France

Royal veut des chèques contraception pour mineures, Chatel est contre

Slate.fr, mis à jour le 12.11.2009 à 19 h 28

Ségolène Royal, photo Reuters/Regis Duvergnau.

Ségolène Royal, photo Reuters/Regis Duvergnau.

Ségolène Royal a annoncé qu'elle distribuerait des chèques contraception aux jeunes filles mineures.

Cette distribution, dont seront chargées les infirmières des établissements en question, aura lieu dans les lycées de la région Poitou-Charentes que Ségolène Royal préside et ce, dès la semaine prochaine. Une décision qui est clairement un défi lancé au ministre de l'Education dans la mesure où il n'a toujours pas donné son aval. S. Royal déclare d'ailleurs: «il y a un blocage du ministère de l'Education nationale, de M. Chatel» avant de rajouter: «je vais le faire quand même parce que je veux lutter contre les grossesses précoces des filles mineures».

Mais qu'est-ce que le chèque contraception? C'est en fait un carnet de bons donnant droit à une consultation médicale gratuite, à l'achat de contraceptifs, à des analyses médicales et à une visite de contrôle.

C'était déjà Ségolène Royal, à l'époque ministre de l'Enseignement scolaire, qui avait œuvré pour que les infirmières scolaires soient autorisées à distribuer la pilule du lendemain dans les lycées. Il s'agit cette fois de prendre le problème des grossesses précoces plus en amont en donnant aux jeunes filles de tous les milieux sociaux la possibilité d'utiliser des contraceptifs. «A 16 ans, 17 ans parfois 15 ans quand vous mettez un enfant au monde, je crois que c'est fait dans de mauvaises conditions». Cette mesure serait une aide particulièrement utile pour des jeunes filles «de milieux sociaux très très modestes et souvent en situation d'abandon». L'Ecole les accompagnerait alors dans la prise en main de leur avenir.

Certains ne manqueront pas d'accuser l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de vouloir exister médiatiquement coûte que coûte, quitte à créer une polémique. Mais dans tous les cas, il est clair qu'elle compte utiliser la région Poitou-Charentes comme un terrain d'expérimentation de mesures politiques et, à terme, de vitrine à mettre en avant au moment des prochaines grandes échéances électorales.

La réaction de Luc Chatel ne s'est pas faite attendre: l'Education nationale «n'a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur, a-t-il déclaré. Nous avons affaire à des élèves mineurs. L'autorité parentale est quelque chose qui compte. L'Education nationale n'a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à se prescrire des contraceptifs à un enfant mineur».

Image de Une: Ségolène Royal, photo Reuters/Regis Duvergnau.

Lire l'intégralité de l'article sur France Info.

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte