Tech & internet

Les plus beaux mèmes de 2016

Grégor Brandy, mis à jour le 29.12.2016 à 11 h 38

En 2016, les mèmes ont influencé jusqu'à l'élection présidentielle américaine.

«Pepe the frog», «This is fine», «Crying Jordan» | Montage Slate.fr

«Pepe the frog», «This is fine», «Crying Jordan» | Montage Slate.fr

Comme 2015, 2016 n'a pas été une bonne année. Mais, comme l'an passé, internet n'a pas hésité à reprendre et détourner des images à l'envi, donnant lieu à des mèmes tous plus improbables les uns que les autres, des histoires complètement folles, qui ont fini par affecter la présidentielle américaine.

Qui aurait pu croire au début de l'année qu'une grenouille sur un unicycle allait faire marrer le monde entier? Ou qu'une autre, déjà source d'un mème, allait trouver une nouvelle vie aux confins de l'alt-right américaine, cette nouvelle extrême droite, et finir dénoncer par l'équipe de campagne d'Hillary Clinton? Ou que le président des États-Unis mentionnerait ce mème –«Pepe the frog», on y reviendra– alors qu'il égrène le palmarès du plus grand joueur de basket de l'histoire le jour de sa remise de médaille.

Au fond, les mèmes reflètent internet. Ils répondent à une attente, ce qui explique encore que, contrairement à ce que voudrait YouTube, tout n'y soit pas encore complètement institutionnalisé. On se console comme on peut, mais en 2016, encore, internet, a été là. Pour le meilleur, et parfois pour le pire.

1.«Crying Michael Jordan»

Cela faisait quelques années qu'elle tournait, mais cette photo de Michael Jordan en pleurs après son intronisation au Hall au Fame NBA 2009 a pris une toute autre mesure cette année. Un mini-documentaire sur les origines du mème a même été mis en ligne cette année, et le New York Times est également revenu sur le phénomène.

Quand les Cleveland Cavaliers mettent fin à une série de défaites –ils parlent de «malédiction»–, ou que les Warriors balancent une avance de trois victoires à une, en finale NBA, c'est le mème de Michael Jordan qui revient.

Et quand Barack Obama lui remet la médaille présidentielle de la liberté, le président américain n'hésite pas à mentionner en plus du palmarès et des plus beaux exploits du plus grand joueur de basket de l'histoire, qu'il est plus que tout ça, «plus qu'un logo, plus qu'un mème internet».

 

«Il y a une raison pour laquelle on dit que l'on est “le Michael Jordan de quelque chose”.»

Même en matière de mèmes, Jordan est le «vrai MVP», le vrai meilleur joueur.

2.«Hold the door (Hodor)!»

SPOILERS: si vous n'avez pas vu la dernière saison de la série Game of Thrones, allez directement au point 3.

Les morts ont été nombreux en 2016. Mais peu de disparitions fictionnelles nous ont autant surprises que celle d'Hodor au milieu de la sixième saison de Game of Thrones. Si vous ne vous en souvenez pas (ou qu'être spoilé ne vous embête pas), nous avions écrit ceci quelques jours après l'épisode, pour mieux comprendre pourquoi le géant le plus sympathique de la série n'était capable de prononcer que son nom:

«Alors qu'il est encore dans le passé, Bran entend Meera lui dire de revenir avec eux pour prendre possession du corps d'Hodor et les aider à s'enfuir. Hodor n'étant pas vraiment du genre à se battre, Bran devait prendre possession de son esprit (et de son corps) pour les aider à fuir devant les Marcheurs Blancs. Alors que Meera, Bran et Hodor s'échappent, Meera demande à Hodor de “tenir la porte” (“Hold the door”), et Bran s'étant emparé des esprits du jeune Hodor et du Hodor du futur, “il a foutu en l'air l'esprit d'Hodor”, souligne Vox

De quoi traumatiser pas mal de téléspectateurs, alors que l'épisode s'achève sur un Hodor qui essaie de tenir la porte pour que Meera et Bran puissent fuir, le condamnant de façon quasi-certaine.

