Science & santé

Voici la femme qui pourrait nous aider à trouver une nouvelle planète

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 09.12.2016 à 12 h 47

Repéré sur The New York Times

L’astrophysicienne Sara Seager est obsédée par l’existence d’un autre monde, habité ou habitable.

Voie lactée | Unsplash via Pixabay CC License by

Voie lactée | Unsplash via Pixabay CC License by

Dans le film Interstellar (attention gros spoiler, ndlr), réalisé par Christopher Nolan en 2014, une équipe d’astronautes part à la recherche d’une nouvelle planète habitable pour l’homme. Mais si leur exploration est primordiale, l’essentiel du travail s’est fait sur Terre, où le personnage interprété par Jessica Chastain permet à l’humanité de survivre grâce à la route qu’elle lui trace dans l’espace.

Dans la vraie vie, s’il existe une personne capable de trouver un refuge pour des humains toujours avides d’épuiser notre planète, c’est bien Sara Seager, astrophysicienne de 45 ans en poste au MIT à Cambridge, si l’on en croit le passionnant portrait dressé par le New York Times. Son champ d’étude est relativement nouveau puisqu’il s’agit des exoplanètes, ces planètes qui gravitent autour d’une étoile qui n’est pas la nôtre.

«Elle veut trouver une exoplanète qui ressemble à la Terre, une planète rocheuse de masse raisonnable et qui tourne autour d’une étoile avec une zone habitable qui n’est pas trop chaude ou trop froide, qui permettrait à l’eau de rester liquide, et de déterminer s’il y a de la vie dessus.»

Pour l’instant, les probabilités de trouver une sœur à la Terre sont minces. De plus, les moyens technologiques actuels permettraient de se rendre dans le groupe d’étoile le plus proche en 73.000 ans. Mais ces dernières années, les connaissances dans le domaine ont explosé, notamment grâce à Seager. Aujourd’hui, la Nasa pense qu’il existe des dizaines de milliards de planètes potentiellement habitables dans la voie lactée.

Guetter la lumière

L’astrophysicienne, auréolée de prestigieux prix scientifiques, travaille actuellement sur un projet appelé «starshade», ou «ombre de l’étoile». Il s’agit d’un bouclier capable de détecter la lumière d’étoiles autour desquelles gravitent des exoplanètes, et de passer outre pour détecter ces éventuels refuges pour l’humanité. En clair, si l’on esquive la lumière d’une étoile, les télescopes peuvent alors avoir un aperçu plus clair de la région et mieux analyser les exoplanètes qui s’y trouvent pour y trouver une trace de vie, ou une possibilité d’y vivre un jour.

«Si je veux que le starshade soit un succès, il faut que je l’organise, explique la scientifique. Le monde me voit comme celle qui va trouver une nouvelle Terre.»

«Ce que Seager aura, explique le journal, c’est une photographie d’un système solaire distant, prise par un télescope spatial, dont l’étoile a été masquée par son starshade» ainsi qu’une estimation de la distance de celle-ci.

«Ce sont toutes les preuves qui montreront que nous ne sommes pas seuls, et ce sont les seules preuves dont elle aura besoin. Sa preuve de vie sera une petite lumière pointée là où il n’y en avait pas jusque-là.»

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