Culture / Égalités

Bonne nouvelle: il y a plus de personnages LGBTQ dans les séries

Temps de lecture : 2 min

Mauvaise nouvelle: les scénaristes continuent de tuer les femmes homosexuelles et les femmes bisexuelles.

Image extraite de la série «Orange is the New Black» (Netflix).
Image extraite de la série «Orange is the New Black» (Netflix).

Chaque année, l’association GLAAD publie un rapport sur la représentation de la communauté LGBTQ à la télévision, afin d’insister sur la nécessité de promouvoir toutes les diversités à l’écran.

Et cette année, GLAAD peut se féliciter: sur 895 personnages réguliers à la télévision, 43 (4,8%) étaient identifiés comme LGBTQ, auxquels on peut ajouter 28 personnages réguliers appartenant à cette communauté. Un record selon l’association, qui étudie la question depuis 21 ans maintenant. «D’autres résultats encourageants montrent un pourcentage record de personnages réguliers noirs à la télévision (20% de tous les réguliers), et un record de personnages réguliers ayant un handicap (1,7%), écrit GLAAD. De plus, le nombre de personnages transsexuels récurrents et réguliers sur toutes les plateformes a plus que doublé depuis l’année dernière (on est passé de 7 à 16 sur la télévision, le câble et les séries en streaming). L’année dernière, la télévision n’en comptait aucun.» Des statistiques encourageantes qui dépassent donc simplement la communauté LGBTQ.

En revanche, il est important de signaler la façon dont les scénaristes et les producteurs traitent ces personnages issus de cette communauté. Comme le relève le Time, un stéréotype récurrent consiste à «tuer les personnages LGBTQ — en 2016, plus de 25 femmes homosexuelles sont mortes à la télévision».

«Bury your gays»

«Pour toutes les avancées faites, beaucoup de personnages LGBTQ tombent dans de vieux stéréotypes ou des thèmes dommageables, écrit dans le rapport Sarah Kate Ellis, présidente de GLAAD. La plupart de ces morts ont pour seul but de servir des personnages plus importants (et souvent hétérosexuels, cisgenres). Alors qu’il y a aussi peu de femmes homosexuelles et lesbiennes à la télévision, la décision de tuer ces personnages de façon importante envoie un message dangereux sur la valeur des histoires de femmes homosexuelles.»

Aux Etats-Unis, cette tragique «mode» a même un nom: «Bury your gays», «enterrez vos homosexuels». En mars dernier, le site Autostraddle a même créé une infographie très intéressante sur le sujet et montrait que, entre 1976 et 2016, 68 des 193 séries avec des personnages lesbiens ou bisexuels avaient tué au moins l’un de ces personnages.

En attendant qu’un vrai mouvement se mette en marche du côté des producteurs pour reconsidérer le destin des personnages LGBTQ, nous vous conseillons cette récente liste de Buzzfeed.com qui proposent des séries télévisées donnant, pour une fois, un happy ending aux couples lesbiens.

Newsletters

«Où suis-je?» de Bruno Latour, un conte pour mordre sur nos habitudes de pensée

«Où suis-je?» de Bruno Latour, un conte pour mordre sur nos habitudes de pensée

Le nouveau livre du philosophe poursuit sa réflexion pour répondre à l'état climatique actuel, à la fois aggravé et éclairé par la pandémie.

Tout ce que l'on sait de la vie sexuelle des Néandertaliens

Tout ce que l'on sait de la vie sexuelle des Néandertaliens

Il y a des milliers d’années, les hommes et femmes de la Préhistoire avaient une vie sexuelle. Logique, sinon nous ne serions pas ici pour en parler.

«The Crown» va-t-elle précipiter la chute de la monarchie britannique?

«The Crown» va-t-elle précipiter la chute de la monarchie britannique?

En revenant sur les années Diana, la série souligne une affaire qui a durablement entaché la réputation d'une Couronne de plus en plus embourbée dans ses traditions.

Newsletters