Science & santé

Pourquoi les hommes n'ont-ils pas d'os dans le pénis?

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 14.12.2016 à 13 h 35

Repéré sur The Economist, The Guardian, Gizmodo

Des scientifiques pensent tenir la réponse, et la monogamie est sur le banc des accusés.

Un os pénien de morse | Nick Nguyen via Flickr CC License by

Un os pénien de morse | Nick Nguyen via Flickr CC License by

Chez le bonobo, il fait huit millimètres. Celui du morse mesure 60 centimètres. On le trouve chez les mammifères et les primates un peu partout dans le monde, et pourtant, raconte le Guardian, impossible de trouver d'os pénien, chez l'homme.

Alors pour répondre à cette question –et pour savoir pourquoi la taille de cet os varie tant chez les différentes espèces– restée jusque-là sans réponse, des scientifiques de l'University College de Londres ont retracé l'évolution du baculum –le petit nom de l'os qui se trouve dans le pénis. Et ils ont trouvé «trois corrélations différentes mais pertinentes», poursuit The Economist:

«Tout d'abord, malgré le manque de relations entre la taille du baculum et celle des testicules, il y en a une claire entre la taille de l'os et la promiscuité sexuelle d'une espèce: plus elles le sont, plus le baculum est long. Ensuite, les espèces qui se reproduisent lors d'une saison en particulier ont des bacula plus long. Enfin, il y avait une forte corrélation entre la taille de l'os chez une espèce (comparé à la taille de l'animal), et la durée moyenne d'une intromission chez cette espèce.»

Tout cela pointe vers une conclusion, continue le magazine: «Toutes ces observations sont logiques si le rôle du baculum est de faire concurrence aux autres mâles dans leurs tentatives de reproduction.»

Pas de période de reproduction

Pour en revenir aux humains, écrit le Guardian, nous avons peut-être perdu notre os de pénis «au début de la monogamie comme principale stratégie de reproduction aux moments de l'Homo erectus, il y a environ 1,9 million d'années, pensent les scientifiques».

«L'absence de baculum chez l'homme est en phase avec l'absence de périodes de reproduction, souligne The Economist, et l'existence d'un système d'accouplement par paire qui n'a, par comparaison avec beaucoup d'autres espèces, que des niveaux limités de promiscuité.»

Par ailleurs, rappelle le Guardian, «dans des relations monogames, le mâle n'a pas besoin de passer beaucoup de temps à pénétrer la femelle, parce qu'il est peu probable qu'elles se fassent sauter dessus par d'autres mâles enamourés. En tout cas, c'est la théorie.»

Pour autant, conclut, le magazine britannique, si la durée moyenne d'une pénétration chez l'homme est de moins de deux minutes, comme le souligne The Conversation (dans un article relayé par Gizmodo), ce dernier point «n'est peut-être pas un point où la science devrait s'avancer».

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