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Aux Pays-Bas, bientôt plus aucun personnage de dessins animés sur les emballages de junk food?

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 12.12.2016 à 12 h 51

Repéré sur The Guardian, FoodNavigator

Par contre, pas question de toucher aux personnages liés aux marques.

Spongebob Kids Cereals | Mike Mozart via Flickr CC License by

Spongebob Kids Cereals | Mike Mozart via Flickr CC License by

Aux Pays-Bas, Dora l’exploratrice, les héros Disney et autres personnages appréciés des enfants pourraient bientôt disparaître des emballages de produits trop sucrés, trop salés et trop gras, pour tenter d’améliorer les habitudes alimentaires des plus jeunes, rapporte le Guardian.

C'est une décision de la Fédération de l’industrie alimentaire néerlandaise (FNLI), «après des débats publics sur l’impact de la publicité ciblant les enfants». «L’obésité est un problème qui préoccupe beaucoup l’industrie alimentaire», déclare ce groupe qui représente 450 entreprises.

La mesure viserait à éliminer les personnages «sous licence», destinés aux enfants de moins de 13 ans, apparaissant sur les produits trop riches. Mais sans affecter les personnages «spécifiques aux produits», comme par exemple Tony le tigre... La FNLI espère que cette élimination sera mise en place progressivement au cours de l’année 2017, suite à certaines évaluations de conformité aux règlementations européennes.  

Un trop petit effort

Pour Foodwatch, c’est un pas en avant. Mais selon l’association de défense des consommateurs,  les critères nutritionnels utilisés pour déterminer si un produit est sain et équilibré ou pas sont tellement bas que les personnages seront seulement supprimés des pires exemples de junk food... Sjoerd van de Wouw, qui s’occupe de la campagne sur le marketing à destination des enfants, explique à FoodNavigator:

«Même certains sodas, chips et crème glacées sont encore considérés comme “sains” dans ce profil nutritionnel fabriqué par l’industrie, et peuvent donc être marketés pour les enfants âgés de 7 à 13 ans.»

«Chez Foodwatch, nous ne voulons pas d’autorégulation. Soyons réalistes, l’industrie a d’autres priorités que la santé publique et ne devrait pas être responsable de questions touchant à la santé publique. Le gouvernement est responsable, avec les parents, et devrait décider de politiques pour la santé des enfants», précise-t-il, en soulignant que l’absence de contraintes et de sanctions pourrait être peu incitative.

Ce projet intervient alors qu’au Royaume-Uni, l’interdiction des publicités de junk food à destination des enfants sur internet, dans les magazines et au cinéma vient d’être annoncée, complètant une réglementation déjà existante concernant déjà la télévision.

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