Monde

Obama censuré en Chine

Temps de lecture : 2 min

Les dirigeants chinois ont tenté d'empêcher tout dialogue direct entre Barack Obama et le peuple chinois lors de la première visite officielle du Président américain dans leur pays.

Le gouvernement communiste a donné via les médias qu'il contrôle une version clairement édulcorée des propos tenus par Barack Obama. Ainsi, lundi 16 novembre lors d'une conférence de presse à Shanghai, le Président américain a salué les progrès économiques accomplis par la Chine au cours des dernières années et demandé aussi au gouvernement de respecter les droits de l'homme, les libertés individuelles et de laisser les personnes communiquer librement via Internet. «Les libertés d'expression et de culte, d'accès à l'information et de participation politique, sont, nous le pensons, des droits universels», a notamment déclaré Barack Obama.

Dans les médias chinois, les propos critiques sur les libertés ont été totalement gommés. Cela était le cas aussi bien pour l'agence de presse Xinhua que les chaines de télévision nationales et les quotidiens nationaux.

Obama réaffirme qu'il ne «contiendra pas la Chine», titre en une dans son édition en chinois le Global Times, filiale du Quotidien du Peuple. Le China Daily, quotidien en anglais destiné à une audience étrangère, souligne qu'Obama a souhaité que les deux grandes puissances, acteurs majeurs des défis mondiaux au XXIe siècle, ne soient pas des adversaires: «Il y a de la place pour nous deux». Le Beijing Times a choisi, lui, cette phrase du président américain pour sa une: «Les Etats-Unis se félicitent d'une Chine forte, prospère et qui réussit».

Mardi 17 novembre, une autre conférence de presse était cette fois télévisée en direct du Grand Palais du peuple de Pékin qui borde la place Tiananmen. Le Président chinois Hu Jintao a souligné que les deux pays étaient parvenus à «un large consensus» sur nombre de questions, notamment sur la nécessité de s'opposer au protectionnisme et de mettre en oeuvre les accords des différents sommets du G20. Barack Obama a tenu à mettre l'accent sur les intérêts communs des deux pays: «je ne crois pas que le succès d'un pays doit se faire aux dépends d'un autre». Et de marteler que leurs relations sont «positives et complètes».

Mais Les deux chefs d'Etat ont quitté la salle après avoir prononcé leurs déclarations et les journalistes n'ont pas eu la moindre opportunité de poser des questions comme ils l'espéraient.

[Lire l'article complet sur la BBC]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de Une: Barack Obama et Hu Jintao  Jim Young / Reuters

Newsletters

Chroniques trumpiennes: semaine du 29 juin au 5 juillet

Chroniques trumpiennes: semaine du 29 juin au 5 juillet

Aperçu hebdomadaire de la vie tweeto-mentale du président américain.

De Phyllis Schlafly aux électrices de Trump, les contradictions des antiféministes américaines

De Phyllis Schlafly aux électrices de Trump, les contradictions des antiféministes américaines

Phillys Schlafly valorisait la femme au foyer alors que sa carrière professionnelle était bien remplie. Pourtant, si elle avait été un homme, elle serait allée très loin dans son parti.

Black Lives Matter pourrait bien être le plus grand mouvement de l'histoire des États-Unis

Black Lives Matter pourrait bien être le plus grand mouvement de l'histoire des États-Unis

On estime entre 15 à 26 millions le nombre d'Américain·es ayant participé à des manifestations contre les violences policières et le racisme systémique à travers tout le pays.

Newsletters