Monde

Donald Trump élu 45e président des États-Unis

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 09.11.2016 à 8 h 33

Dans un des plus grands renversements de situation de l'histoire politique américaine, le milliardaire a battu sans discussion Hillary Clinton au sein du collège électoral.

Donald Trump lors du troisième et dernier débat, le 20 octobre 2016. MARK RALSTON / AFP.

Donald Trump lors du troisième et dernier débat, le 20 octobre 2016. MARK RALSTON / AFP.

Dans un des plus grands renversements de situation électorale de l'histoire américaine, inédit sans doute depuis l'élection stupéfiante de Harry Truman en 1948, Donald Trump a été élu, mardi 8 novembre, le 45e président de l'histoire des États-Unis. Donné en retard de deux à trois points par la moyenne des derniers sondages nationaux au matin du scrutin, il a remporté la victoire dans le collège électoral face à Hillary Clinton, remportant au moins 274 grands électeurs contre 215 à son adversaire démocrate, selon les résultats disponibles à 8h30 du matin heure française (2h30 heure de New York), mercredi 9 novembre. Les projections disponibles laissaient en revanche annoncer une possible avance de cette dernière dans le vote national, discordance qui n'avait pas été observée depuis 2000.

Donald Trump avait besoin d'obtenir le soutien de la base républicaine en remportant les 206 grands électeurs que Mitt Romney avait remportés. Il l'a fait, en remportant notamment l'Utah, où il était confronté à un défi inattendu avec la montée en puissance du candidat indépendant Evan McMullin, et la Caroline du Nord, où la campagne avait été très serrée entre lui et Hillary Clinton.

Il devait remporter les États qui paraissaient les plus disputés de la campagne, comme l'Iowa et surtout l'Ohio (que tous les vainqueurs de la présidentielle avaient remporté depuis 1964) et la Floride. Il l'a fait également.

Il devait percer le «mur bleu», le «pare-feu» de Clinton, cette série d'États, pour l'essentiel situés autour des Grands Lacs, qui semblaient constituer la plus sûre protection de l'ancienne secrétaire d'État contre une défaite au sein du collège électoral. Il l'a fait, en remportant notamment le Wisconsin et la Pennsylvanie, le Michigan étant encore en balance au moment de l'écriture de ces lignes.

Pour finir, très provisoirement, ces quelques lignes, signées du New York Times, le 16 juin 2015, et qui reflètent bien l'ampleur du séisme politique qui vient de secouer les États-Unis, et l'ensemble du monde occidental avec eux, en moins de dix-huit mois:

«Donald Trump, le volubile promoteur immobilier dont le nom a orné des complexes résidentiels, des hôtels, des cravates siglées Trump et des steaks siglés Trump, a annoncé ce mardi son entrée dans la campagne présidentielle, brandissant sa richesse et sa célébrité comme compétences premières dans une quête improbable de l'investiture républicaine.»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (939 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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