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Les films inspirés de faits réels ne sont pas forcément très proches de ces faits

De «The Social Network» à «Spotlight» en passant par «Twelve Years a Slave», un site a décidé de vérifier l'exactitude de faits présentés dans quatorze films.

«Ce film est inspiré de faits réels.» Cet avertissement, vous l'avez probablement vu apparaître des dizaines de fois avant de regarder un film. Mais à quel point ressemble-t-il à la réalité? Eduardo Saverin a-t-il vraiment foncé sur Mark Zuckerberg pour détruire son ordinateur et lui faire comprendre qu'il n'aurait pas dû diluer ses parts dans l'entreprise qu'ils avaient co-créée, comme dans The Social Network? Dans le même film, la scène iconique de départ, entre Mark et sa petite amie Erica a-t-elle vraiment existée?

Non, répond Quartz, qui a repéré une superbe infographie réalisée par le site Information is Beautiful et qui s'est intéressé à quatorze films américains (de Selma, à The Social Network, en passant par The Big Short, et Le Loup de Wall Street), et les a décortiqués scène par scène pour savoir si l'histoire racontée à l'écran était bien réelle ou inventée de toutes pièces. Le site catégorise ensuite les scènes en cinq catégories:

«Inconnu: Nous n'avons pas pu vérifier ou les sources étaient secrètes (par exemple: des journaux intimes).

Faux: Ne s'est pas produit, ou beaucoup trop de libertés dramatiques prises avec la réalité.

Plus ou moins faux: À peu près faux, mais les libertés prises avec la réalité sont raisonnables/compréhensibles.

Plus ou moins vrai: Quelques ajustements, mais dans l'esprit, c'est vrai. Ou un mélange de vrai et de faux.

Vrai: À peu près comme ça s'est produit.»

On peut ensuite modifier le degré de précision de «flexible, au fond, ce ne sont que des films», à «seulement la vérité, et rien que la vérité».

Information is Beautiful

Façonner l'histoire

Résultat, Selma est le film qui s'approche le plus de ce qui s'est vraiment passé (avec 81,4% de scènes estimées justes), devant The Big Short (78,5%) et Rush (73,3%). Tout en bas de classement, on retrouve American Sniper (29,4%) et The Imitation Game (18,6%).

Quartz

Bien sûr, rappelle Quartz, ce ne sont que des films –pas des documentaires–, et il ne faut pas se baser uniquement sur ces critères pour juger de leur qualité. Le site rappelle ainsi que de nombreux classiques, comme Amadeus, Braveheart, ou encore JFK s'éloignent énormément de la vérité.

«Pourtant ce sujet devient de plus en plus pertinent au fur et à mesure qu'Hollywood produit de plus en plus de films dérivés de gros titres des journaux. Ces films sortent avant même que l'on ait le temps d'assimiler tous les événements qu'ils racontent. Le résultat est ce que ces films aideront à façonner la façon dont les générations futures comprendront l'histoire.»

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