Science & santé

Le molosse du Brésil, l'animal volant le plus rapide du monde

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 10.11.2016 à 16 h 50

Repéré sur New Atlas, Wired UK

Avec des pointes à 160km/h en vol horizontal, il bat le précédent record de près de 50 km/h.

BCI staff with bat | U.S. Fish and Wildlife Service Headquarters
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Si vous trouviez que les oiseaux d'Hitchcock fondaient trop vite sur leur victime, on vous conseille de vite fermer cette page, avant de découvrir que le molosse du Brésil (en fait une petite chauve-souris) vient d'être déclaré animal volant le plus rapide du règne animal, avec des pointes à 160 kilomètres par heure, à l'horizontale, raconte New Atlas. Si les faucons pèlerin peuvent atteindre les 300 kilomètres par heure, c'est en plongeant, et avec l'aide de la gravité.

«Le vol à l'horizontal est un autre problème, et le couperet est tombé, reléguant au placard le record de 111,6 kilomètres par heures, datant de 2010.»

Ce résultat a été découvert par des scientifiques de l'université du Tennessee, à Knoxville, qui ont attaché des transmetteurs radio au dos des anomaux en utilisant de la colle chirurgicale, ce qui leur «a permis de suivre les vols des animaux et de mesurer leur vitesse en utilisant des récepteurs mobiles placés sur un petit avion pour localiser le signal des émetteurs», explique la version britannique de Wired.

«L'étude publiée dans la revue scientifique Royal Society Open Science démontre que les vents arrières n'ont pas aidé la vitesse de vol des chauves-souris. Ils ont découvert que les chauves-souris font la même chose que ce que font les avions et les oiseaux, et dépendent du vent.»

Forme aérodynamique

Quand elles ont un vent de face, elles accélèrent, et ralentissent quand le vent est dans leur dos, indique l'auteur de l'étude au site britannique, qui précise que jusque-là, on pensait que les oiseaux étaient les créaures les plus rapides, mais on pense désormais que «la forme aérodynamique des Molosses du Brésil et leurs ailes plus longues que la moyenne, comparé aux autres espèces de chauve-souris, est ce qui leur permet d'atteindre de telles vitesses».

Et pour ceux qui pourraient imaginer que des facteurs extérieurs ont joué pour aider les chauves-souris à gagner quelques kilomètres heures, Dina Dechmann, de l'institut Max Planck, qui a participé à cette étude, assure que «des facteurs externes comme le paysage ou le vent de dos ne pourraient expliquer ces résultats, puisqu'ils n'ont eu aucun impact sur les vitesses maximales».

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