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- Par Jean-Yves Nau
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Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de «Bioéthique, Avis de tempête».
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Jean-Yves Nau
Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de «Bioéthique, Avis de tempête».
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Grippe, vaccin, et Guillain-Barré: la débandade gouvernementale (Mà J)
Peut-on encore aujourd'hui, en France, tenter de parler raisonnablement de pandémie grippale et de santé publique?
La vaccination contre la grippe H1N1 a, jeudi 12 novembre, commencé à être proposée à six millions de personnes. Le même jour le ministère de la Santé a annoncé la survenue d'un syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique assez rare, chez un membre du personnel soignant qui venait de se faire vacciner. Aucun lien de causalité ne semble pouvoir être établi mais cette information pourrait renforcer la méfiance générale que l'on observe en France vis-à -vis de cette vaccination gratuite et obligatoire. Celle-ci est proposée dans 1.060 centres spécialement mis en place et la première journée a été marquée par une très faible affluence.
Roselyne Bachelot (qui ne faisait pas partie des personnes prioritaires) a choisi de se faire vacciner dès le 12 novembre à la fois «pour montrer l'exemple» et démontrer qu'elle n'est «trypanophobe». Elle a précisé à cette occasion que le président de la République était «absolument décidé à se faire vacciner». Les autorités sanitaires souhaitent que la majorité de la population française soit protégée avant le l'arrivée du pic épidémique. Selon les dernières statistiques américaines la grippe H1N1 a, aux Etats-Unis, provoqué quelque 3.900 décès dont ceux de 540 enfants aux Etats-Unis depuis l'apparition, en avril, du nouveau virus.
***
La question désormais s'impose: peut-on encore aujourd'hui, en France, tenter de parler raisonnablement de pandémie grippale et de santé publique? Peut-on s'y risquer sans être aussitôt accusé de faire (consciemment ou pas) le méchant jeu de quelques multinationales pharmaceutiques (pour ne pas, horreur) faire celui du gouvernement?
Cette question s'impose parce que tout se précipite. Il y a quelques semaines encore, de nombreuses personnalités pouvaient légitimement prendre la parole sur ce sujet. Or les mêmes ne cessent de perdre progressivement leur potentiel de crédibilité. Qui plus est nous assistons désormais en direct à la démission explicite de quelques responsables gouvernementaux; des responsables successeurs de ceux qui, jadis, se seraient fait un honneur de donner l'exemple sanitaire et vaccinal à leurs concitoyens.
En deux mots: confusion et régression.
Dernier et éclairant symptôme: les réponses des membres du gouvernement publiées par Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition datée du 11 novembre. Ce quotidien interroge quotidiennement depuis des lustres ses lecteurs sur la question «sociétale» du jour. Il est heureusement aujourd'hui passé à l'échelon gouvernemental; et certains membres du gouvernement (pas tous, loin s'en faut) répondent. Les citoyens peuvent ainsi commencer à faire le partage entre ceux de leurs ministres qui ont clairement choisi de monter en ligne et tous les autres, qui répondent ou ne répondent pas;  les indécis, les «faut voir», les «on ne sait pas encore», les «silencieux qui n'en pensent pas moins».
On observera aussi que les évolutions sémantiques, ombres portées des angoisses collectives, font que l'on est passé en quelques jours de la «vaccination» à l' «injection». Ainsi la question posée est désormais bien celle de savoir si, oui ou non, on va se faire «piquer». Point n'est besoin d'être linguiste pour apprécier.
Ainsi donc, en ce glorieux 11 novembre 2009 (pour la première fois franco-allemand), sont en partance médiatique pour la «piqûre» et la prochaine citation à l'ordre du mérite sanitaire «antigrippal»: Roselyne Bachelot, ministre de la Santé; François Fillon, Premier ministre; Christine Lagarde, ministre de l'Economie; Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche; Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP (et ancien ministre de la Santé officiant notamment non sans clarté dans les espaces de la  grippe aviaire); Luc Chatel, ministre de l'Education nationale ; Xavier Darcos, ministre du Travail ou encore Bernard Accoyer (médecin, spécialiste d'ORL) et président de l'Assemblée nationale.
On notera que le Pr Bernard Debré, député UMP de Paris (par ailleurs ancien ministre, spécialiste hospitalo-universitaire d'urologie et dont l'expression «grippette» avait cet été fait florès) revient, à 65 ans, à la raison: «Je ne pouvais pas faire courir le risque aux personnes très affaiblies que j'opère d'attraper le virus» dit-il. Respire-t-on désormais mieux dans les couloirs et les chambres de l'hôpital Cochin de Paris?
Et puis aux antipodes de la solidarité sanitaire le refus total, ou presque: Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie et Jean-François Lamour, vieux manieur de sabre et jeune député (UMP) qui «ne ressent pas le besoin» de se faire vacciner.
Et puis, comme depuis toute éternité, entre les deux extrêmes, le marais. Belles et lourdes prises: Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo; ajouter au filet la frétillante mais décidemment trop méconnue Marie-Luce Penchard. Le président de la République ne sait plus trop où il en est de ses vaccinations et, comme souvent, attend l'avis de l'indispensable Val-de-Grâce. Le ministre de l'Ecologie? Il «n'aime pas les piqûres». Quant sa collègue Penchard, ministre de l'Outre-mer, elle nous dit ne pas trop savoir quelle conduite tenir, tout en expliquant faire «confiance à la médecine de son pays».
