soutane noire ...
Alors quand comprendrez vous que l'homme en l'an 2000 puisse disposer de son corps afin de mourir dignement si il le souhaite.Je sais nous n'avons pas la même notion de la dignité ... il faut dire que vous attendez surement quelque chose après , ce qui n'est pas le cas de tout le monde ...
Qui êtes vous pour traiter la hollande de pays "soit disant" progressiste !!!! c'en est un mais le progrès ne touche pas les gens de la même façons !!!
Une dernière chose, je vis en couple depuis longtemps et plus le temps passe , plus avec ma compagne nous envisageons peut être de mourir ensemble, je veux dire par la en même temps.
J'imagine évidemment votre tête, et pourtant je suis loin d'être le seul !!! parce si demain je disparais au bout d'une longue agonie sous morphine , ce n'est ni votre intransigeance a ne pas respecter les choix de certain, ni vos bon sentiments qui viendront lui tenir la corde quand elle se pendras seule dans la cave alors que nous aurions pu avoir le choix de mourir main dans la main, dans l'amour et la dignité.
Alors la prochaine fois que vous vous érigerez en penseur de la dignité humaine et de ses valeurs humanistes, dites vous bien que ce sont vos valeurs et que chercher à les imposer aux autres ne vous sauveras pas du moments fatidique ou la vie, enfin la mort devrai-je plutôt dire vous rattrapera. Ce n'ai pas en forçant les autres a être sauvé du malheur que vous vous sauverez vous.
Ps: tient je vais allez m'en griller une petite... et oui moi j'ai choisi ... ce sera le cancer du poumon ... ou un platane...
@ Marianne et Koz
Si El Gato me le permet je prendrais son excellent dernier post, que je rejoins, pour vous répondre. Même si "fine analyste" je suis consciente avoir mal exprimé ma pensée et de ne pouvoir le faire comme je le ferais si le débat était en italien. Il y a aussi le fait que je ne connais pas la législation française sur ce sujet délicat dans lequel seule la conscience de chacun est en jeu et qui est, pour les italiens, un tabou et une érésie capable de dechaîner le pire chez nos gentils cardinaux qui voudraient faire passer la souffrance physique comme une chance de plus pour gagner le paradis...foutaise!
Pour terminer, ayant passé un certain temps aux cotès de malades en phase términale, je voudrais vous rassurer, Koz, du fait de n'avoir jamais vu des proches regarder leur conjoint en attente de mourir avec du degoût; les laisser seuls par manque de courage oui mais ça...qui de nous peut juger sur le courage de quelqu'un d'autre dans des telles circonstances?
Comment euthanasier la discussion
Merci déjà El gato pour votre billet. En effet Koz votre discours est habilement construit. Vous jugez incohérent les décisions de certains jusqu'à se retrouver dans la position de souffrir le martyr, mais cohérant les positions d'autre qui est de souffrir le martyr sans rien demander. Les uns pouvait être sauvé (qu'en savez-vous d'ailleurs, pas même le médecin ne peut prédire, au plus croire en son habileté) et on refusé le soin, et les autres trouve de la vie même au fond de leur merveilleuse agonie. Mon ami est élève infirmière, elle a fait un stage en cancérologie... les stades sans rémission possible. Nous avions surnommé un de ses malades "Jackson Pollock" au fait qu'il avait une trachéotomie et que celle ci lui offrait le loisir d'inonder le plafond de glaire et de sang. Personne, nulle part, des familles pour assister à l'agonie. On vient en masse pour les naissances, mais pour les départs sans fanfare ni trompette on attend que la vie ait fini son sale boulot.
Personellement si je me fais surnommé à mon tour Jackson Pollock et que tous les jours je vois au dessus de moi mes peintures rupestres, je veux qu'on me bute. Et peu importe si j'ai été cohérant ou non avant, peu importe si j'ai choisi stupidement selon vous de ne pas prendre tel soin, je ne prétend pas, contrairement à vous avoir le monopole du bon sens. Je veux qu'on me claque et qu'on attende pas que je sorte de mon comas pour le faire. En navet je serais bien en peine d'émettre une demande. Et je n'ais pas vocation non plus de servir de laboratoire d'expérimentation.
Depuis que je suis enfant monsieur j'entends ma mère me répéter qu'elle ne veut pas finir en petit morceaux, elle qui a vu son père vomir des baquet de sang sous l'effet de son cancer du poumon. Depuis que je suis enfant elle nous répète qu'elle non plus ne veux pas terminer comme un légume de laboratoire. D'ailleurs aujourd'hui à 76 ans elle me serine qu'elle se laisse encore 4 ans, et si ça se dégrade, couic ! Elle me le demande ! Et elle l'a toujours fait je dois lui refuser ce droit au nom de je ne sais quel beauté caché au fond de l'agonie ?
