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Facebook ne nous rassemble plus, aujourd'hui, il nous divise

Temps de lecture : 2 min

La plateforme n'offre plus la même intimité et ses algorithmes sont de plus en plus clivants.

Joel Saget / AFP
Joel Saget / AFP

Nous sommes 1,7 milliard de personnes à y être connectés. Ce, pendant 10,5 milliards de minutes par jour. Facebook est devenu omniprésent, mais en nous rassemblant dans une même plateforme sociale, il nous a pas rapprochés pour autant. Au contraire, le réseau social serait en train de nous diviser, affirme The Times Literary Supplement.

Selon cette revue littéraire britannique, Facebook devrait utiliser les données que la plateforme collectionne «pour rapprocher ses utilisateurs au-delà des lignes politiques, idéologiques et culturelles au lieu de nous cacher des uns des autres ou de nous pousser dans des camps polarisés et hostiles».

Facebook est né avec l’idée de devenir un outil d’interaction sociale. Aujourd’hui, la plateforme remplit ce rôle en devenant notre moyen principal de garder contact avec notre entourage. Mais si Facebook n’a pas réussi à nous rapprocher, explique le magazine, c’est parce que nos cercles amicaux virtuels se sont beaucoup trop élargis. Nous partageons de moins en moins de nouvelles et informations personnelles car l’intimité amicale des débuts a été perdue. Grand nombre d’utilisateurs migrent ainsi sur Snapchat, l’application de photos éphémères, pour retrouver cette familiarité.

«Bulle de filtres»

Autre problème: le réseau nous montre ce que nous avons envie de voir et cela est un problème, estime le magazine. Alors que tout le contenu partagé par nos amis est disponible sur la plateforme, notre fil d’actualité est filtré et personnalisé par des algorithmes. Ceci crée «une bulle de filtres» dans laquelle nous sommes uniquement exposés à des messages qui renforcent nos croyances et non pas qui nous interpellent. Favorisant la viralité dans certains cercles de messages et de plateformes plus extrémistes.

«De ce fait, nous ignorons de plus en plus les points de vue qui nous gênent de personnes que nous connaissons. Nous ne pouvons pas y réagir, ou quand nous le faisons, nos réactions sont de plus en plus polarisées», explique le magazine.

Comme il a pu le faire avec le Safety Check, même si la mise en pratique ne va pas sans critique, il est temps que Facebook fasse totalement sienne cette maxime: «À grands pouvoirs, grande responsabilité (sociale)». Avant que nos divisions ne finissent par nous couper définitivement les uns des autres.

Slate.fr

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