Santé / Boire & manger

Cuisiner ou pâtisser, c'est bon pour le moral

Temps de lecture : 2 min

Tout comme d'autres activités créatives.

baking | Andrea Goh via Flickr CC License by
baking | Andrea Goh via Flickr CC License by

Préparer un gâteau ou mijoter un bon petit plat est très bon pour le moral, d’après une étude publiée dans la revue The Journal of Positive Psychology. D’ailleurs, c’est le cas de toutes les activités dites «créatives».

Le docteur Tamlin Connor, auteure principale de l’étude, réalisée avec son équipe de l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande, explique au Telegraph:

«En psychologie, il y a une reconnaissance croissante de la recherche associant la créativité et le fonctionnement émotionnel. Cependant, la plupart de ces travaux se concentrent sur la façon dont les émotions entravent ou bénéficient à la créativité. Et non pas sur la façon dont la créativité entrave ou bénéficie au bien-être émotionnel».

Les chercheurs ont donc mené une expérience sur 658 étudiants. Chacun était invité à tenir un journal de bord de ses expériences et de son état émotionnel, pendant treize jours. Globalement, les participants se sont sentis plus heureux, épanouis, sereins et énergiques le lendemain d’une petite activité créative.

Ainsi, «s’engager dans un comportement créatif augmente le bien-être le lendemain, et ce bien-être accru est susceptible de faciliter l’activité créatrice pendant cette journée», commente Tamlin Connor. C’est donc un cercle vertueux:

«Une activité créative quotidienne peut conduire à une “spirale ascendante” d’augmentation du bien-être et de la créativité chez les jeunes adultes», explique le communiqué de l’Université.

Là où il y a un gâteau, il y a de l'espoir

Préparer de la confiture, dessiner ou improviser avec un instrument de musique serait donc «un moyen de cultiver un fonctionnement psychologique positif»... Et quelque soit la forme de création: cette étude ne demandait pas spécifiquement aux étudiants de noter la nature de leur activité créatrice, mais les chercheurs avaient recueilli ces informations lors d’une étude antérieure. Les exemples les plus fréquents étaient donc la réalisation de «nouvelles recettes», mais aussi l’écriture «créative» (poésie, fictions courtes ou chansons), le tricot, le crochet, la peinture, le dessin, la conception graphique…

Comme le souligne Munchies, ce n’est pas la première fois que des scientifiques explorent les liens entre une activité créative comme la cuisine et la santé mentale. En outre, c'est par exemple le point de départ du projets comme The Depressed Cake Shop: c'est aujourd'hui une plate-forme organisant des ateliers de pâtisserie dans le monde entier, avec pour slogan «là où il y a un gâteau, il y a de l'espoir... Et il y a toujours un gâteau».

Slate.fr

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