Tout saillant de vos certitudes vous commencez par nous dire qu'en 25 ans tel spécialiste n'a jamais entendu la moindre demande d'euthanasie, et mieux que les cas célèbres qui l'on fait était dans des démarches soit incohérantes, soit les conduisant naturellement à cette conclusion. Puis vous terminez en nous assénant que la Hollande était de ces soit disant pays progressiste (et d'aller nous citer l'Orégon à l'aune du discours financier, de la bonne foi comme argument... ) Quand on veut tuer toute discussion on ne fait pas autrement. Il ne vous est pas venu à l'idée que ce spécialiste est peut-être seul dans son cas, ni non plus qu'il a fallu attendre les années 80 pour que la France s'intéresse à la souffrance des patients, là où les pays soit disant non progressiste l'avaient déjà intégré depuis longtemps. Il ne vous vient pas à l'idée bien entendu que les malades n'en sont jamais venu à ces termes parce que la plus part peut-être estimaient le combat perdu d'avance, ou qu'il n'avait plus la force de le demander en espérant qu'on y pense à leur place. Vous savez, vous vous êtes déjà retrouver dans ce cas, planté de catheters, défoncé aux opiacés, incapable de vous nourrir ou de chier sinon par un tube...
Et bien moi monsieur le défenseur du bonheur d'agoniser en paix, je soutiens que la Suisse qui autorise le suicide, oui le suicide, dans certaine condition est un pays de progrès ! Un pays pénible au demeurant (j'y ai vécu) mais un pays qui estime que notre vie nous appartient en totalité, et de fait notre mort aussi. C'est pourtant un pays chrétien, protestant, et la chrétienté n'a jamais aimé le suicide, sauf celui du Christ, mais elle estime qu'il est du droit de chacun de disposer de son existence tout entière et même de la foirer si nécessaire, même d'être dans l'erreur, même d'être incohérant. Le droit de se tromper et de préférer le suicide plutôt que des soins qui ne pallie en vérité qu'une échéance certaine.
Et j'ai hâte que ce progrès là parvienne ENFIN en France. Ma mère pourra mourir en paix, selon le voeu qu'elle a toujours fait et sans qu'on attende la sédation du légume.
On devrait inventer une religion avec un seul commandement : profite de la vie
Se faire traiter de con par un imbécile est un plaisir de goumet.
Fin de vie et système de santé
Au-delà de la question "Quelles conditions de fin de vie pour chacun d'entre nous ?", bien plus importante que tous les cas extrêmes qui nous sont présentés par les médias, est cette autre question qui est rarement prise en compte par ceux qui souhaitent une loi qui autoriserait l’euthanasie : notre système de santé, son financement face au vieillissement de la population, l'augmentation de l'espérance de vie et celle des coûts de l'innovation...
Car, là sont les vrais enjeux !
Tout en sachant que la collectivité aura besoin de dépenser toujours plus dans le domaine de la santé, il se pourrait bien qu'un jour, des gouvernements s'y refusent appuyés par un électorat égoïste ou mal informé.
Quel système de santé souhaitons-nous nous offrir, entretenir et développer pour quelle qualité de vie et de « fin de vie » ?
Question bien plus importante que le droit de disposer de son corps car, faut-il rappeler que notre corps nous appartient dans la mesure où toute décision prise à son sujet ne remet pas en cause cette part de responsabilité qui incombe à tout un chacun (1) ; responsabilité qui fait que notre société s'interdit - par exemple -, d'encourager le suicide, l’auto-mutilation, les comportements à risque etc...
Autoriser l'euthanasie, c'est prendre le risque de voir une société se débarrasser de milliers, voire de millions d'individus incapables économiquement de "s'offrir" une fin de vie de qualité car, cette société-là aurait majoritairement fait le choix de ne pas financer un système susceptible de garantir une telle fin de vie aux plus démunis, entre autres et pour commencer (2).
1- Nous ne nous appartenons pas (entièrement) à nous-mêmes car, ce n'est pas (seulement) nous qui nous sommes faits.
2-Les professionnels de santé vous le confirmeront : sans l'ombre d'un doute, il existe bien un lien entre l'augmentation des "cas" de demandes d'euthanasie et la déshumanisation de la société ; déshumanisation qui touche en priori les plus faibles : les personnes âgées isolées, aux revenus très faibles.
***
Face à une situation de précarité extrême, voire de dénuement totale, en désespoir de cause, combien de suicides, combien d’interruptions de traitement sous le couvert de l'euthanasie peut-on raisonnablement craindre, sans oublier les choix draconiens d’une médecine hospitalière qui serait privée de moyens ?
