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C'est un symbole très fort: Hillary Clinton ne se maquille presque plus

Temps de lecture : 2 min

La candidate battue par Trump, lors de l'élection présidentielle américaine, est revenue à ses vieilles habitudes.

Via Facebook
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Depuis sa défaite à l’élection présidentielle américaine contre Donald Trump, Hillary Clinton a été vue en randonnée, en librairie, mais aussi à l’occasion d’évènements plus formels, comme son discours pour une association de défense des droits de l’enfant, énumère le site d’information Quartz.

À chacune de ces occasions, privées comme publique, Hillary Clinton ne portait plus de maquillage visible. Et pour les femmes qui occupent des positions exposées, «du maquillage n’est jamais juste du maquillage», précise Quartz.

Le maquillage comme sacrifice

Dans un article, intitulé «Comment Hillary est devenue “Hillary”», le New York Times révèle que la femme politique a commencé à se maquiller régulièrement en 1982, quand son époux, Bill Clinton concourrait au poste de gouverneur dans l’Arkansas. Avant cette campagne électorale, Hillary Clinton n’en portait que très occasionnellement.

«L’un des nombreux sacrifices qu’elle a fait pour son mari au fil des ans» était une stratégie de campagne pour convaincre l’électorat qu’elle ferait une bonne première dame pour l’Arkansas.

Mais s’il faisait d’elle une première dame parfaite, quand quelques années après Hillary Clinton commence sa carrière politique, sa routine cosmétique devient sujette à débats, souvent discutée à son discrédit. Quartz rappelle que pendant la primaire 2008, un éditorialiste du Washington Post méditait sur le fait que le maquillage d’Hillary Clinton lui prenait du temps sur sa journée et qu’elle était désavantagée par rapport à ses adversaires masculins.

Rejet du patriarcat

A contrario, il est difficile d’imaginer qu’elle aurait été avantagée si elle ne s’était pas maquillée… «Une femme qui ne correspond pas à l’étroite définition de séduisante peut se faire traiter de fainéante, de truie, ou parfois pire», écrit Quartz.

«D’une part, voir Clinton sans maquillage est un peu triste, comme un signe de la fin de sa vie politique, regrette Quartz. Mais il y a quelque chose de libérateur —peut-être même d’encourageant— dans la décision d’Hillary Clinton d’apparaître au naturel. Pendant près de quarante ans, Clinton a été forcée à marcher sur une fine ligne: être puissante et féminine à la fois, belle mais pas égocentrique, maternelle mais qui peut toujours avoir du temps à consacrer à la nation. […] Sans maquillage sur son visage, c’est comme si elle retournait à l’époque où elle était Hillary Rodham, une avocate accomplie et agressive, qui avait du succès tout en rejetant les règles du patriarcat.»

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