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Il achète une petite culotte nazie pour plus de 3.000 euros

La petite culotte ayant appartenu à Eva Braun.

La petite culotte ayant appartenu à Eva Braun.

Les dessous de la maîtresse d'Hitler jouissent d'une popularité inattendue chez les collectionneurs.

La salle des ventes de la petite ville de Malvern, dans le Worcestershire, a proposé cette semaine aux enchères une charmante petite culotte mauve bordée de dentelle blanche et assortie de deux petits nœuds. Ce sous-vêtement datant des années 1940 arbore le monogramme EB, formant les ailes d’un papillon ou les pétales d’une fleur.

Les fesses qui se logèrent dans cette jolie culotte appartenaient à Eva Braun, l’amante et éphémère épouse d’Adolf Hitler, dont d’autres effets très personnels ont été vendus à la même occasion: une bague sertie d’une opale, une petite boîte en argent et un étui contenant un rouge à lèvre très, très rouge.

Le collectionneur qui s’est porté acquéreur de la petite culotte d’Eva Braun est resté anonyme mais le commissaire priseur affirme que les enchérisseurs étaient nombreux, tant en Europe qu’en Amérique. L’heureux gagnant a déboursé quelque 3.200 euros pour le droit de posséder le sous-vêtement d’une des femmes nazies les plus célèbres de l’histoire.

Le papier-toilette de la Wehrmacht

Ce n’est pas la première fois que des dessous de la maîtresse du führer se dévoilent au grand jour: en 2015 déjà, une petite boutique d’antiquité de l’Ohio mettait en vente une culotte qui lui aurait appartenu pour la modique somme de 7.500 dollars. Si la culotte vendue en Angleterre jouissait d’un certificat d’authenticité, celle de cette échoppe, qui arbore le même monogramme «EB» et de très jolis motifs de dentelle fleuris, a des origines plus contestées. Elle aurait été découverte en 1945 dans un hôtel fréquenté par des dignitaires nazis par un soldat qui accompagnait l’armée américaine, mais la fiabilité du collectionneur qui la propose étant notoirement douteuse, les taches de sa réputation salissent la culotte qu’il propose à la vente.

Comment expliquer cet engouement pour les dessous d’une des femmes les plus tristement célèbres du monde? Fascination historique, curiosité sexuelle, un peu des deux? Pour Sophie Jones, commissaire priseur chez Philip Serrel, les candidats à l'achat sont «généralement des gens fascinés par cette période de l’histoire. Je crois que les enchérisseurs étaient davantage des collectionneurs privés que des marchands».

Philip Serrell, commissaire-priseur de la maison qui a organisé la vente de la petite culotte d’Eva Braun, a déclaré n’avoir jamais vendu de culotte auparavant. «Je me demande si mon successeur aura à vendre le caleçon de Monsieur Trump dans une cinquantaine d’années», ironise-t-il au micro de Radio 4.

En outre, si l’on ne signale pas (encore) de vente des slips d'Hitler aux enchères, on a quand même pu en septembre dernier se porter acquéreur à Dublin d’un rouleau de papier-toilette destiné aux soldats de la Wehrmacht et poétiquement baptisé «Edelweiss», que le commissaire-priseur avait décrit sans rire comme étant «remarquablement non-utilisé», ce qui est plutôt heureux, et un «luxe en temps de guerre.» En temps de paix aussi apparemment, puisque le rouleau est parti pour la coquette somme de 290 euros.

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