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Après une mauvaise nuit, on mange beaucoup plus

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 03.11.2016 à 10 h 33

Repéré sur New York Times, Telegraph, European Journal of Clinical Nutrition

Une petite nuit de 4 heures, et voilà près de 400 calories en plus consommées le lendemain...

Lumberjack Breakfast | Clemens v. Vogelsang via Flickr CC License by

Lumberjack Breakfast | Clemens v. Vogelsang via Flickr CC License by

Une nuit écourtée encourage à trop manger le lendemain, d’après une méta-analyse publiée dans l’European Journal of Clinical Nutrition. Les chercheurs ont examiné 11 études portant sur le sommeil, avec des modèles différents, mais testant les participants après une nuit de sommeil restreint (entre 3h30 et 5h30), puis après une nuit de repos illimité (entre 7 et 12 heures selon les études).

Après chaque nuit, les apports caloriques (avec un petit déjeuner buffet ou d’autres repas dans la journée) ont été observés, tout comme les dépenses énergétiques. Comme le rapporte le New York Times, l’étude montre qu’en moyenne, les gens ont consommé 385 calories supplémentaires le lendemain d’une nuit de sommeil limité. Et ce, sans dépense énergétique en plus, ce qui peut donc mener à une prise de poids, soulignent les chercheurs. Ils ont aussi consommé plus de graisses et moins de protéines.

Un risque de santé courant

La privation de sommeil affecte, en effet, des hormones qui contrôlent l’appétit. Les chercheurs suggèrent aussi que le manque de sommeil pourrait augmenter le désir de manger des aliments comme «récompense».

Gerda K. Pot, l’auteure principale de l’étude, explique au Telegraph:

«La principale cause de l’obésité est un déséquilibre entre les apports et les dépenses caloriques, et cette étude s'ajoute aux preuves déjà accumulées selon lesquelles le manque de sommeil contribue à ce déséquilibre. […] Le sommeil réduit est l’un des risques sur la santé les plus courants et potentiellement modifiables dans nos société actuelles, où le manque de sommeil chronique est de plus en plus courant.»

Et de préciser que davantage de recherches seront nécessaires sur de plus longues périodes, pour étudier l’importance de la quantité de sommeil comme facteur de risque... Ou de prévention de l’obésité. 

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