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Pour ne pas s'aliéner l'extrême droite, Facebook a-t-il renoncé à faire la chasse aux fausses informations?

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, pendant une conférence à New Delhi. (MONEY SHARMA / AFP)

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, pendant une conférence à New Delhi. (MONEY SHARMA / AFP)

Un employé révèle sous couvert d'anonymat qu'une mise à jour prévue par le réseau social a été annulée car elle «affectait disproportionnellement les sites d’extrême droite».

Si Facebook a récemment déclaré avoir interdit aux sites de fausses informations de générer des revenus sur leur réseau publicitaire, l’entreprise a déjà fait machine arrière sur une mise à jour qui devait automatiquement identifier les fausses informations, selon le site américain Gizmodo.

La mise à jour «affectait disproportionnellement les sites d’extrême droite en déclassant ou en supprimant leurs contenus des fils d’actualité d’utilisateurs», révèle Gizmodo. Selon leurs sources, cette mise à jour a été abandonnée et n’a jamais été communiquée au public. Gizmodo précise qu’il reste pour l’instant incertain que d’autres défauts n’aient pas provoqué l’annulation de cette mise à jour.

«Peur de mettre les conservateurs en colère»

«Ils disposent déjà des outils pour mettre fin aux fausses informations», déclare la source anonyme de Gizmodo employée par Facebook. «Ils ont eu vraiment peur de mettre les conservateurs en colère après l’affaire des “Trending Topics”, ajoute t-elle.

Une référence à de précédentes révélations de Gizmodo au sujet de l’équipe chargée de s’occuper de mettre des informations en ligne sur Facebook selon des choix éditoriaux progressistes, alors que l’entreprise avait déclaré utiliser un algorithme impartial.

D’après un article du New York Times, «cet épisode des Trending Topics a paralysé la détermination de Facebook à entreprendre d’importants changements qui auraient risqué de compromettre sa perception d’objectivité».

La révélation de Gizmodo tombe alors que de nombreux médias accusent Facebook d’avoir contribué à l’élection de Donald Trump en ne prenant aucune mesure contre le partage de fausses informations d’extrême droite sur le réseau social.

Selon Buzzfeed, «plus d’une douzaine» d’employés Facebook se sont réunis pour contester les propos de Mark Zuckerberg selon lequel «l’idée que les fausses informations partagées sur Facebook aient pu jouer un rôle dans l’élection de Donald Trump est folle».

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