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François Fillon remporte la primaire de la droite avec plus de 66% des voix

THOMAS SAMSON / AFP

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Alain Juppé a assuré de son soutien le député de Paris.

23h15 Selon un décompte provisoire sur près de 97% des bureaux, François Fillon remporte 66,5% des voix, contre 33,5% à François Fillon.

21h30 Dans son discours de victoire, François Fillon a salué «une victoire de fond» qui a «brisé tous les scénarios écrits d'avance». Il a estimé que les électeurs ont salué dans sa démarche «les valeurs françaises auxquelles ils sont attachés» et a lancé que «la gauche, c'est l'échec, l'extrême droite, c'est la faillite».

21h15 Avec davantage d'électeurs que prévu, la primaire est aussi une bonne affaire financière pour la future campagne présidentielle de François Fillon, qui va récupérer autour de 5 millions d'euros.


21h10 Alain Juppé a annoncé son soutien à François Fillon, souhaitant sa victoire l'an prochain.

20h50 Nicolas Sarkozy a salué sur Twitter la victoire de François Fillon, adressant au passage une «pensée amicale» à Alain Juppé.

20h35 La défaite sans appel d'Alain Juppé met fin à deux années d'emballement médiatique autour de la candidature du maire de Bordeaux, longtemps vu comme le grandissime favori de la primaire, et en conséquence de la présidentielle.

20h20 Sans surprise, François Fillon, grandissime favori depuis une semaine, l'emporte au second tour. Selon des premiers résultats partiels sur 2.100 bureaux de vote, il l'emporte avec 69,5% contre 30,5% pour Alain Juppé, avance évidemment irrattrapable.

19h20 Toujours selon l'enquête de l'institut Elabe publiée par BFM TV, 15% des électeurs du second tour se revendiquent de gauche, un chiffre comparable à celui du premier tour.

19h Les bureaux de vote ferment. Les résultats sont attendus entre 20h et 20h30. Selon l'institut Elabe, on devrait compter 4,2 à 4,6 millions de votants, soit plus qu'au premier tour.

18h25 Toujours selon Thierry Solère, la participation était en hausse d'environ 4,5% à 17h par rapport à la semaine dernière, avec plus de 2,9 millions d'électeurs.

17h35 Soutien d'Alain Juppé, le député LR Thierry Mariani a ironiquement félicité les électeurs de gauche pour leur soutien financier à son parti depuis... Moscou, ville qui fait partie de sa gigantesque circonscription.

En déplacement en Russie cette fin de semaine, le député avait déjà ironisé, en allusion à la russophilie de François Fillon: «Je viens prendre les ordres!».

16h45 Quand la primaire vire à «l'opération pièces rouges»:

16h30 Une série de témoignages de terrain viennent confirmer la hausse de la participation annoncée par Thierry Solère en milieu de journée. À Lyon, «les électeurs défilent en continu». À Lille, la participation est en hausse. À Bayeux, en Normandie, on est passé de 500 votants en une demi-journée à plus de 750. Dans de nombreuses villes, par rapport à la semaine dernière, l'organisation a été revue pour que le vote soit plus fluide et les files d'attente plus courtes.

12h50 Selon le président du comité d'organisation de la primaire, Thierry Solère, la participation du second tour était en hausse de 10% à 15% à midi par rapport au premier tour.

11h00 François Fillon et Alain Juppé ont tous les deux voté dimanche matin, vers 10h20, à Paris et Bordeaux.

Eric FEFERBERG / POOL / AFP

9h25 Vous avez, comme beaucoup, été intrigué par l'étrange sourire de Valérie Pécresse jeudi soir, lors du dernier débat? Le Parisien a peut-être l'explication, dans un long récit de l'entre-deux-tours: «Valérie Pécresse arbore un sourire mécanique. Peut-être a-t-elle eu vent de son surnom côté filloniste: Valérie “Traîtresse”...» La présidente de la région Île-de-France, soutien de François Fillon lors de l'élection pour la présidence de l'UMP en 2012, avait en effet rallié Alain Juppé en novembre.

9h20 Nicolas Sarkozy a voté dès 8h15, selon Le Figaro, qui rappelle que l'ancien chef de l'État, qui faisait à cette occasion sa première apparition depuis sa cuisante élimination de dimanche, a opté pour François Fillon.

9h Un certain nombre d'électeurs de gauche devraient encore se rendre aux urnes ce dimanche pour choisir entre les deux candidats –ils représentaient environ 15% de l'électorat au premier tour. Dans le JDD, Laurent Wauquiez, président par intérim du parti Les Républicains, réagit avec virulence à ce phénomène: «Voter, ce n’est pas comme aller au supermarché. Ce n’est pas une combine.»

8h50 Deux intéressants articles récents de la presse américaine soulignent l'importance du scrutin de dimanche. Le Washington Post fait de la présidentielle de l'an prochain «l'élection qui pourrait contribuer à déterminer le futur de l'Occident démocratique», avec des scrutins plus mineurs comme le référendum italien, la présidentielle autrichienne ou les législatives néerlandaises. Le New Yorker, lui, dessine le scénario d'un probable second tour de la présidentielle 2017 entre Fillon et Le Pen, c'est à dire entre la droite classique et l'extrême droite, là où les États-Unis ont eu le choix entre une centriste progressiste et un candidat de droite radicale. Conclusion de l'article: «Cela se terminera-t-il mieux pour les Français que pour nous? Nous verrons.»

8h00 Plusieurs millions d'électeurs doivent désigner, dimanche 27 novembre, le candidat qui défendra les chances de la droite et du centre lors de la présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017. François Fillon part grand favori du second tour, après être arrivé nettement en tête du premier devant Alain Juppé, avec 44,1% contre 28,6% des voix. De plus, il bénéficie du soutien de Nicolas Sarkozy (20,7%), Bruno Le Maire (2,4%) et Jean-Frédéric Poisson (1,5%) quand son adversaire ne peut se prévaloir que de celui de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%) et Jean-François Copé (0,3%).

Plus de 10.000 bureaux de vote sont ouverts de 8 heures à 19 heures en métropole. 4,3 millions d'électeurs s'étaient déplacés au premier tour, un chiffre nettement supérieur à celui de la primaire de gauche de 2011, pour laquelle 2,7 puis 2,9 millions d'électeurs avaient voté.

Voici quelques articles déjà publiés sur Slate à propos de cette primaire à droite:

–sur le duel du second tour: un quiz pour déterminer de quel programme économique vous êtes le plus proche; le dernier combat avant une présidentielle déjà jouée?
–sur François Fillon: un portrait du grand favori du second tour; pourquoi il est devenu l'épouvantail de la gauche mais aussi une chance pour elle, et pourquoi il rassure la droite; pourquoi beaucoup, François Hollande compris, pensaient qu'il n'avait «aucune chance»; une analyse de sa russophilie; sa maladresse médiatique de l'entre-deux-tours sur les juifs de France; la façon dont il a mieux compris que ses concurrents l'évolution du catholicisme français.
–sur Alain Juppé: comment il est devenu l'homme de la «défaite tranquille»; ses principaux pôles de résistance électorale.

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