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Les 13 vieilles séries qu'il faut absolument avoir vu dans sa vie

«Oz» | HBO

«Oz» | HBO

Marre d'entendre tout le monde palabrer sur «Game of Thrones»? La rentrée séries vous laisse de marbre? Vous pensez que «c'était mieux avant»? (En tout cas, c'était pas pire)

Pendant que vous regardiez X-Files, Dawson ou Six Feet Under, vous êtes peut-être passé-e-s à côté d'excellentes séries. Ou peut-être que vous n'étiez pas nés. Ou que vous pensiez qu'elles n'étaient pas terribles. Ou que vous n'en avez jamais entendu parler. Il est grand temps d'y remédier (et de vous les faire offrir à Noël, #astuce).

1/2.La Quatrième Dimension et Alfred Hitchcock présente
 

Rod Serling et Alfred Hitchcock

«Nous sommes transportés dans une autre dimension, une dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais aussi d’esprits. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination : un voyage au bout de ténèbres où il n’y a qu’une destination: la quatrième dimension.»

C’est un an après la diffusion du dernier épisode aux États-Unis que la télé française daigne programmer, en 1965, une douzaine d’épisodes de La Quatrième Dimension (The Twilight Zone, en VO). L’anthologie fantastique, qui triomphe dans son pays d’origine (au point que des parents agacés écrivent à la chaîne CBS, qu’ils accusent de garder leur progéniture éveillée) est l’œuvre de Rod Serling, ex-parachutiste dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale et scénariste pour la télévision. Celui-ci écrira, comme prévu dans son contrat, la majorité des épisodes (92 sur 156) –c’est l’un des premiers showrunners de l’histoire.

Série d’après-guerre diffusée dans un contexte d’extrêmes tensions géopolitiques, de peur rouge et de paranoïa notamment autour de l’arme atomique, LQD se joue de la censure en utilisant la science-fiction pour dénoncer, questionner ou railler l’Amérique des années 50-60, et reprend les codes de sa grande sœur policière, Alfred Hitchcock présente (lieu unique, twist final, construction dramatique, histoire brève, références psychanalytiques…). Si vous n’avez pas envie de vous jeter à corps perdu dans une longue série –somme toute assez inégale–, ce top 10 du TIME est une très bonne intro (en quatre heures) à l’univers anxiogène de La Quatrième dimension (ne lisez pas les résumés!). Et Alfred Hitchcock présente est donc le versant policier de LQD, une anthologie comme autant de nouvelles où la vie de monsieur ou madame tout-le-monde bascule, avec une chute pas piquée des hannetons. C’est aussi l’occasion de découvrir que l’écrivain, qui introduit et conclut chacun des épisodes (plus de 300) est un sacré acteur comique, les monologues écrits pour lui par James B. Allardice sont délicieux d’humour noir.

3/4.Dead Like Me et Pushing Daisies
 

Georgia Lass (Dead Like Me) et Ned (Pushing Daisies)

Avant de créer la très esthétisante (mais très sombre) série Hannibal et de nous faire crever d’impatience avec l’adaptation télé, début 2017, du génialissime roman American Gods (Neil Gaiman), Bryan Fuller jouait dans un registre tout aussi morbide et fantastique mais bien plus drôle, avec deux séries injustement oubliées, Dead Like Me (vingt-neuf épisodes, 2003-2004) et Pushing Daisies (vingt-deux épisodes, 2007-2009). Leur point commun: la grande faucheuse.

Dans Dead Like Me, une ado tuée par la chute des toilettes de la station Mir devient une «entre-deux», à la fois morte et vivante (dans un autre corps), censée récupérer l’âme des gens sur le point de mourir. Georgia Lass et sa clique de faucheurs (dont Mandy Patinkin, de Princess Bride et Homeland) se retrouvent donc tous les matins pour le petit-déj, où on leur remet la liste des futurs morts à suivre. Et comme ces entre-deux ne sont pas tout à fait décédés, ils doivent continuer à vivre et donc gagner de l’argent en attendant d’avoir récolté assez d’âmes pour regagner l’autre monde: Georgia, dont le pessimisme blasé rappelle Daria (voir plus bas), se fait embaucher dans une agence d’intérim dirigée par une patronne agaçante de bonne humeur.

Le héros de Pushing Daisies s’appelle Ned (joué par Lee Pace, a.k.a. Joe MacMillan dans Halt and Catch Fire), un pâtissier qui a le don de ramener à la vie tout ce qu’il touche (animal, fruit, humain). L’être vivant ressuscité vieillit beaucoup plus lentement que la normale, mais s’il le touche une seconde fois, celui-ci meurt pour toujours. Mais comme ce serait trop facile, si la chose que Ned a ranimée reste en vie plus d’une minute, une vie équivalente doit être prise à sa place (un animal pour un animal, un être humain pour un être humain…). Alors, comme «un grand pouvoir implique de grandes responsabilités», Ned s’associe à un détective privé, Emerson Cod, et ressuscite des gens assassinés pour savoir qui les a tués. Ces personnes ont donc une minute pour raconter ce dont elles se souviennent, puis pouf! il les touche à nouveau et c’est terminé. Mais il y a un mais, ou plutôt une femme. Charlotte, le premier amour de Ned, a été assassinée et celui-ci ne se résout pas à la toucher une deuxième fois… se condamnant ainsi à vivre un amour «à distance».