Ne manquait que l'immanquable: celle qui «ne souhaite pas répondre». Le rôle est ici tenu par Nathalie Kosciusko-Morizet, présentement secrétaire d'Etat à l'Economie numérique et que nous avons connue (11 novembre oblige) hautement plus «monte en ligne». Mme Kosciusko-Morizet est la maman (depuis un mois et demi) de Louis-Abel. A ce titre elle devrait, en toute rigueur épidémiologique, être prioritairement immunisée. Respect de la vie privée oblige cette jeune mère responsable de nos avenirs économiques et numériques ne souhaite pas «faire état de son carnet de vaccination». Dont acte. On attend désormais les réponses circonstanciées des membres de la grande cohorte gouvernementale et de la haute administration.
On se moque un peu, bien sûr. Mais comment faire autrement aujourd'hui que ne pas tenter de se moquer?
Changeons un instant de focales. Humoristes et adversaires politiques brocardent Roselyne Bachelot. Bien étrangement elle était jusqu'à aujourd'hui la seule au sein du gouvernement (ne parlons pas du chef de l'Etat) à monter quotidiennement sous le feu des projecteurs; comme si les conséquences d'une pandémie n'étaient que du seul ressort du ministère de la santé. (Où sont ici ses collègues de l'Intérieur et de la Justice?). La ministre est de ce fait accusée d'avoir -ce qui n'est pas faux - monopolisé depuis des mois la parole sur un ton aussi monocorde que peu convaincant.
Et l'on en vient déjà à songer qu'un relatif silence ministériel aurait, paradoxalement, pu être plus productif. On suspecte aussi Mme Bachelot d'inciter à la vaccination contre une maladie dont on peine à percevoir la réelle gravité; et on la suspecte d'autant plus qu'elle n'a cessé de se glorifier de sa commande, passée cet été, de 94 millions de doses vaccinales. Une commande faite dans des conditions dont on  postule qu'elles pourraient (au minimum) être l'objet de critiques le marché du vaccin, métaphores récurrentes aidant, rejoignant ici celui des armes.
Plus grave sans doute, contagion aidant, la suspicion vient ces derniers temps de gagner la communauté des «experts» en charge de conseiller le gouvernement. On découvre (ou plus précisément certains feignent de découvrir) que certains d'entre eux, spécialistes renommé de virologie, auraient des contacts avec des firmes pharmaceutiques spécialisées dans la production de vaccins destinés à protéger contre des infections par des virus, notamment ceux de la grippe. On ne sait, pour l'heure, rien de plus quant à la nature de ces contacts, quant à leurs éventuelles conséquences sur les décisions gouvernementales en matière de prévention. Qu'importe. Le savant n'est pas un saint. Le ver est dans le fruit. Le vaccin est impur.
Et Roselyne Bachelot de remonter au front, de défendre «ses» experts avec, il importe de le souligner, une forme de courage dont ont rarement fait preuve ses prédécesseurs dans les tempêtes sanitaires qu'ils ont été amenés à rencontrer. Et la ministre de tenter de croiser le fer avec les vents médiatiques, de faire la liste de toutes les institutions qui conseillent le gouvernement sur les questions de santé publique. Sera-t-elle entendue? Et quand?
Un symptôme de l'immense confusion confinant à la régression? Dire ou ne pas dire que dans les hôpitaux parisiens, l'occupation des lits de réanimation pédiatrique a dépassé le seuil d'alerte des 15 % du fait de la nouvelle grippe pandémique? Dire ou ne pas dire que c'est «à la demande du ministère de la Santé» que des «experts» viennent nous «expliquer» les enjeux de la vaccination chez les enfants. Répercuter ou pas ce que nous dit sur ce thème «à la demande du ministère de la santé» le site du Quotidien du médecin?
Extraits: «La grippe est une maladie pédiatrique, ce sont les enfants qui contaminent les adultes, rappelle le Pr Gérard Chéron, chef de service aux urgences de l'hôpital Necker (Paris). La pandémie due au nouveau virus A(H1N1)v est présente actuellement chez les enfants un peu partout en France. En Ile-de-France, l'activité des urgences pédiatriques a augmenté de 80% au cours du mois d'octobre par rapport aux 4-5 dernières années. Il s'agissait de pathologies infectieuses avec indications de prélèvements, dont plus de 80% sont revenus positifs à ce nouveau virus. Au sein des établissements de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, le seuil d'alerte d'occupation des lits de réanimation pédiatrique est dépassé, ce qui implique de déprogrammer d'autres activités de soins. Alors que le pic épidémique n'est pas encore atteint, la situation est extrêmement limite, sans compter que l'épidémie de VRS va débuter elle aussi... Il est vraisemblable que la situation en Ile-de-France va se généraliser dans les grandes villes et dans tous les CHU de l'Hexagone.»
Poursuivons dans les déclarations de professionnels, avec celle du professeur Cathrine Weil-Olivier, pédiatre et membre du Comité de lutte contre la grippe:
«Chez les enfants sains sans facteur de risque, il est impossible de prédire si tel ou tel fera une forme grave. Il est donc très important de vacciner les enfants le plus largement possible afin de protéger ceux qui auraient développé des formes graves. Comme le système immunitaire de l'enfant est en cours de maturation jusque l'âge de 2 ans, on recommande un vaccin sans adjuvant chez les nourrissons de 6 à 23 mois. En attendant, s'il existe des facteurs de risque particuliers ou si la pandémie devient menaçante, il est légitime de proposer la vaccination avec adjuvant chez les moins de 23 mois. Dans son dernier avis, le Haut Conseil de la santé publique a d'ailleurs donné un très fort encouragement à le faire. Pour les nourrissons de moins de 6 mois, c'est la stratégie du cocooning. L'entourage doit être vacciné, c'est-à -dire toute personne vivant à la maison.»
