Politique

Angolagate: Pasqua en remet une couche sur Chirac et Villepin

Temps de lecture : 2 min

«Ce n'est pas une affaire judiciaire, c'est une affaire d'Etat» a proclamé Charles Pasqua pour entamer sa conférence de presse de jeudi 12 novembre sur l'Angolagate. Il a été condamné la semaine dernière à un an de prison.

Charles Pasqua avait annoncé des révélations; il a surtout expliqué qu'il s'insurgeait contre sa condamnation et incriminé des responsables politiques. Il a aussi repris à voix haute des documents connus des tribunaux.

«Inutile de finasser» a-t-il déclaré, après avoir souligné qu'ils savaient quelles questions les Français se posaient. «Les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées tout à la fois des ventes d'armes à l'Angola ainsi que du rôle joué par les uns et par les autres dans la libération des pilotes détenus en Bosnie.»

L'ancien ministre de l'Intérieur cite une note de la DGSE de décembre 1995 qui indique que «le gouvernement angolais a reçu de grandes quantités de matériel militaire par l'entremise d'un intermédiaire français non autorisé»

«J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités. Il en est de même pour Dominique de Villepin, a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur. Tous deux ont manqué à leur devoir. J'affirme que les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées.»

Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont tous deux impliqués dans des affaires judiciaires par ailleurs.

La semaine dernière, voici le jugement qui avait été rendu à l'encontre de Charles Pasqua, qui écopait de trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’infleunce passif:

«Pour un élu, ancien ministre, le fait de monnayer dans le but de financer son activité politique, une intervention auprès du chef de l’Etat en vue d’obtenir, en faveur d’un tiers [Arcadi Gaydamak] une distinction honorifique, fût-elle méritée, présente une réelle gravité. Il est en effet singulier de rappeler que les valeurs distinguées par nos deux ordres nationaux qui ne sont ni l’influence ni l’entregent, ne peuvent être ni échangées, ni vendues.»

Image de Une: capture d'écran

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