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Est-ce que ce monde est sérieux?

Donald Trumps à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016 | MANDEL NGAN / AFP

Donald Trumps à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016 | MANDEL NGAN / AFP

Tout devait bien se passer, on voulait croire aux sondages qui donnaient Hillary Clinton présidente. Puis Donald Trump a gagné la Floride et l'Ohio, la Pennsylvanie...

Donald Trump sera le prochain président des États-Unis, il vient d'annoncer sa victoire, son programme, ses remerciements, promettant de façon surréaliste, après une campagne de haine et de division, d'être le président de «tous les Américains».  

Et c'est la sidération. Une nuit à regarder fébrilement l'outil en temps réel du New York Times changer d'orientation, aller pointer vers Donald Trump, à regarder les États décisifs d'abord la Floride et l'Ohio, la Caroline du Nord passer au rouge, la couleur des Républicains. Et la stupeur de la moitié du pays qui ne craignait rien de plus que ce qui est arrivé.

Paul Krugman, l'un des éditorialistes du New York Times, explique qu'il vit dans un pays qu'il ne connaît pas. A Paris, au réveil, il pleut, et on a envie de dire, comme Francis Cabrel dans sa chanson «La Corrida», est-ce que ce monde est sérieux? 

Un message de l'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, supprimé depuis, dit bien la panique: «un monde s'effrondre»

Les stars américaines qui ont soutenu Hillary Clinton ne savent plus quoi dire, les actrices Jessica Chastain, Kristen Bell:

«Est-ce que quelqu'un veut faire une bonhomme de neige»

«Nous ne céderons pas»

La journaliste politique Rachel Maddow, l'une des plus libérales, confirme ce sentiment dans un passage télé sur MSNBC (la vidéo, publiée par L'Obs, a depuis été supprimée):

«Vous êtes bien réveillés, vous ne faites pas un horrible (horrible) cauchemar. Vous n'êtes pas mort non plus. Et vous n'êtes pas allés en enfer, c'est votre vie désormais. C'est notre élection, c'est nous, c'est notre pays, c'est réel.»

Amanda Marcotte, une journaliste politique du site Salon.com décrit des gens qui pleurent dans la rue:

«La Floride. La moitié de l'État va disparaître dans dix ans à cause du réchauffement climatique. Et ils votent pour le mec qui dit que c'est un canular de la Chine.»

«D'abord, le pays n'a jamais élu président quelqu'un qui n'avait aucune expérience. Jamais.»

En France, c'est la stupeur aussi. Le médecin Axel Kahn s'y perd, ne sait plus quoi penser:

Personne ne sait plus quoi dire au réveil, tout le monde veut avoir rêvé:

Après la surprise du Brexit, qui n'était pas non plus prévu par les sondages, plus personne ne voudra jamais croire aux sondages:

Et il y a ceux qui préfèrent en rire, comme notre collaborateur Jean-Marc Proust:

Ou le YouTubeur anglais Benjamin Cook qui se réjouit de voir plus «débile» que le Royaume-Uni:

«Wouhou!!! L'Angleterre n'est plus le plus débile pays au monde. USA! USA! USA!»

Et... Carambar:

 

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