Monde

Le nouveau bras droit de Trump lui avait conseillé de retirer sa candidature en octobre

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 09.12.2016 à 15 h 00

Repéré sur New York Magazine

Reince Priebus n'était pas le plus optimiste des soutiens de Donald Trump. Il n'en a pas été puni pour autant.

Reince Priebus et Donald Trump, le 19 novembre 2016. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Reince Priebus et Donald Trump, le 19 novembre 2016. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Celle-là, on ne l'avait pas vu venir. Dans un article du New York Magazine, relatant la lutte de pouvoir au sein de l'équipe de transition de Donald Trump, entre Reince Priebus, l'ancien chef du comité du parti républicain, et Steve Bannon, l'ex-patron de Breitbart, on apprend que le premier –aujourd'hui bras-droit du président-élu– lui avait conseillé de retirer sa candidature à un peu plus d'un mois de l'élection.

Petit retour en arrière. Nous sommes au début du mois d'octobre, et le Washington Post vient de publier une conversation entre Donald Trump et Billy Bush, enregistrée il y a de cela plusieurs années, et dans laquelle on entend celui qui est alors candidat républicain, se vanter de pouvoir «attraper les femmes par la chatte». La levée de bouclier est telle que de nombreux Républicains renoncent à soutenir Donald Trump, (certains l'appellent même à laisser tomber la course). Trump –chose exceptionnelle– finira par s'excuser de ces propos. Et même au sein de ceux qui constituent aujourd'hui sa garde rapprochée, on s'est visiblement posé plusieurs questions: 

«Trois sources m'ont indiqué qu'après la publication de l'enregistrement d'Access Hollywood, au début du mois d'octobre, Priebus est allé dans le penthouse de Trump et a conseillé au candidat d'abandonner la course. Priebus a dit à Trump que s'il ne le faisait pas, il finirait “par faire un résultat pire que celui de Barry Goldwater”, explique une personne mise au fait de la conversation.»

Sans conséquence

Barry Goldwater était le candidat républicain opposé à Lyndon Johnson, lors de la présidentielle américaine de 1964. Il avait subi l'une des plus lourdes défaites de l'histoire de la présidentielle américaine, finissant à un peu moins de seize millions de voix de son opposant démocrate, et ne décrochant que six États (Arizona, Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, et Caroline du sud), sur les 51 en jeu (en comptant le district de Washington).

Il faut dire qu'à l'époque, Hillary Clinton creusait l'écart dans les sondages, et Reince Priebus devait protéger le parti républicain, et ses candidats au Sénat et à la Chambre des représentants, qui auraient pu, eux aussi, pâtir de telles déclarations. Malgré ces conseils, Trump a préféré tenir bon, et malgré une défaite claire dans le vote populaire (plus de 2,5 millions de voix, à l'heure actuelle), le candidat républicain a fini par l'emporter dans le collège électoral, le seul qui compte au fond. La Chambre et le Sénat sont restés républicains. Reince Priebus, lui, a été nommé au poste de secrétaire général de la Maison-Blanche

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