Au sujet de notre santé et de notre qualité de vie à tous, on ne doit avoir qu'un seul souci : le financement, l'aide aux familles et le soutien au personnel soignant afin de réunir toutes les conditions nécessaires à l’exercice de cette "qualité de vie" que l’on soit ou non sur le point de la quitter.
Et on ne manquera pas de noter qu’il est bien question de "vie" et de "qualité" et non d'un "Comment mourir au plus vite ?" défaitiste.
_________________
Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi.
nous nous appartenons
c'est toujours sensiblement beau de voir que pour les tenants du bavardage chrétien, il faut systématiquement qu'ils nous ramènent à des prédiction millénariste, ici sous le couvert de l'argent. Ainsi nous apprenons que sous prétexte de refuser de payer des soins palliatif ou même d'ailleurs le moindre soin, la société n'hésiterait pas à jeter des milliers, voir des millions (soyons optimiste hein) de gens vers la mort. Car n'est-ce pas la société vieilli, la notre tout du moins, et que le public pourrait être mal informé ou égoïste. Monologue ethno centré en vérité. Les soins aux Etats Unis ne bénéficient nullement des protections que nous connaissons de moins en moins, et comme nous le savons tous, des millions de personnes sont éliminés au fait qu'ils n'ont pas les moyens de payer. Et il en est ainsi dans toutes les nations où ces fameux soins sont au frais du malade, et s'il est indigent, c'est la mort, on l'élimine pour libérer un lit, comme les suisses, les belges ou les hollandais le savent. Tout le monde sait ça voyons !
Eh bien permettez moi de vous rassurez monsieur, pour ce qui s'agit de la France, c'est en effet le cas et depuis longtemps. Les mouroirs à vieux ou les maisons de vieillesses où on laisse crever parce que les moyens ne sont pas là existe bien. Mais en effet on ne leur autorise pas le suicide, juste d'être laissés à l'abandon de services désolants, où on est plus compétant pour laver le parquet que pour apporter soin et réconfort. Je vous rassure monsieur, selon une évaluation il existe 100.000 personnes en France, SDF, pour qui la société n'a aucune espèce de solution, qu'elles crèvent ou non, du moment que ça soit discret, en dehors des périodes de gras, personne ne s'en soucis, à part les associations qui sont totalement débordés. Je vous rassure monsieur les soins palliatifs ne concerne que la moitier des établissements hospitalier du territoir et les autres ont le droit de crever sans que personne ne se propose de faire quoique ce soit. Je vous rassure monsieur les solutions alternatives pour soulager la douleurs ou les maux des cancéreux, sidéens, malade de glaucome, ou de sclérose en plaque sont rigoureusement interdit au fait de l'article L670 du code pénal.
Bref je vous rassure monsieur, en France on peut parfaitement mourir dans d'atroce souffrance, et même vivre, sans que personne ne s'en soucis le moins du monde.
Ensuite monsieur il y a cette phrase qui m'intrigue : "Nous ne nous appartenons pas (entièrement) à nous-mêmes car, ce n'est pas (seulement) nous qui nous sommes faits." Et qui donc alors ? Nos parents ? Dois je demander la permission à mes parents de mourir en paix... non je ne crois pas que vous pensiez aux parents, vous pensez à cette vieille superstition qu'on appel dieu... mais dites moi si on ne croit pas en ces choses là , on ne s'appartient toujours pas ? Monsieur j'ai pensé une seule fois, très fermement, à me suicider, et croyez bien qu'il ne s'agit pas de défaitisme, comme votre pensée péremptoire le qualifie mais de courage. Car il en faut pour mener à bien cette entreprise. Tuer de sang froid, surtout quand il s'agit de soi demande une certaine ténacité, et la défaite n'est pas de la partie, elle est même inenvisageable. Pendant cette période j'ai remarqué, contrairement aux autres fois, ces rares fois où cette idée m'avait traversé l'esprit, que je ne disais rien. Je ne parlais pas de l'homicide que j'avais en tête, je le préparais, soigneusement, j'avais déjà un mode opératoire, et même sans doute un lieu où je comptais commettre mon forfait. Ici nullement j'ai pensé que je ne m'appartenais pas complètement, j'étais bien au contraire totalement libre, et le reste toujours, à mon endroit. Nullement je me suis dit dieu ou mes parents, c'est eux qui m'ont fait donc je n'ai pas le droit, parce que je suis aussi entré dans la vie, j'y ai prit ma place, mes responsabilités y ait commis mes erreurs et je suis seul responsable de ça. Et d'ailleurs c'est tant mieux, parce que si à cette époque là j'avais pensé que je ne m'appartenais pas complétement et que le résultat de mon état n'était pas de mon seul fait, alors ce n'est pas vers moi que j'aurais adressé cette envie homicide... et elle ne serait sans doute pas rester qu'une envie.