Alors pour se consoler, et faire quelques blagues, certains ont profité de la révélation sur l'origine du nom du personnage pour mettre son visage ou son nom sur des cales, des boutons d'ascenseur, ou n'importe quel autre endroit qui permet de bloquer une porte.

Un bel hommage auquel Ramsay Bolton, le personnage le plus cruel de la série, n'a étonnamment pas eu droit.

3.«Prankster Joe Biden»


Trump élu, les militants démocrates, et tout le mouvement opposé au président-élu, n'avaient pas beaucoup d'autre choix que d'essayer de se consoler comme ils le pouvaient. C'est là qu'entre en scène Joe Biden. Internet s'est amusé à détourner certaines photos du vice-président, «qui, un peu comme le ferait un enfant sommé de quitter son bac à sable, tente de saboter par tous les moyens l'arrivée de Donald Trump. Le tout, sous le regard exaspéré, résigné et bienveillant de Barack Obama».

– Biden: Quand il arrive je vais lui mettre une droite au visage.
– Obama: Non, Joe. Ne fais pas ça.
– Biden: Une tape dans le dos.
– Obama: Joe.
– Biden: Un coup de pied alors.

– Biden: J'ai laissé un passeport kenyan sur le bureau pour me foutre de sa gueule [en référence à la polémique sur le lieu de naissance d'Obama à laquelle Trump avait pris part].
– Obama: Joe.
– Biden: Oh, et un tapis de prière dans ta chambre [en référence au fait que certains conspirationnistes assuraient qu'Obama était un musulman en secret]. Il va péter un câble.
– Obama: Putain, Joe.

Il faut dire que Biden est un habitué des internautes, qui ont appris à se moquer de lui ou à rire avec lui, selon les situations. Mais ce qui rend ce mème si puissant, c'est le lien formé entre Biden et Obama, et ce sentiment qui ressort d'amitié réelle et profonde entre les deux hommes. Résultat, conclut The Verge:

«Dans des périodes d'incertitude, d'agitation, et de peur, les liens que nous formons les uns avec les autres sont essentiels. Obama et Biden démontrent cela de la meilleure façon possible. [...] Il y a quelque chose d'incroyablement optimiste dans cette relation auquel on se peut raccrocher: un rêve dans lequel les deux hommes les plus puissants du pays se font des bracelets d'amitié comme des ados gloussant en colo.»

4.«Damn Daniel»

Un ado + du style + (parfois) des Vans blanches + un commentateur mi enjoué-mi moqueur: mélangez le tout, et vous obtenez l'un des premiers mèmes à succès de 2016.

«Damn Daniel» est le tweet d'un lycéen, Josh Holz, devenu viral en l'espace de quelques heures, après avoir été tiré de plusieurs messages publiés sur l'appli Snapchat. Un mème tellement viral que les deux lycéens ont fini sur le plateau de la star américaine du petit écran Ellen DeGeneres, et qu'un homme a essayé de vendre une paire de Vans essayant soit-disant appartenu à Daniel sur eBay, et dont les enchères avaient grimpé à plus de 400 dollars. Tout ça pour le LOL.

Évidemment, «Damn Daniel» n'a pas échappé à la reprise marketing. De Vans à Axe en passant par Clorex, ils sont plusieurs à avoir essayé de récupérer une part du gâteau. Moins drôle encore, Joshua (l'auteur du tweet) a été victime de «swatting», cette pratique qui consiste à envoyer la police sur un faux lieu de crime (généralement pour un meurtre ou une prise d'otages), un peu plus tard dans l'année.

5.«Dat Boi»

Première grenouille de ce classement (qui aurait pu en compter trois), «Dat Boi» est probablement l'un des mèmes les plus fous de cette année 2016.