Le Quotidien du médecin prend, fort curieusement, bien soin de souligner que ces déclarations sont extraites d'une «conférence de presse organisée, le 10 novembre 2009 à Paris, à la demande du ministère de la Santé». Est-ce dire que les propos ici rapportés sont suspects?
Jean-Yves Nau
Lire également sur la polémique autour du vaccin contre la grippe A: Grippe: des vaccins bien juteux, Grippe A: un Français sur deux allergique au vaccin et le blog Le Journal de la pandémie 2.0.
Image de Une: Des doses de vaccins contre la grippe A Ralph Orlowski / Reuters
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Comments
Que d'erreurs sur cette Grippe A
Et pourtant, c'est dommage, au départ, et pour une fois, le gouvernement était à l'heure, et semblait vouloir anticiper intelligemment cette possible crise sanitaire.
Au final ? Un contrat mirifique (et bien opaque) d'un milliard pour des labos, pour un vaccin sur lequel on a tellement mal communiqué que plus de la moitié des Français refusent de l'approcher.
Je l'ai déjà dit, et me permet de le re-dire... si j'étais une femme enceinte, asthmatique ou personne "à risque", si je bossais en milieu médical ou si j'avais des enfants en bas âge... la vaccination me semblerait pertinente.
Mais étant un homme de 28 ans en pleine forme, qui ne se fait jamais vacciner contre la grippe, je ne vois pas pourquoi je commencerai cette année pour cette "grippette" (terme bien maladroit, mais finalement assez proche de la réalité).
Enfin, cela aura au moins permis de soulager les trésoreries des labos pharmaceutiques, et l'on ne pourra pas dire que l'état n'a pas pris les devants. Espérons (enfin non, mais c'est nécessaire à l'argumentation) pour le gouvernement que l'épidémie sera aussi forte que prévue et qu'au moins 20% de la population sera touchée, qu'ils puissent justifier a posteriori de ce chèque donné aux fabricants de vaccins.
Petite piqure…
Grands bénéfices !
Vous pointez la le nœud du problème… vous considérez cela comme une « grippette » et parce que vous êtes en pleine forme à 28 ans, vous avez la certitude de vous en sortir !
C’est toute la particularité de cette grippe.., elle tue aussi des personnes en pleine santé ne souffrant d’aucunes affections particulières !
Avant d’être mort, certains grippés étaient en pleine santé !
Ma moitié travail à l’hôpital et voit de plus en plus de généralistes qui souhaitent se faire vacciner (par prise de conscience subite des risques ?). Pas forcément ! Au service de réanimation du CHU, personne ne voulait se faire vacciner, que ce soit par « bravade », par « opposition/réaction » à la réforme de Bachelot, ou encore par conviction. Il aura fallut qu’un patient « en pleine santé » de 37 ans décède, pour que l’ensemble du personnel de réanimation, décide de se faire vacciner « volontairement » !
Comme vous je ne me suis jamais fait vacciner contre la grippe, mais cette année pour la première fois, tout comme ma moitié (qui elle est vaccinée sur son lieu de travail) je vais me faire vacciner ainsi que mes enfants. Je trouve que le bénéfice est plus grand que le risque.
Qu’importe le faux débat sur les labos qui s’en mettent plein les poches, je ne joue pas à la roulette russe pour savoir qui a une chance sur six de mourir.
A chacun son choix !
Bonne journée
Jen
Chacun ses choix
Perso, je continue a prendre ma voiture malgré les 1 chance sur 50 000/ 100 000 / 1 000 000 d'en mourir un jour.
Je n'ai jamais dit que j'avais "la certitude" de m'en sortir. Je dis que les chances que j'en meure sont très très faibles.
Et tous les ans meurent des gens en pleine santé et sans antécédents de la grippe ordinaire (il serait intéressant d'avoir les vrais chiffres des morts de personne "en pleine santé" de la grippe ordinaire chaque année comparée à la grippe A...)
Après, et comme toujours, le drame qui se déroule sous nos yeux nous fait toujours plus réagir que celui qui se déroule loin de chez nous.
Mais si vous prenez les statistiques, une personne en pleine santé qui meurt de la grippe sur 100 000 touchées, alors prendre la voiture est toujours aussi risqué. Et s'il faut que je prenne ma voiture pour aller me faire vacciner ? De combien j'augmente le risque de mourir ce jour ci pour éviter de mourir demain ?
Bref, si la grippe A tuait un adulte sur 100 en bonne santé, j'irai me faire vacciner. Mais à 1 sur 10 000 (ou autre chiffre que je ne connais pas...), on rentre dans le risque statistique de complication de n'importe quelle infection.
A chacun son choix.
Et bonne journée à vous aussi.
Vaccination: SEULE prévention de la grippe A
Jan,
Votre réaction est très certainement la bonne , les arguments que vous avancez sont parfaitement justes et vérifiables à travers toutes les données épidémiologiques dont on dispose actuellement dans le monde et tous les faux débats qui parasitent ces données officielles sont nuisibles et dangereux pour la santé publique. Un dernier argument pour vous encourager contre le flot contraire de ceux qui veulent vous embrigader contre les incitations à la vaccination: dans une population, plus le taux de gens vaccinés augmente, plus la grippe se propage avec difficulté et là , la grippe A ne fait pas exception à la règle, foi de pharmacien!
Cordiales salutations,
jHenry44
pourquoi je ne suis pas vacciné contre la grippe A
Je suis médecin, défenseur de la vaccination en règle générale. Je me fais vacciner contre la grippe saisonnière et incite mes proches à le faire lorsque cela est utile.
Concernant la grippe AH1N1, les prévisions alarmistes de sa dangerosité ont conduit, et c’est normal, à prévoir un plan d’action énergique pour faire face à une maladie nouvelle, qui pouvait s’avérer catastrophique sur le plan sanitaire. Tout cela était logique. La vaccination était d’ailleurs la seule mesure vraiment utile à prévoir, car aucune étude n’a jamais démontré que les inhibiteurs de la neuraminidase (tamiflu ou relenza) ne servent à rien dans la guérison ou la limitation de l’extension épidémique. L’achat compulsif et massif de ces traitements par les gouvernants doit déjà nous faire réfléchir sur le degré de pertinence de la réponse des responsables politiques au virus, ou au pire du degré d’influence des laboratoires pharmaceutiques sur les décisions de santé publique.
Depuis le mois de Septembre, les choses se sont compliquées. La grippe en question semble finalement, bien que très contagieuse, assez peu dangereuse. Mais la machine industrielle, et ses conséquences économiques, était enclenchée.
Aujourd’hui, de nombreux professionnels de santé, dont je suis, des infectiologues, des professeurs agrégés, ne se font pas vacciner. Leur raison est simple. Le rapport bénéfice/risque individuel, celui que nous évaluons tous les jours pour les prescriptions que nous faisons à nos patients, ne nous incite pas à nous faire vacciner. La grippe est virulente mais peu dangereuse. Mais en raison de la procédure d’urgence utilisée, un certain nombre de précautions habituellement prises pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments ont été délibérément abandonnées afin de faire face rapidement à la menace. Nous n’avons pas le recul nécessaire pour juger de l’innocuité des vaccins. Jamais la dose antigénique n’a été aussi faible (3.75µg dans le pandermix utilisé dans mon hôpital, contre 45µg pour le vaccins de la grippe saisonnière). Pour assurer une efficacité malgré tout, on a utilisé des adjuvants (ASO3 ou MF59) qui n’ont jamais été employés dans des vaccinations de masse. Leurs effets sur le système immunitaire sont très importants, et personne ne peut exclure que les effets indésirables neurologiques classiques après infection virale ou vaccination ne seront pas plus délétères que la grippe que l’on prétend prévenir (d’ailleurs le premier cas de syndrome de Guillain Barré post vaccinal sur un personnel soignant a été rendu public cette semaine).
Par formation, les médecins se méfient des informations données par des industriels qui ont tant intérêt à vendre leur produit. Par exemple, les études publiées par GSK sur l’immunisation provoquée par le pandermix ont été faite avec des doses contenant 40% d’antigènes de plus par rapport au vaccin réellement utilisé (5.25µg au lieu de 3.75µg).
Invoquant l’urgence, les précautions habituelles ont été écartées. Le thiomersal qui a été retiré de tous les vaccins en France depuis une recommandation de l’AFSSAPS de 2000, est de nouveau utilisé comme conservateur dans le vaccin de GSK. Là encore, face à une souche grippale très dangereuse, l’oubli de certaines précautions serait justifiée (les effets du thiomersal semblent peu importants, il ne s’agissait que du principe de précaution), et la communauté scientifique serait unie (en dehors de quelques illuminés anti vaccination) pour conseiller de se « faire piquer »..
Par le passé, certains ont été tenté d’utiliser des poches de sang contaminées « pour ne pas gâcher ». Aujourd’hui, la même logique est à l’œuvre avec ce vaccin précipitamment acheté, dont nous ne connaissons pas les effets secondaires. Je ne sais pas quelles seront les conséquences de la vaccination massive, décidée suite au lobbying intensif de l’industrie pharmaceutique.. Peut être cette expérimentation grandeur nature nous rassurera sur ces nouveaux amplificateurs immunitaires. Peut être aussi que nous nous en mordrons les doigts dans deux ou trois ans. En tout état de cause, GSK qui a demandé au gouvernement de prendre en charge les conséquences éventuelles de son vaccin s’en tirera très bien, et il est donc inutile de vendre ses actions.
J’espère profondément avoir tort, et j’espère que cette vaccination, bien tolérée pour le moment sur des relativement petits échantillons, s’avérera inoffensive à grande échelle, et à long terme.. Mr Nau peut tourner en ridicule la crainte paranoïaque des citoyens de se faire berner par les industriels. Il suffit pourtant de se souvenir du scandale de l’amiante, et de celui du sang contaminé (ce n’est pas Mr Nau qui me contredira) pour mettre en évidence les liaisons dangereuses entre industrie, médias, décideurs politiques, et leurs conséquences parfois dramatiques sur la population.
Je veux simplement par ce post, faire comprendre pourquoi actuellement 90% des professionnels de santé ne sont toujours pas vaccinés…Je gage qu’avec l’arrivée du vaccin pour femmes enceintes (charge antigénique forte, pas d’adjuvants) la proportion grimpera, si nous y avons accès. Le rapport "benefices/risque" sera alors mieux apprécié.
