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Presque 100 ans après, le premier scandale d’Hollywood demeure un mystère

Olive Thomas and a statue of the Buddha | Bradley Studios via Wikimédia CC License by

Olive Thomas and a statue of the Buddha | Bradley Studios via Wikimédia CC License by

Personne ne sait avec certitude si Olive Thomas s’est tuée par accident, si elle s’est suicidée ou si elle a été tuée.

Son destin était tout tracé. À la fin des années 1910, Olive Thomas, âgée alors d’une vingtaine d’années, est la première actrice à être qualifiée de «garçonne» et réussit à s’imposer dans le microcosme hollywoodien. Des films comme A Youthful Folly et un célèbre portrait peint par Alberto Vargas l’imposent comme une étoile montante. Même l’illustrateur Harrison Fisher l’a qualifiée de «plus belle fille du monde».

Sauf que, contre toute attente, le 10 septembre 1920, elle meurt lors d’une sa seconde lune de miel à Paris avec son mari jack Pickford. Apparemment empoisonnée après avoir ingéré par accident du mercure en rentrant de soirée avec son mari. Par accident? C’est en tout cas l’hypothèse retenue au départ. Cette version de Pickford a beau avoir été appuyée par un avis médical, beaucoup de doutes ont plané sur la version officielle, comme le raconte le site Timeline.

Drogue et alcool

Ce qu’il faut savoir sur le couple Thomas-Pickford, c’est qu’ils étaient connus pour «aller à des soirées avec de l’alcool et de la drogue. Leur histoire était passionnée mais pleine de querelles, remplie d’énergie et parfois de tourments.» La presse couvre toutes leurs histoires, des soirées fantasques aux accidents de voitures étranges. Il est intéressant de noter que le chlorure de mercure qui a empoisonné la jeune femme était issu d’un médicament appartenant à Pickford, destiné à soigner sa syphilis.

À l’annonce de la mort d’Olive Thomas, les médias ont logiquement explosé.

«Est-ce qu’Olive s’est suicidée? Est-ce que Jack a empoisonné sa femme? Est-ce qu’il faut blâmer les nuits parisiennes? Les journalistes ont érigé un portrait terrible d’Hollywood, ce cloaque infesté de drogues, de scélérats et de païens sans foi ni loi. Les fans ont pleuré la perte de leur beauté “angélique”, elle-même victime de la promiscuité satanique de l’industrie du film.»

Sa mort a défini la part sombre de l’industrie et pourtant, aujourd’hui encore, le premier scandale d’Hollywood reste un mystère. Personne ne sait ce qu’il s'est passé dans cette chambre parisienne, un soir de septembre 1920.

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