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La Chine est en tête dans la course aux «super-humains»

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 19.11.2016 à 16 h 36

Repéré sur The Conversation

La technologie la plus avancée dans le domaine ne se trouve pas en Occident.

gènes | via Pixabay CC License by

gènes | via Pixabay CC License by

Dans la communauté scientifique, ce débat fait rage depuis des années. Au fur et à mesure que la technologie évolue, nous sommes de plus en plus capables d’améliorer les capacités humaines, que ce soit via des pilules, des implants dans le cerveau, ou des modifications génétiques possible depuis l’année dernière grâce à l’outil CRISPR/Cas9. Voulons-nous d’enfants génétiquement modifiés avant même la naissance et d’hommes et de femmes «améliorées» grâce à la technologie?

La question n’a toujours pas de réponse, notamment parce que les citoyens occidentaux y sont majoritairement opposés, mais il existe un pays qui semble pencher de plus en plus vers le «oui». Le site The Conversation explique que, en Chine et en Inde, le soutien de la population pour ce type de recherches eugéniques et que la législation est plus laxiste qu’en Europe ou en Amérique du Nord. Ce sont les deux les deux critères, selon le site, pour favoriser le développement de ce genre d’avancées scientifiques. 

«C’est un financement du gouvernement chinois qui a permis à la Chine d’être le premier pays à éditer les gènes d’embryons humains en utilisant l’outil CRISPR/Cas9 en 2015. La Chine a aussi était leader dans les modifications génétiques non-germinales des cellules du tissu humain dans le cadre des traitements contre le cancer de patients.»

Dans les années à venir, le gouvernement chinois, qui prend moins en compte l’opinion des citoyens, aura plus de faciliter à financer ce genre de travaux. Car, comme l’écrit le site, «si l’on met de côté les objections éthiques et sanitaires, l’amélioration génétique a le potentiel d’apporter de nombreux avantages nationaux. Même des augmentations marginales via l’édition de gênes pourrait avoir des effets signifiants sur la croissance économique d’un pays. Certains gênes pourraient donner à quelques athlètes un avantage dans des compétitions internationales intenses. D’autres gènes pourraient avoir un effet sur les tendances violentes, en suggérant que les modifications génétiques puissent réduire le taux de crimes.» 

Rien n’est certain, il s’agit de spéculations. Mais assister au développement de ces techniques en Chine pourrait avoir des conséquences mondiales, et pas seulement dans le domaine de la compétition économique mondiale. «Cette compétitivité en pleine croissance mettrait la pression sur les pays occidentaux pour alléger les restrictions et donc permettre à l’humanité d’avancer vers le progrès, en améliorant la santé des gens, leur productivité et leurs capacités.» Le jour où la Chine dominera le secteur, la barrière économique et humaine tombera en Occident et seul l’éthique freinera cette course aux super-humains.

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