Mais de quoi s'agit-il? Quelle est cette grenouille sur son unicycle? Son succès a plusieurs raisons: c'est une image dont les années 2000 n'auraient pas renié la qualité, la légende «here come dat boi!!!!! o shit waddup» («Voilà ce mec!!!!! Oh merde ça roule») est superbe, c'est une grenouille sur un unicycle (!!!), le GIF originel est d'une beauté sans nom, et surtout «Dat Boi» («ce mec» en mauvais anglais) est complètement inexplicable. Un succès retombé quasiment dès la publication d'un article sur le phénomène, qui a valu à son auteur une jolie vague de haine (plus ou moins feinte), l'accusant d'avoir tué le mème.

«Ce n'est pas une blague, c'est un génocide de mème ce qu'il se passe par là»

Tout ça jusqu'à son prochain retour, un de ces jours, au milieu de votre timeline Facebook ou Twitter. Et soudain, lorsque vous verrez apparaître «Dat Boi», vous vous écrierez «o shit, waddup!!!!!».

6.Le gorille Harambe

Un an après Cecil le lion, internet a décidé cette fois-ci de s'amuser de ceux qui se sont indignés un peu partout de la mort du gorille Harambe, au zoo de Cincinatti. Alors que le gorille menace un enfant de quatre ans tombé dans son enclos, la direction du zoo, estimant que l'enfant est «dans un danger imminent», décide d'abattre le gorille au grand dam des défenseurs des animaux. C'est de cette indignation qu'est née le mème d'Harambe, devenu au fur et à mesure «un symbole de transgression numérique trollesque» que nous évoquions cet été, dont l'intérêt semble être quelque peu retombé ces derniers mois.

 

Comme s'il était venu l'heure de dire adieu à Harambe et à toutes les polémiques qu'il traîne derrière lui. RIP Harambe.

7.Pepe, la Grenouille

L'autre grenouille la plus populaire de cette année 2016, c'est Pepe, le mème dépassé devenu symbole de l'alt-right contre le gré de son créateur. Pepe a été créée en 2005 par Matt Furie. À l'époque, la grenouille n'était qu'un gentil personnage de BD. C'est en 2008 et 2009 que la grenouille a commencé à devenir une star de l'internet, sur 4chan notamment. Pepe est redevenue populaire en 2014, quand s'est lancée la recherche de Pepes rares, des illustrations uniques de la grenouille, avant de tomber en désuétude.

 

Et puis, cette année, l'alt-right s'en est emparée pour en faire un soutien de Donald Trump. Le meilleur exemple, c'est ce montage photo relayé sur Instagram par Donald Trump Jr., fils de, et qui compte la crème des soutiens de Donald Trump (Rudy Giuliani, Mike Pence, Chris Christie, Alex Jones, Milo Yiannopoulos, les fils de Donald Trump, Ben Carson et Roger Stone) avec en légende «The Deplorables» en référence aux commentaires faits quelques jours plus tôt par Hillary Clinton.

L'équipe de Clinton avait d'ailleurs fini par consacrer le mème en y dédiant un article explicatif sur son site, avant que l'Anti-Defamation League ne déclare Pepe symbole de haine. Le tout au grand dam de Matt Furie qui a perdu tout contrôle sur son bébé.

 

8.«Bernie vs. Hillary»

Pendant la primaire démocrate, un mème promu notamment par les soutiens de Bernie Sanders s'est vite vu considéré comme sexiste. «Bernie vs. Hillary» mettait face à face les réponses des deux candidats démocrates sur un sujet crucial, comme Harry Potter, Star Wars, Nicki Minaj, ou Radiohead. Le but était simple: montrer que là où Clinton restait très superficiel dans ses réponses ou essayait d'avoir l'air cool, Bernie Sanders dévorait ses dossiers, et avait un décalage sympathique avec certains thèmes qu'il pouvait aborder avec passion et authenticité.

«Ils deviennent très bon»

Mais le problème de ce mème était qu'il jouait «sur les stéréotypes insidieux sur les femmes: elles ne savent pas être drôles, elles sont calculatrices, coincées, et intrinsèquement désagréables», selon la radio NPR. Une vision pas partagée par tous.

9.
«This is Fine»

Si vous avez passé ne serait-ce qu'un peu de temps sur Twitter avant l'élection américaine et que vous avez suivi des comptes de militants, il est fort probable que vous ayez (beaucoup) vu passer ce cartoon de K.C. Green (ou en tout cas les deux premières planches), publié pour la première fois en 2013. Il faut dire que cette situation d'un chien dans un maison en feu, essayant de se rassurer comme il peut, en disant «tout va bien», résumait l'état d'esprit de pas mal d'entre eux: soit ironiquement à propos de l'état actuel du pays et de la campagne, soit en représentant leur vision du camp adverse et de son aveuglement.

Les Républicains se sont appropriés le cartoon lors de la convention démocrate –le ruinant au passage–, avant que le créateur ne regrette cette utilisation. Il a ensuite répondu sur le site de The Nib, faisant au passage une petite allusion à un autre mème de l'année: le gorille Harambe (voir plus haut).

10.Supprime!

Si Donald Trump a inondé Twitter lors de cette campagne –et ne s'est pas arrêté depuis qu'il est élu– Hillary Clinton (ou plutôt son équipe de campagne) peut postuler au titre de tweet le plus iconique de l'année, à défaut d'avoir obtenu la présidence des États-Unis.

«Supprime (ton compte)» est un vieil adage sur Twitter qui permet soit de blaguer, soit de s'en prendre à quelqu'un.

«Ce double usage de “supprime” est un cas très particulier sur internet, dont le double sens a déjà été parodié avec l'expression “supprime ils arrivent”, soulignant ainsi l'effet de masse provoqué par les “supprimistes”.»

Mais, avec cette utilisation par Clinton, le mème est devenu grand public, et ne s'est plus seulement limité à la petite bulle que forment les utilisateurs de Twitter.

11.«Arthur's Fist»

Internet a pour habitude de ruiner à peu près tout dessin animé qui tombe entre ses mains. Cette année, c'est donc Arthur, une série animée américano-canadienne, qui y a eu droit. Dans le premier épisode de la quatrième saison, Arthur «se met à serrer son poing, avant de taper sa petite sœur, D.W., parce qu'elle a cassé son avion», explique l'encyclopédie des mèmes, Know Your Meme.

 

Dix-sept ans plus tard, le gros plan sur le poing d'Arthur a fait un retour en grandes pompes. Parfait pour exprimer sa frustration, ce plan est parfois utilisé pour des choses innocentes, parfois pour des sujets bien loin des préoccupations du personnage de Marc Brown.

«Arthur's fist» n'est cependant pas le seul mème à provenir du dessin animé. Certains ont d'ailleurs poussé la porte-parole de WGBH, une chaîne de Boston, à réagir, raconte Vocativ:

«Dans un communiqué, Ellen London indique que la chaîne apprécie que les mèmes “aient été créé et partagé pour s'amuser gentiment”, mais est “déçue que quelques-uns [en fait la plupart] soient de mauvais goût.»

Bienvenue sur internet.

12.«Sad Ben Affleck»

On avait déjà «Sad Keanu» en 2010, 2016 nous a offert «Sad Ben Affleck». Tous ces acteurs tristes, comment en est-on arrivé là? Lors d'une interview pour la promotion de Batman v. Superman, l'intervieweur demande à Affleck et Henry Cavill, les deux acteurs principaux, ce qu'ils ont pensé des critiques négatives du film. Alors que Cavill répond à la question, Affleck semble complètement perdu, regarde vers le sol. Son visage traduit une certaine tristesse, il finit par concéder qu'il est d'accord avec les propos de Henry Cavill.

Il n'en fallait pas plus pour que, dans la journée, une vidéo parodique voit le jour, indique Know Your Meme (le site de référence de classification des mèmes). La vidéo fait un gros plan sur le visage d'Affleck, alors que l'on entend «The Sound of Silence» de Simon & Garfunkel. 48 heures plus tard, elle dépassait le million de vues. Elle a depuis été bloquée pour des questions de droits, mais des copies existent un peu partout sur les sites de partages de vidéos.

