Égalités

27% des Européens pensent qu'une relation sexuelle non-consentie n'est pas forcément un viol

Temps de lecture : 2 min

La culture du viol est bien présente dans certains pays d'Europe.

Don’t rape  | Richard Potts via Flickr CC License by Creative Commons 2.0
Don’t rape | Richard Potts via Flickr CC License by Creative Commons 2.0

La victime portait-elle des vêtements «suggestifs» au moment du viol? Était-elle alcoolisée? Était-elle allée de son plein gré au domicile de son agresseur? Flirtait-elle avec lui? S'est-elle défendue? A-t-elle très clairement dit non de manière répétée? Suivant les réponses à ces questions, dans certains pays d’Europe, jusqu’à 55% de la population pense qu'une relation non consentie n’est pas un «vrai viol», selon une étude menée au nom de la Commission européenne et rapportée par le Washington Post.

Sur l’ensemble du territoire de l'Union européenne, c’est 27% de la population qui pense qu’une relation sexuelle sans consentement n’est pas forcément un viol.

Le Washington Post relève la liste complète de circonstances proposées par le sondage. Il faut ajouter à celles mentionnées plus haut «marchait seule dans la nuit», «a plusieurs partenaires sexuels», «si l’assaillant(e) n’a pas réalisé ce qu’il ou elle faisait», «si l'assaillant(e) regrette».

«Les résultats sont bien plus hauts dans les pays d’Europe de l’est et d’Europe centrale que dans le reste de l’Union, note le Washington Post. En Roumanie plus de 50% des sondés disent qu’une relation sexuelle non consentie est moralement acceptable selon ses circonstances.»

Encore du travail

Mais la géographie n’explique pas tout: en Belgique, ils sont 40% de la population contre 15% aux Pays-Bas. Selon la carte créée par le Washington Post pour illustrer l’étude, la France se situe entre 25 et 35%.

Les auteurs du rapport ont appelé les dirigeants européens à faire plus attention à protéger les droits des femmes:

«Il y a toujours des États membres où le travail à mener sur les perceptions genrées est considérable, notamment sur l’idée que les violences contre les femmes sont souvent provoquées par les victimes ou que les femmes exagèrent ou mentent quand elles déclarent avoir été violées.»

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