Je me suis abstenu parce que la morbidité des pensées avec lequel je vivais me minait finalement plus qu'autre chose. J'ai laissé une chance à l'existence , et je ne le regrette nullement. Cependant si jamais je devais à nouveau me retrouver face à ce choix, et que j'avais l'à peu près certitude d'être foutu, je n'attendrais pas la permission de me foutre en l'air, et si d'aventure la loi décidait qu'on pouvait me débarrasser de la souffrance, de l'agonie et aussi de pensées morbides comme celle qui consiste à m'expliquer que je ne m'appartient pas entièrement (ce qui est effectivement le cas actuellement, nous appartenons en partie au bon vouloir du corps médical) alors que je ne suis plus dans la capacité de le demander, croyez bien en ce cas que je serais HEUREUX de mourir et que pour moi il ne s'agirait nullement de défaitisme, terme méprisable et méprisant s'il en est mais de courage, de grand courage, beaucoup plus que de prétendre à la vie sous forme végétative.
On devrait inventer une religion avec un seul commandement : profite de la vie
Se faire traiter de con par un imbécile est un plaisir de goumet.
NON !
Non tout n'a pas été dit Monsieur Koz. Comme tous les adversaires de de l'euthanasie, je veux dire celle demandée par l'ADMD par exemple et non celle imposée par les nazis, vous seriez plus crédible si vous luttiez pour la généralisation des soins palliatifs: 53 départements français n'ont aucun service de soins palliatifs dans leurs hôpitaux et les autres sont pourvus à combien (20 % ? 30 % ?) de leurs besoins. En voilà des centaines de milliers de morts douces ! Non tout n'a pas été dit au sujet de cette caste médicale qui s'oppose, au parlement, à ne serait-ce qu'une discussion au sujet de l'euthanasie et qui évidemment trouve les moyens de la pratiquer quand il s'agit de leurs proches. Non tout n'a pas été dit au sujet de l'influence occulte de l'église catholique pour faire en sorte que le sujet ne soit pas débattu. Non tout n'a pas été dit pour la bonne et simple raison qu'on a jamais pu en débattre dans ce pays.
Merci à ce jeune médecin qui, à ma demande, a pu apporter à ma mère une mort digne. Monsieur Koz, allez dans les hôpitaux et ouvrez les yeux, peut être alors vous pourrez utiliser des mots tels que dignité dont vous connaîtrez le sens.
LG Prof retraité
Cher Monsieur? Toutes les
Cher Monsieur?
Toutes les personnes que j'ai citées ou presque sont des personnes qui travaillent dans des unités de soins palliatifs et qui agissent concrètement pour leur généralisation.
Le député Leonetti est médecin, c'est lui qui a été le rapporteur de la loi de 2005, qui a consacré une véritable avancée et qui a donné lieu à un vrai débat parlementaire. Vous étiez peut-être occupé à autre chose à ce moment-là . Mais le débat s'est tenu.
Par ailleurs, je note votre intolérance, à vous et à d'autres commentateurs précédents, à l'encontre de quiconque peut avoir des convictions catholiques, même s'il prend le soin de fonder son propos sur des arguments que peuvent reprendre à leur compte n'importe qui.
Elle ne vous honore pas. Et cela ma fatigue d'y répondre, d'autant qu'elle semble trop bien enracinée pour que cela ait un véritable intérêt.
Koztoujours
amusant
Toujours notable de remarquer que si l'on ne partage pas les convictions d'un chrétien, et même mieux si on resitue son discours, en lui démontrant qu'il est biaisé par ses convictions toute personelle, il vous renvoit que vous êtes intolérant.
Non monsieur, en ce qui me concerne je me fiches ce en quoi vous croyez, d'autant que ce que vous dénoncez comme des pays "soit-disant avancés" sont eux protestants, et parfois même extrêmement, comme la Hollande ou la Suisse, tandis que la Belgique elle est catholique, et parfois pas qu'un peu. L'intolérance ici n'est peut-être pas là où vous la dénoncez.
Ce qui me choque en revanche c'est la malhonnêteté de votre discours, la construction de votre article, et cette façon parfaitement légère que vous avez de démolir les cas célèbres qui sont à l'origine de ce débat. Et si en ce qui me concerne je vous ramène l'ensemble à un discours de catho bon teint je l'amputerais toute fois au sujet de ces cas d'une chose en ce qui vous concerne : la compassion.
On devrait inventer une religion avec un seul commandement : profite de la vie
Se faire traiter de con par un imbécile est un plaisir de goumet.