Partager cet article

Vert ou rouge? La couleur guide nos choix alimentaires

Cherries | Luke Jones via Flickr CC License by

Cherries | Luke Jones via Flickr CC License by

On perçoit les aliments rouges comme bien plus nutritifs et attirants que les aliments verts.

Chaque jour, on fait de nombreux choix alimentaires, en s’appuyant notamment sur un «code couleur», d’après des chercheurs de l’International School for Advanced Studies, à Trieste. Leur étude, publiée dans la revue Scientific Reports, montre que les humains vont se tourner plus naturellement vers les aliments rouges que vers les aliments verts.

Les 68 participants à l’expérience ont visionné 779 images. Sur chacune, il y avait deux aliments, naturels ou transformés, dans les tons rouges ou verts, ou bien deux objets non comestibles. Le résultat principal, c’est que la préférence immédiate des personnes testées va majoritairement vers les aliments rouges. En outre, lorsqu’ils devaient noter l’apport calorique des aliments observés, la nourriture rouge était perçue comme bien plus riche en calories que les aliments verts.

Une question de calories

Comment expliquer cela? En mangeant, l’être humain cherche à la base une bonne teneur en calories. «Dans les aliments non transformés, la couleur est un bon indicateur de calories. Plus la nourriture est rouge, plus il est probable qu’elle soit nutritive, alors que les aliments verts ont tendance à être faibles en calories», souligne dans un communiqué le chercheur Francesco Foroni, principal auteur de l’étude.

L’expérience montre donc que les humains sont adaptés à cette règle pour guider leurs choix alimentaires, grâce à leur sens de la vision très développé. Cela dit, le résultat est «aussi vrai pour les aliments cuisinés ou industriels, où la couleur perd sa pertinence comme indicateur de calories», explique Giulio Pergola, autre auteur de l’étude.

Mécanisme ancien

L’information n’est plus fiable (par un exemple, un soda vert peut être hyper calorique), mais le cerveau garde les mêmes préférences… «Ce qui évoque la possibilité de la présence d’anciens mécanismes évolutifs datant d’avant l’introduction de la cuisine», commente Raffaella Rumiati, spécialiste des neurosciences et coordinatrice de l’étude. En outre, cette préférence de couleur n’est pas observée pour les objets non comestibles, «ce qui signifie que ce code couleur du système visuel ne s’active correctement qu’avec des stimuli alimentaires».

Ainsi, comme pour les autres primates, «c’est principalement la couleur de la nourriture qui nous guide, et nos expériences montrent de quelle manière», poursuit la scientifique. D'après l'équipe de chercheurs, ces résultats pourraient avoir des applications pour encourager les gens à manger plus sainement. 

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte