Sciences

Se reconnaître entre chimpanzés, une histoire de fesses

Temps de lecture : 2 min

L’espèce a plus de facilité à distinguer les fesses que les visages.

Chimpanzés | Mark Fosh via Flickr CC License by
Chimpanzés | Mark Fosh via Flickr CC License by

Les processus sociaux en milieu urbain sont assez simples: quand on est dans le métro le matin, il n’est pas rare de reconnaître un collègue lorsqu’on scrute les visages des usagers. L’atmosphère du wagon devient tout d’un coup plus familière. Chez les chimpanzés, le mécanisme est le même, à deux exceptions près. Leurs activités sociales se passent dans la jungle plutôt que dans le métro, évidemment, et, plus important, ils reconnaissent leurs semblables non pas grâce à leurs visages mais bien grâce à leurs fesses.

Sur le site The Verge, on apprend que le grand singe est particulièrement doué pour distinguer ses confrères grâce à leur postérieur. «Leur cerveau analyse leurs fesses de la même façon que nous analysons les visages», écrit le site.

Les fesses à l'envers

Cette grande révélation vient d’une étude publiée dans la revue scientifique PLoS One et intitulée Getting to the bottom of face processing, que l’on pourrait tenter de traduire par «Aller au fond de l’analyse des visages»… Des chercheurs hollandais y expliquent avoir analysé les systèmes de reconnaissance d’hommes et de chimpanzés face à des parties du corps de leur espèce respective. De notre côté, une partie de notre cerveau est dédiée à la reconnaissance faciale du visage dans son ensemble, sans en distinguer les parties comme les yeux ou la bouche. D’où notre difficulté à reconnaître un visage si celui-ci est renversé.

En revanche, pour les chimpanzés, tout se passe au niveau du derrière. Des études avaient déjà montré l’importance des fesses, notamment par celles des femelles ont une odeur particulière au moment de l’ovulation. Mais ces nouveaux travaux montrent que, comme pour l’homme avec le visage, ce grand singe a du mal à reconnaître un postérieur s’il est inversé.

The Verge écrit qu’une centaine d’humains ont dû regarder des images de visages, de fesses et de pieds (d’autres personnes mais aussi de chimpanzés) et d’assembler par paire avec la version inversée de celles-ci. Les chimpanzés ont réalisé le même test. «Les humains, comme prévu, subissaient l’effet d’inversion pour les visages mais pas pour les fesses. Les chimpanzés, de leur côté, ont eu plus de mal à relier les images de fesses quand elles étaient inversées, mais pas celles de visage.» Chez ces singes donc, le premier contact est avant tout une histoire de fesses.

Slate.fr

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