 

De là, le mème est né, et s'est propagé de Reddit, aux médias spécialisés comme The Daily Dot, aux plus généralistes, comme francetvinfo. Un mème qui n'aura probablement pas une durée de vie comparable à «Sad Keanu». Ben Affleck n'a décidément aucune raison de se réjouir, il a de toute façon visiblement l'habitude d'avoir l'air triste.

13.«Run Away With Meme»

Le site de partage de vidéos courtes Vine a beau avoir été condamné à mort cette année, le réseau social rattaché à Twitter nous a permis de retrouver quelques-uns des plus beaux éléments de la culture web en 2016. Parmi eux, un mème que l'on n'attendait plus et qui peut se résumer à des vidéos drôles jouées en boucle avec un accord de saxophone en fond. Le début de «Run Away With Me», splendide morceau pop de Carly Rae Jepsen, nous a une nouvelle fois permis de mesurer l'inventivité d'internet. D'autant qu'en plus de l'intro, le refrain a également réussi à séduire toute une partie de la communauté Vine.

 

Ce n'est pas la première fois qu'internet s'approprie un morceau de Carly Rae Jepsen. «Call me Maybe» avait déjà connu un peu plus que son quart d'heure warholien, en 2012. Comme nous l'écrivions en mars dernier:

«Si l’on n’arrive pas à nécessairement savoir qui est vraiment Carly Rae Jepsen, internet a malgré tout réussi une nouvelle fois à capturer sa musique pour en faire un nouveau mème génial. Faites passer le message.»

 

14.«Mannequin Challenge»

Le concept du «Mannequin challenge» date de 2008, mais il n'est devenu un mème qu'en 2016. Il aurait pu rester confidentiel si un lycéen de Floride n'avait pas eu l'idée de publier la vidéo sur son compte Twitter en octobre. Le concept est simple. Une personne avec une caméra se déplace au milieu d'un groupe devenu totalement immobile.

Une semaine plus tard, le défi commence à prendre de l'ampleur, et certains rajoutent dessus «Black Beatles» de Rae Sremmurd –le groupe s'amusera aussi à faire son propre Mannequin Challenge.

Si certains ont été particulièrement réussis (chapeau aux gymnastes de l'université de Texas A&M), comme à chaque fois, il a fallu que ça dérape. N'ayant pas retenu les leçons des lipdubs, ou des Harlem Shake, ils sont nombreux à avoir cru qu'un petit Mannequin Challenge ferait du bien à leur communication. Sans se douter qu'en réalité, tout cela crée un grand moment de malaise.

15.«Boaty McBoat Face»

À la longue liste des règles d'internet, on pourrait rajouter celle-ci: ne jamais (JAMAIS!) demander leur avis aux gens sur internet (demandez à Greenpeace, ce qu'ils en pensent). Le Natural Environment Research Council, un organisme britannique de recherche environnementale l'a appris à ses dépens cette année, quand il a lancé un sondage pour savoir quel nom donner à son futur navire. En plus de laisser aux gens la possibilité de répondre, ils leur ont également laissé la possibilité de suggérer des noms.

Un mois plus tard, Boaty McBoat Face –«variante d’une très veille blague de gamins qui consiste à entourer un mot de “Mc” et “Face”. Comme HorseyMcHorseFace, DoggyMcDogface, Tired McTiredface» comme l'explique nos confrères du Monde– l'a facilement emporté, avec quatre fois plus de voix que son plus proche adversaire.

Forcément, impossible de nommer un navire ultramoderne ainsi. Au revoir RRS Boaty McBoat Face, et bienvenu au RRS David Attenborough, du nom du naturaliste et présentateur britannique.

En 2016, internet a donc beaucoup trollé, mais internet n'a pas toujours gagné.

Grégor Brandy
Grégor Brandy (426 articles)
Journaliste
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