Google va favoriser les sites les plus rapides et les plus riches

Slate.fr, mis à jour le 16.11.2009 à 18 h 01

Le lancement par Google de Chrome, son navigateur, et de SPDY avaient déjà été l'occasion pour l'entreprise de mettre en avant sa priorité du moment: améliorer la rapidité du web. Mais il semblerait que Google ne s'arrête pas là et songe à hiérarchiser ses résultats de recherche non seulement en fonction de leur pertinence et de leur qualité (à savoir le nombre de lien pointant vers eux et l'occurrence des termes) mais en prenant également en compte la rapidité de chargement des pages. C'est Matt Cutts, responsable de la chasse aux spams chez Google, qui l'aurait confié lors d'une conférence. Selon Numérama, «Cutts a ainsi révélé que des pressions existaient en interne, exercées directement par les co-fondateurs Larry Page et Sergey Brin, pour prendre en compte la vitesse d'affichage des pages dans les résultats de recherche proposés. Il a expliqué que la direction souhaitait rendre le web aussi fluide que la lecture d'un magazine où l'on feuillète les pages parfois à grande vitesse.» Une vision qui parait assez séduisante pour l'utilisateur. Mais la situation n'est pas si simple.

Numérama analyse cette annonce comme le glas de l'internet d'avant, espace de liberté qui permettait à chacun de s'exprimer et surtout d'avoir une audience, sans discrimination. En effet, cette décision de Google qui, à première vue, pourrait sembler avantager les sites les plus légers, et donc pas les gros sites professionnels, risque dans les faits d'avoir la conséquence inverse. A savoir que pour obtenir une grande vitesse d'affichage, les grands groupes seront mieux équipés car disposant de moyens financiers plus importants (permettant en premier lieu de se payer des ingénieurs). D'autant plus si les fournisseurs d'accès internet proposent, comme ils l'envisagent depuis quelques temps, une bande passante premium aux éditeurs de sites capables de payer. Alors que jusqu'à présent, des blogs pouvaient apparaitre dès la première page des résultats de la recherche, ils pourraient se retrouver refoulés dans les confins du web. Or la liberté d'expression perd de son sens si elle n'est pas accompagnée de visibilité.

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Image de Une: Flickr/Manfry

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