Culture

Les montagnards pensent être plus cool que les plagistes, mais le sont-ils réellement?

Temps de lecture : 2 min

Quand les uns cherchent l'élévation, les autres s'entassent superficiellement sur des serviettes. Un peu trop cliché?

Mountains / Tony via Flickr CC License By
Mountains / Tony via Flickr CC License By

Si on s’en tient aux stéréotypes associés aux lieux, les gens qui aiment la montagne lisent des livres, ont une vie intérieure riche, écoutent des chansons à texte et boivent des whiskies sophistiqués. Ceux qui préfèrent la plage sont en comparaison extrovertis et superficiels, dansent sur de l’EDM et boivent des mojitos trop sucrés servis avec des petits parapluies. S’ils étaient Américains, il fait peu de doute qu’ils voteraient Trump.

Les montagnards doivent mériter les paysages qu'ils admirent alors que les plagistes se contentent de poser leur serviette de bain –ou d'installer leur tente de plage– après avoir garé leur voiture à proximité, etc. On pourrait continuer à empiler à l'infini ces clichés. Curieusement, s’amuse le site Quartz, l’équipe qui s’occupe des relations presse des montagnards a depuis longtemps gagné la bataille culturelle pour imposer son territoire de prédilection comme le plus cool et le plus intéressant. Et certains de ces stéréotypes ne sont pas tout à fait dénués d’une part de vérité.

Réhabiliter la tong?

Une étude forcément américaine à ce sujet s’est penchée sur les types de personnalité et leurs préférences pour certaines configurations géographiques. Il s’avère que les introvertis ont effectivement tendance à préférer les reliefs escarpés aux étendues planes, ainsi que les aires boisées plutôt que celles qui sont ouvertes. Les deux types de personnalités associent le bord de mer à la socialisation et les espaces montagneux à la recherche de solitude.

Mais la distinction bien installée dans les conscience entre mer et montagne repose aussi sur une image partielle de ces espaces naturels et sur la manière dont notre production culturelle associe à chacun certains traits et certaines ambiances. La mer pouvant être au moins aussi inquiétante que la montagne une fois débarrassée de l’environnement festif auquel on l’associe (pensez au sous-genre de film d’horreur qui choisit la mer pour cadre...).

On sait par ailleurs grâce au cinéma populaire français que les mêmes personnalités peuvent alterner séjours en bord de mer ET au ski, et que par ailleurs les randonneurs peuvent manquer cruellement de subtilité et de savoir-vivre. Des raisons suffisantes pour réhabiliter chez les montagnards les shorts de plage, les vacances en groupe et les tongs?

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