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Fort Hood: le FBI connaissait les liens du tireur avec un religieux radical

Temps de lecture : 2 min

Les agences de renseignement américaines ont intercepté au cours de l'année dernière et de cette année des communications entre Nidal Malik Hasan, le psychiatre militaire accusé de la fusillade qui a fait 13 morts à Fort Hood, dans le Texas, et un religieux radical au Yemen connu pour ses positions incendiaires contre les Etats-Unis, rapporte le New York Times.

Mais les autorités fédérales ont décidé de ne pas donner suite à l'enquête car elles estimaient que les messages de Hasan ne comportaient aucune menace. Ils ont donc décidé qu'aucune action supplémentaire n'était nécessaire, ont confirmé des sources officielles lundi  9 novembre.

Hasan était donc connu des autorités bien avant la fusillade du jeudi 5 novembre. «Il n'y avait aucune indication que Hasan préparait une attaque imminente, où qu'il s'apprêtait à faire quoi que ce soit» a déclaré un enquêteur resté anonyme.

Le FBI déclare quant à lui dans un communiqué: «A l'heure qu'il est, aucune information n'indique que Nidal Malik Hasan avait des complices ou qu'il faisait partie d'un complot terroriste plus large. [...] Les enquêteurs ont décidé qu'Hasan n'était impliqué dans aucune activité terroriste parce que le contenu des communications était justifié par son projet de recherche et que rien d'autre n'a été trouvé.»

«Etant donné les positions radicales d'Awlaki [le religieux radical], il y a de fortes chances pour que l'attitude du FBI et l'armée soit scrutée de près par le Congrès» note le quotidien.

Le commandant Hasan avait ouvert le feu jeudi 5 novembre à Fort Hood, la plus grande base militaire américaine, à l'aide de deux armes de poing dans un bâtiment où des soldats suivaient des examens médicaux avant d'être envoyés en Irak ou en Afghanistan. Âgé de 39 ans, il a fait ses études à Virginia Tech, université tristement célèbre pour avoir été le théâtre d'une des fusillades les plus meurtrières des Etats-Unis.

Tombé dans le coma à la suite de blessures par balles lors de la fusillade, Hasan s'est réveillé et va enfin pouvoir être interrogé par les enquêteurs américains.

[Lire l'article complet sur nytimes.com]

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Image de Une: Nidal Malik Hasan, REUTERS/Ho New

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