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Trump a supprimé de son site son appel à l'interdiction d'entrée des musulmans aux États-Unis

Donald Trump, le 9 novembre 2016. JIM WATSON / AFP

Donald Trump, le 9 novembre 2016. JIM WATSON / AFP

Le communiqué a discrètement disparu du site du président élu, le 8 novembre.

Mise à jour le 10 novembre à 22h45: L'équipe de Donald Trump explique que toutes les pages de son site web où étaient publiées un communiqué de presse ont été redirigées vers une page d'appel aux dons le 8 novembre. Ce qui justifie la disparition de la déclaration de Donald Trump à propos des musulmans. «Cela sera corrigé rapidement», affirme son entourage au Washington Post.

Si l'on sait aujourd'hui que Donald Trump va devenir le 45e président des États-Unis, on ne sait pas encore exactement quelle politique il compte mener. Va-t-il continuer dans le populisme, le racisme, et le sexisme qui ont marqué sa campagne ou va-t-il adopter une posture plus classique, plus centriste? C'est la question que beaucoup se posent, alors que le président élu doit rencontrer Barack Obama, ce 10 novembre, pour préparer ensemble la passation de pouvoir, qui sera officielle le 20 janvier.

Slate.com estime que si un changement radical «semble hautement improbable, une disparition de certaines des parties les plus répugnantes de sa campagne semble être en route».

«Après avoir nourri une vague anti-musulmans chez ses soutiens, qui l'a portée vers la Maison-Blanche, la campagne Trump a discrètement supprimé de son site son appel nocif à interdire l'immigration de musulmans aux États-Unis.»

À la place, le lien renvoie désormais vers la page d'accueil sur laquelle l'équipe de campagne du candidat républicain remercie la «majorité silencieuse» d'avoir voté pour lui et son colistier Mike Pence, le 8 novembre. Un petit tour dans le cache de Google ou sur la Wayback Machine de archive.orgjusqu'au 8 novembre dans la matinée– permet pourtant de se rappeler que Donald Trump avait appelé, le 7 décembre dernier «à un arrêt total et complet de l'entrée de musulmans aux États-Unis jusqu'à ce que les représentants de notre pays puissent comprendre ce qui se passe».

Cette déclaration a eu lieu cinq jours après la fusillade de San Bernardino où Syed Farook et sa femme, Tashfeen Malik, ont tué 14 personnes et en ont blessé 23 autres, dans une attaque menée au nom de l'État islamique. Ils ont été tués par la police, quelques heures plus tard.

Le Monde rappelle que Donald Trump avait finalement reculé «face à l’impossibilité constitutionnelle d’appliquer une telle mesure. Le candidat veut désormais limiter l’interdiction du territoire américain aux ressortissants des “États et nations terroristes”, tout en réclamant une “extrême vigilance” pour les musulmans désirant se rendre aux États-Unis».

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