Nous sommes en situation d'urgence
Apprécier le rapport bénéfice/risque est évidemment la clé de voûte de la décision de se faire vacciner, le problème c'est qu'on en aura une idée très précise que lorsque la vaccination sera pratiquée! Or, ce qui compte en cette mi-novembre, c'est de savoir s'il faut se faire vacciner ou non et là on ne peut se permettre d'attendre des études épidémiologiques et statistiques forcément tardives car basées sur les résultats des vaccinations. Il y aura toujours des risques mais je suis persuadé qu'il faut savoir les acceptés (en les minimisant le plus possible)car ce n'est plus l'heure de tergiverser!
Cordiales salutations,
jHenry44
non, il n'y a pas pour le moment d'urgence
Tous les ans il y a la grippe, et pourtant on ne vaccine pas tout le monde.
Pourquoi vacciner tout le monde, pour une grippe qui n'est pas plus dangereuse cette année, alors qu'il existe des doutes importants sur l'innocuité du vaccin ?
Si dans 2 ans, on dénombre une flambée de sclérose en plaque ou de guillain barré, quelle explication donnerez vous aux victimes paralysées ? Excusez moi, j'ai eu peur ? Désolé, vu le coût des vaccins, on n'allait pas tout jeter ?
Si cette grippe mutait avec le H5N1, si elle était très dangereuse, je serais le premier à me faire vacciner, même avec un vaccin un peu expérimental. Actuellement, un vaccin plus sûr que celui qu'on nous propose existe. Je l'attends avec impatience, pour moi, pour mes patients à risque.
Nos maîtres nous répètent pendant toutes nos études médicales cette parole de sagesse attribuée à Hippocrate: primum non nocere (d'abord, ne pas nuire).
Gestion des risques grippaux
@ marfel,
2 remarques:
- Quand vous estimerez qu'il y a urgence, ne sera-t-il pas trop tard? N'est-il pas préférable de vacciner rationnellement quand on a encore un peu de temps surtout pour une vaccination nécessitant un rappel.
- Si le syndrome de Guillain-Barré est indiscutablement associable aux adjuvants de vaccination(mais pas systématiquement), on n'a jamais pu mettre en évidence de relation de cause à effet entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Mettre cette pathologie au passif des vaccins n'a pas actuellement de valeur scientifique. Reconnaissez que les complications vaccinales sont actuellement d'un l'ordre comparable à celui qu'elles ont toujours eu
En conclusion, dans le serment d'Hippocrate, quand il est question de ne pas nuire, cela ne signifie pas ne rien faire quand on peut améliorer la santé publique. Au contraire, dans ce cas, ne rien faire c'est nuisible!
Cordiales salutations,
jHenry44
Bachelot se souvient de Fabius
Notre bien aimée ministre de la santé, qui tient à la sienne, sait qu'il vaut mieux en faire beaucoup trop que pas assez. Comme ça, dans dix ans, elle ne se retrouvera pas devant les juges comme notre cher Fabius. Alors ça coute des milliards, mais elle s'en tamponne le coquillard, ce qui compte c'est qu'elle soit couverte en cas de pépin...
comme pour le reste les ratés du gouvernement
Le gouvernement a été lamentable sur ce sujet , le plus triste une commande placée sous secret défense , mais également mal négociée, nous pourrions écrire un livre sur le sujet et dire que notre Président dépense 22 millions d'€ pour communiquer il peut licencier pour incompétence l'ensemble de l'équipe com.
Un gouvernement dont la manière de gérer cette affaire nous ramène aux belles années des soviets.
Après reste le sujet de fond doit on se faire vacciner ou pas? la décision reste à chaque citoyen.
Notre famille a opté pour la vaccination après avoir écouté différents spécialistes mais également regardé ce que font d'autres pays où les politiques ont été plus professionnels.
MAYOMBE
Santé publique ou Peur gouvernementale ?
On imagine bien que l'exercice des responsabilités induit des inquiétudes ; que l'état de santé des Français préoccupe le gouvernement se comprend ; on comprend moins qu'il se fasse conseiller par des spécialistes en virologie impliqués dans l'expertise technique des chaines de production vaccinale ! La santé publique devrait être une approche multi-disciplinaire avec une prééminence du point de vue du généraliste ; la propagation de la maladie n'est pas uni-modale et la vaccination n'est pas la seule réponse !
Tout se passe comme si le gouvernement s'était laissé influencer par une approche spécialisée et contestable qui ne raisonne que sur des grands nombres et qui oublie quantité d'autres facteurs de gravité.
ALIOUNE
Grippe A et alors ?
La grippe A je l'ai chopée au mois d'aout, et vous savez quoi ? On en meure pas, juste une sale toux (oui oui je l'ai eu ou il faut qu'on m'explique comment choper une grippe en plein mois d'aout par 27 degré sans clim qui plus est avec une toux). Du paracetamol et c'est oublié. Le vaccin (sans adjuvents) est à réserver aux populations sensibles, l'hystérie du gouvernement est juste incompréhensible.
Exemple à ne pas suivre
Voilà l'exemple de ce qui est valable pour un individu a posteriori et qui peut être redoutable pour l'ensemble d'une population. Pourquoi?
D'une part, on ne peut jamais prévoir l'évolution d'une grippe déclarée chez une personne, il y a de fortes chances qu'elle évolue favorablement mais rien n'est garanti: un risque de 1 sur 10000 tue malgré tout 100 personnes par million de gens infectés.
D'autre part, ce n'est jamais sur un cas qu'on bâti une politique de santé publique, d'autant que la grippe A touche des populations sensibles familiarisées au risque de grippe mais aussi et principalement des gens de moins de 40 ans qui sont en général peu concernés par les grippes saisonnières.
Le paracétamol, c'est bien; le vaccin, c'est bien mieux!
Cordiales salutations,
jHenry44
Bonjour Je ne pense pas que
Bonjour
Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'on ne meurre pas de la grippe H1N1... Il semble que 3 personnes saines soient décédées de cela. Donc si dans votre cas, cela a été bénin, tant mieux. De la à généraliser et en tirer la conclusion que ce n'est pas grave...
Meme si la mortalité était de 1/10 000, cela serait grave pour la personne qui en meurt. Et à l'echelle du monde, 1/10 000 cela risque de faire quelques centaines de milliers de morts...
Mike Montclar
Responsabilité collective.
Bonjour,
je ne fais pas partie de la population à risque, mais malgré cela, j'irais me faire vacciner. Pourquoi ? Parce que je suis pour la vaccination globale et que je ne peux dire cela sans faire ce que je conseille aux autres.
Je n'arrive pas à comprendre la dissonnance des discours sur la vaccination. Parce que pour moi, cette campagne de vaccination va au dela des raisons invoquées.
On parle de vaccination de masse, de proteger une population, contre les effets de la grippe, mais aussi ses consequences. Je comprends que la population doute de devoir se faire vacciner si les professionnels, les gens qui leur font confiance, ne veulent pas se faire vacciner. Je comprends des personnes veulent par choix personnels se proteger, mais ces memes personnes ont aussi une valeur d'exemplarite. Il y a pour moi un choix a faire entre sa personne et le "service au public".
Apres c'est un choix effectivement, mais un choix ethique et non pas egoiste. On ne saura de toute facon pas les vies sauvées par la vaccination. On saura celles perdues par la non vaccination. On saura aussi le nombre de personnes malades suite à la vaccination. On pourra alors mettre les choses dans la balance... et avoir des regrets... Mais il sera trop tard pour les personnes mortes.
Il serait interessant de voir les reactions aux vaccins de la polyo et autres choses qui sont si normales que maintenant on les ignore... Je pense que jadis on avait les memes peurs, exprimées differement.
Apres c'est comme je le pense une responsabilite collective. Ceux qui aujourd'hui deconseillent la vaccination auront ils autant de répondant devant 100 1000 2000 3000 morts. Ces morts je ne les souhaitent pas, mais une chose est sure pour moi, je ne pleurerait certainement pas les proches d'un mort qui n'a pas voulut se faire vacciner. Je garderais ma compassion pour ceux, dans les pays pauvres, n'ont pas eut le luxe du choix de se proteger...
Mike Montclar
adapter les moyens au risque
Je comprends votre étonnement devant ce débat qui semble incroyable pour qui ne s'intéresse pas de près aux problèmes de santé publique.
Quoi ? On nous propose de nous protéger, et nous faisons la fine bouche ?
Il faut comprendre que le débat n'est pas vaccin contre pas de vaccin. Il est entre risque et bénéfice, entre coût et efficacité
J'ai parlé des risques pour les personnes vaccinnées. Les effets indésirables mineurs de ce vaccin sont beaucoup plus fréquents que pour le vaccin de la grippe saisonnière (ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui nous avertissent). Concernant les risques plus graves, il n'est pas illogique de s'attendre au même phénomène. Pour info, il faut attendre en général 6 à 12 semaines pour que le syndrome de Guillain Barré apparaisse après vaccination.
Il faut comparer ce qui est comparable : la polio n'est pas la grippe, et la migraine n'est pas la tumeur cérébrale. Un traitement potentiellement dangereux ne peut être justifié que lorsque la maladie est grave.
Du point de vue de la santé publique, la vaccination de masse peut provoquer des mutations multiples du virus, favorisant l'emmergence d'une souche vraiment dangereuse. On sait bien que la grippe est un virus hautement mutagène qu'on ne peut pas éradiquer, mais dont on peut seulement suivre les mutations d'une années sur l'autre pour protéger ceux qui en ont vraiment besoin. Car si on prend votre raisonnement, il y a des milliers de morts tous les ans de la grippe saisonnière. Pourquoi ne pas faire de vaccination de masse alors que pour elle, nous disposons de vaccins éprouvés et sûrs ? La grippe AH1N1 n'est pas, pour le moment, plus dangereuse que la grippe classique, elle l'est peut être même moins. Il faut savoir être prêts à faire face à une menace, mais il faut savoir adapter ses réactions à la réalité des faits.
Du point de vue de l'économie de la santé, les centaines de millions d'euros dépensés à acheter des choses inutiles (tamiflu ...) ou peut être dangereuses (vaccin experimental en quantité hallucinante), serviraient bien mieux ailleurs. En France, dans les maisons de retraite où il n'y a pas d'aide soignantes pour simplement assurer un minimum de dignité à nos ainés,... Dans d'autres pays, où une telle somme pourrait faire de vrais miracles sur le paludisme, les parasitoses, ou la tuberculose, et là sauver des centaines de milliers de vies à coup sûr.
Je comprends et partage votre compassion pour les pays pauvres. J'iy ai moi même souvent travaillé dans le cadre de missions humanitaires. Et c'est aussi parceque je connais cette réalité que je trouve indécent de gaspiller tant d'argent dans les pays du Nord.
Questions precises.
Effectivement je ne suis pas habitué des soucis de santé publique, je vais donc demander des précisions.
Quel est le taux de mortalite d'un malade de la grippe A
Quel est le taux d'effets secondaires nefastes et durable du vaccin ?
Quel est le taux de contamination de la grippe A ?
Quel est le temps de propagation de la maladie (incubation, contagion, guerison) ?
Quel est le délai de fabrication d'un vaccin ?
Je pense qu'il n'y a pas de reponses toutes faites à ces questions, enfin à certaines. Or pour évaluer les risques et pouvoir faire un choix, il faudrait des chiffres vraiment précis.
La grippe A pas plus dangereuse que la grippe classique, peut etre, mais qu'en sera-t-il du nombre de cas ? sera-t-il le meme ? Car si c'est non, alors cela implique un plus grand nombre de mort.
Mais pour ma part, j'essayais de dire surement maladroitement que de toute facon, cote pro-vaccin ou anti-vaccin, on avait des arguments. Et à partir de ces arguments, on peut choisir pour son cas personnel. Mais le débat sans fin, chiffres à l'appui sur le vaccin ou le non vaccin, ne se resume finalement des deux cotés qu'a jouer sur les peurs. Peur de la maladie ou peur des effets négatifs du vaccin.
Mais hélas, comme on ne pourra pas produire un vaccin en 2 jours si la situation s'aggravait rapidement,
il faut faire des choix avant.
Travaillant dans le domaine de la prévention et de la sécurité, je connais assez bien les remarques quand on conseille de prendre des précautions pour éviter des drames ou des accidents. Trop souvent, comme il ne s'est rien passé, les précautions prises, on remarque que cela ne servait à rien et que le désagrément ne valait pas le coup. Tout ce qu'on peut faire hélas, est de prendre le maximum de précaution, le risque 0 n'existant pas.
Je ne souhaite pas la pensée unique pour se faire vacciner, chacun ayant le droit de se positionner. Je regrette completement la dissonance des professionels de santé, de ceux qui sont censé être les reférences et qui risquent de ne plus être crédibles.
Merci
Mike Montclar
A quand le vaccin contre l'hypocondrie?
Alors que sur le continent Africain des millions de gens meurent de maladies qui pourraient être traitées pour une fraction du prix du Tamiflue, nous nous mettons en mode "panique" pour une soit-disant pandémie, qui statistiquement, tue moins que les cors aux pieds...
Dans Lucky Luke il y a toujours un charlatan qui essaie de refourguer son huile de serpent, et qui fini dans le goudron et les plumes... Eh bien aujourd'hui, il n'y a pas de plus beau croquemitaine que ce virus invisible... on est dans le train fantôme de la chtouille: le H1N1 c'est le tréponème bronzé qui vous grattouille par derrière, le gonocoque du Tonkin qui vous pend au nez, le HIV congolais démocratisé à portée de toutes le bourses et l'ebola canibale qui vous mange de l'intérieure...
L'hypnotiseur, Gérard Majax de l'affaire, c'est les grands labos.... les gogos c'est nous... Imaginez: une armée de RP, des lobbies partout, des visiteuses médicales sorties des pages de Playboy, et des séminaires aux Caraïbes... ajoutez à ça les syndicats de personnels hospitaliers, de médecins, les infirmières à domiciles, les marchand d'assurance complémentaires, tout ce beau monde a intérêt à nous faire peur! Vous me semblez un peut palot, vous reprendrez bien une palette de Tamiflue; pour finir l'excavation à ciel ouvert du gouffre de la sécu... L'état s'est fait avoir comme un pigeon se fait dépouiller au bonneteau... dans l'urgence... et comme l'état c'est nous... ça fait rien, l'emprunt va combler... Bercy beaucoup, l'état casque, et nous rembourses les intérêts sur 75 ans... les vases communicants, directement de la poches des pauvres vers celles des riches.
Allez, je compte jusqu'à trois et vous allez vous réveiller! Un, deux, trois! C'était une hallucination collective... vous regardez trop la télé... c'est fini, maintenant vous êtes dans le réel!
Vous avez tous raison…Et nous avons tous tort !
Vous avez tous raison…
L’incertitude sur le bien fondé de se faire vacciner ou de ne pas se faire vacciner, n’a jamais été aussi grande. Et la communication du gouvernement sur le sujet n’a jamais été aussi lamentable !
Tous les cas de figure sont envisageables.
- Certains n’auront jamais la grippe cette année, qu’elle soit saisonnière ou de type AH1N1
- Certains n’auront que la grippe saisonnière
- Certains n’auront que la grippe de type AH1N1
- Certains auront la grippe saisonnière et la grippe de type AH1N1
- Certains mourront de la grippe saisonnière, et d’autres pas
- Certains mourront de la grippe de type AH1N1, et d’autres pas
Une fois ce constat fait, chacun devra concernant la grippe AH1N1 prendre ses responsabilité pour
1) choisir de se faire vacciner ou de ne pas se faire vacciner.
2) Choisir de faire vacciner ses enfants ou de ne pas les faire vacciner.
Dans le premier cas, le choix est individuel, il n’engage notre responsabilité uniquement pour nous même. Si l’on « attrape le syndrome de Guillain Barré » (dans l’éventualité du support de la preuve, du lien de cause à effet avec le vaccin, plus qu’avec un syndrome grippal), on ne pourra alors, que s’en prendre à nous même, inutile de rejeter une faute sur Pierre, Paul, Jacques !
