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Pour Mohamed Abrini, «la Grande-Bretagne a des services secrets plus efficaces que la France»

Temps de lecture : 2 min

Des extraits d'un interrogatoire de Mohamed Abrini, réalisé par la police belge en avril dernier, ont été lus dans un tribunal londonien. Mohamed Abrini y nie tout projet d'attentat contre le Royaume-Uni.

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Mohamed Abrini, à droite, à l'aéroport de Bruxelles lors des attaques du 22 mars 2016.

Mohamed Abrini, l'homme soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Paris puis ceux de Bruxelles et désigné par les enquêteurs comme «l'ami d'enfance» de Salah Abdeslam, est aujourd'hui emprisonné en Belgique. À l'inverse de Salah Abdeslam, incarcéré en banlieue parisienne dans la prison de Fleury-Mérogis, qui a fait le choix de se murer dans le silence, Mohamed Abrini, lui, s'est montré particulièrement loquace au cours des derniers mois.

À Londres, lors du procès qui vient de s'ouvrir de Zakaria Boufassil –inculpé pour avoir remis 3.000 livres sterling (3.500 euros environ) à Mohamed Abrini à Birmingham avec l'aide d'un complice, en juillet 2015– , une partie de son interrogatoire a été lue devant le tribunal de Kingston. Réalisé le 21 avril 2016 par la police belge et relayé par le Guardian, l'entretien s'attardait alors sur les voyages de ce dernier à Londres, Birmingham et Manchester en 2015 et sur un éventuel projet d'attentat au Royaume-Uni.

Une hypothèse rejetée en bloc par Mohamed Abrini, pour qui il ne s'agissait pas «de voyages de reconnaissance en vue de préparer des attentats».

«Il n’y a pas de projet de prendre l’Angleterre pour cible potentielle d’un acte terroriste. [...] De ce que je sais, c’est la France qui a été déclarée l’ennemi de l’État islamique.»

Pas de liaison terroriste en Angleterre?

Mohamed Abrini, surnommé «l'homme au chapeau» après avoir été aperçu dans l'aéroport de Bruxelles avant les attaques du 22 mars 2016 et soupçonné d'avoir joué le rôle de logisticien lors des attentats de Paris et Saint-Denis, a ajouté que l'argent en question n'était pas «destiné à un réseau terroriste». Pour lui, la somme était «trop faible» pour servir à une attaque terroriste. «Pour mener des attaques, vous avez besoin de beaucoup d’argent», a-t-il ajouté.

Au cours des interrogatoires, Mohamed Abrini a également été questionné sur ses allers et venues dans des casinos de Manchester ou de Birmingham, toujours en 2015. Il a répondu être fan de jeux de casino et être enregistré dans de nombreux établissements à Lille ou Essen en Allemagne. «Je suis un joueur, c'est mon addiction. Je joue à la roulette russe, au poker et aux machines à sous», a-t-il ajouté, avant de répéter que des attaques contre le Royaume-Uni n'étaient pas prévues. «Je pense que la Grande-Bretagne a des services secrets plus développés, de meilleures techniques d'observation [...] et donc c'est plus difficile de l'attaquer», déclarait-il devant la police belge.

Slate.fr

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