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Selon l'Unicef, 500.000 enfants sont piégés dans des zones assiégées en Syrie

Temps de lecture : 2 min

Ce chiffre a doublé en un an.

Des enfants jouent dans les rues d'Alep, le 20 novembre 2016. Unicef.
Des enfants jouent dans les rues d'Alep, le 20 novembre 2016. Unicef.

Selon une estimation rendue publique par l'Unicef, dimanche 27 novembre, 500.000 enfants sont actuellement piégés dans seize zones en état de siège en Syrie, le double d'il y a un an.

«Les enfants sont tués et blessés, trop effrayés pour aller à l'école ou même pour jouer, et survivent avec peu de nourriture et à peine de quoi se soigner. Ce n'est pas une vie, et trop sont en train de mourir», a déclaré le directeur général de l'Unicef, Anthony Lake, cité dans un communiqué. L'Unicef estime notamment que 100.000 enfants vivent dans l'est d'Alep.

L'organisation a récemment recueilli des témoignages d'enfants qui en sont réduits à jouer dans un parc de jeux souterrain car c'est le seul endroit qui soit à l'abri des bombardements. «Ma maman ne m'autorise pas à jouer dans la rue avec les enfants du voisinage, mais quand elle a appris que cet endroit était sous terre, elle m'a autorisé à venir jouer», expliquait ainsi Abdelaziz, 10 ans, cité par The Independent.

Il y a une dizaine de jours, les médias occidentaux annonçaient que des frappes meurtrières menées par le régime syrien avaient touché l'hôpital pour enfants d'Alep.

Mi-novembre, l'ONG Save The Children affirmait elle que des enfants syriens étaient poussés au suicide par le conflit. Dans un reportage réalisé à Madaya, ville en état de siège depuis un an et demi, Omar, un adolescent syrien de quinze ans dont le père est mort et qui n'a pas vu sa mère depuis un an, expliquait comment, au début de l'année, il avait tenté de mettre fin à ses jours: «Il ne me reste rien ici et j'ai eu l'impression que tout ce qui me restait était de me tuer. J'ai tenté de me jeter du balcon, mais ce n'était pas assez haut.»

Interrogé au début du mois par le Sunday Times sur le sort des enfants syriens, le président Bachar el-Assad avait rejeté la faute sur les «terroristes» qui «utilisent des civils comme boucliers humains» et avait affirmé que lui-même «dormait bien».

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