D’un autre coté, si on meurt pour n’avoir pas voulu se faire vacciner, on ne pourra s’en prendre…à personne !
Reste la dernière possibilité, la plus probable c’est que tout se passe au mieux, pour les vaccinés, et pas beaucoup moins mal pour les non vaccinés. C’est toute la part d’incertitudes.
Dans le deuxième cas, c’est notre responsabilité envrs nos enfants, en tant que parent, qui se trouve engagée si quelque chose se passe mal (et non pas celle du gouvernement). Il nous appartient de prendre une décision en leur nom et personne.
Voir un de mes enfants (éventuellement) mourir par ce que j’ai pris la (mauvaise) décision de ne pas les faire vacciner, alors que tous les outils ont été mis à ma disposition.., je n’ai pas envie de connaitre ça !
Les faire vacciner et risquer qu’ils attrapent un syndrome de quelque chose.., j’en prends le risque, mais je ne suis pas plus rassuré pour autant, en revanche, c’est une responsabilité que je suis prêt à assumer. Et vous ? Avez-vous les mêmes incertitudes ?
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Et nous avons tous tort…
Car nous sommes tous en train de remettre en question la parole publique. Si nous ne croyons plus en rien, ou si nous ne pouvons plus croire en rien… Qui croire ?
Peut on encore croire, les virologues, les épidémiologistes, les médecins, qu’ils soient spécialistes, généralistes, et/ou journalistes ?
Si nos hommes/femmes politiques ne sont plus que des menteurs (ce que j’ai tendance moi-même à croire), et les industries des pourvoyeuses de mort (pour le coup : les industries pharmaceutiques) dont la première et unique préoccupation est le bénéfice au détriment de notre santé, alors…
Il faut alors admettre que nous remettons en cause la démocratie au travers de l’influence et le lobbying des industries. Et que, nous votons pour des personnes incapables de prendre leurs responsabilités, des responsabilités quelles qu’elles soient ! Que nous votons pour des personnes dénuées de tout sens du bien commun, de tous sentiments, capables de commettre les pires crimes ! Que nous votons pour des personnes qui sont devenues que des potiches dirigées par les business man’s !
En est-on là ?
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@marfel
Est-ce que tous les politiciens se valent ? Est-ce que Bachelot vaut Fabius ?
« Il suffit pourtant de se souvenir du scandale de l’amiante, et de celui du sang contaminé (ce n’est pas Mr Nau qui me contredira) pour mettre en évidence les liaisons dangereuses entre industrie, médias, décideurs politiques, et leurs conséquences parfois dramatiques sur la population. »
Cela me révolte aussi, mais je m’aperçois que les populations continuent de voter pour eux, quelque soit leurs méfaits, alors qu’ils devraient être morts politiquement !
Dans le cas du sang contaminé, les politiques ont laissé faire une ignominie, que ce soit par cynisme, incompétence ou pour toute autre raison, y compris financière. Dans le cas de la grippe A H1N1, ce sont les politiques qui prennent l’initiative, ils ne peuvent laisser se faire ou se reproduire une telle ignominie, ni en être les instigateurs sans risquer de finir à la guillotine !
Ou alors, les populations se sont faites vaccinées à la morphine !
Votre discours de professionnel de la médecine mis en perspective avec celui du docteur Nau montre à quel point il devient difficile de se faire une opinion « raisonnée » à défaut parfois d’être logique !
Cependant, tous vos arguments ci-dessous :
« L’achat compulsif et massif de ces traitements par les gouvernants doit déjà nous faire réfléchir sur le degré de pertinence de la réponse des responsables politiques au virus, ou au pire du degré d’influence des laboratoires pharmaceutiques sur les décisions de santé publique. »
« Mais en raison de la procédure d’urgence utilisée, un certain nombre de précautions habituellement prises pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments ont été délibérément abandonnées afin de faire face rapidement à la menace. »
« Par formation, les médecins se méfient des informations données par des industriels qui ont tant intérêt à vendre leur produit. »
« Par le passé, certains ont été tenté d’utiliser des poches de sang contaminées « pour ne pas gâcher ». Aujourd’hui, la même logique est à l’œuvre avec ce vaccin précipitamment acheté, dont nous ne connaissons pas les effets secondaires. Je ne sais pas quelles seront les conséquences de la vaccination massive, décidée suite au lobbying intensif de l’industrie pharmaceutique. »
Tiennent plus du contentieux avec les laboratoires, qu’avec la nature de la maladie que vous reconnaissez comme « nouvelle » ou des outils dont dispose la médecine moderne pour y faire face. Votre commentaire n’en demeure pas moins intéressant en nous montrant les incertitudes, les suspicions de votre profession.
Bonne journée
Cordialement
Jen
marre du vaccin
je pense qu'on a beaucoup trop parlé de ce vaccin en long en large et en travers.
contentons nous de rester sur des conseils basiques!(se couvrir se laver les mains et pourquoi pas utiliser un antibactérien lampe berger
Irresponsable!
La grippe n'est pas une bactérie mais un VIRUS et un antibactérien quel qu'il soit est totalement inutile. A suivre vos conseil, on revient 300 ans en arrière et on peut aussi faire des fumigations!
Le vaccin est actuellement le SEUL traitement de la grippe A , son principal inconvénient, c'est d'être préventif et donc de devoir être administré AVANT le début des symptômes. Ce n'est pas une question de mode médiatique, mais de santé publique!
Cordiales salutations,
jHenry44