Instant anecdote-pour-se-la-raconter-en-soirée: Bryan Fuller est un petit coquin qui aime «ressusciter» ses vieux personnages dans ses créations plus récentes. Ainsi, dans Hannibal, l’actrice Ellen Muth, qui interprète Georgia Lass dans Dead Like Me, réapparaît en Georgia Madchen (lass veut dire fille en anglais, tout comme mädchen…) et souffre du syndrome de Cotard, c’est-à-dire qu’elle est persuadée d’être déjà morte –énorme clin d’œil à son rôle de faucheuse.

5.Firefly

Ah, Joss Whedon! Quel dommage que les gens ne te connaissent que pour Buffy et Angel (voire Dollhouse) alors que tu as créé l’une des séries à la fanbase la plus hardcore de tous les temps après les trekkies: Firefly. Un space western qui n’a malheureusement pas duré (quatorze épisodes diffusés en 2002 sur FOX) où l’équipage du Serenity, emmené par le charismatique Mal (Nathan Fillion pré-Castle) et la coriace Zoe (Gina Torres, vue dans 24, Suits…) transporte des marchandises à travers un nouveau système stellaire colonisé après que l’humanité a quitté la Terre. Nous sommes au XXVIe siècle et si l’Alliance gouverne la plupart de ces mondes, certains, comme les neuf passagers du Serenity, cherchent à échapper à son contrôle en vivant dans les planètes extérieures, ambiance Far West, mais pas trop excentrées non plus, sinon c’est ambiance cannibalisme. En 2517, l’écart entre riches et pauvres est encore plus démesuré et le mandarin est devenue la deuxième langue officielle, après fusion entre les culture occidentale et asiatique. C’est une série dramatique non dénuée d’humour –la Joss Whedon touch– où ce qui anime chacun des personnages fait qu’on s’y attache forcément.

Pour vous donner encore plus envie, sachez qu’en seulement trois mois à l’antenne, Firefly a accroché assez de fans, les browncoats (littéralement «manteaux marrons», le nom donné aux indépendantistes comme le capitaine Mal), pour pousser Universal Studios à financer un film-suite: Serenity. Qui n’est pas génial.

6.Arrested Development

Arrested Development

Réjouissez-vous, car la meilleure comédie de tous les temps est sur Netflix. Arrested Development, ce sont trois saisons hilarantes (ne regardez pas la quatrième, produite sept ans après l’arrêt de la série. Sérieusement, ne la regardez pas) signées Mitchell Hurwitz et produites par Ron Howard, qui ont remporté pas moins de six Emmy Awards. L’histoire de Michael Bluth (Jason Bateman), quadra veuf qui décide de commencer une nouvelle vie, mais l’arrestation de son père (l’immense Jeffrey Tambor, extraordinaire dans Transparent) pour abus de biens sociaux le pousse à rester prendre soin d’une famille plus dysfonctionnelle tu meurs. Le casting est jubilatoire: Will Arnett (la voix de Lego Batman et BoJack Horseman) en frère ultracompétiteur et magicien raté; Portia de Rossi (Nelle Porter dans Ally McBeal) la sœur égocentrique aux goûts de luxe et son mari homo refoulé wannabe acteur joué par David Cross; Michael Cera tout minot amoureux de sa cousine Maeby (Alia Shawcat); Jessica Walter en matriarche alcoolique et manipulatrice et enfin Tony Hale (Veep) dans le rôle du frère surangoissé et fils à maman. Avalanche de guests également: Liza Minnelli, Charlize Theron, Julia Louis-Dreyfus (Veep, Seinfeld), Ben Stiller, Amy Poehler ou encore Henry Winkler (Fonzie!) en avocat incompétent.

C’est complètement loufoque, bourré de jeux de mots (plutôt pas trop mal traduits par les sous-titreurs français) et d’auto-références, d’une créativité folle, hyper astucieux; bref, un chef-d’œuvre comique.

7.Studio 60 on the Sunset Strip


Entre À la Maison blanche (1999-2006) et Newsroom (2006-2007), Aaron Sorkin a fait le bonheur de quelques sériephiles avertis avec Studio 60 on the Sunset Strip. Brièvement programmée sur NBC, cette dramédie de vingt-deux épisodes s’est retrouvée en compétition face à 30 Rock, qui cherchait elle aussi un diffuseur… avec le même sujet: les coulisses d’une émission hebdo à la «Saturday Night Live». À la surprise générale, NBC choisit de programmer les deux shows car, malgré leurs similitudes, ils ont un radicalement différent. «C’est la première fois que j’essaie de me positionner en prime time et, pas de chance, je me retrouve en face du scénariste le plus influent de la télévision», racontait Tina Fey, pessimiste, au New Yorker. Pourtant, malgré des audiences moins bonnes que Studio 60, c’est 30 Rock que NBC choisit de renouveler –la première coûtant trop cher à produire. Elle durera sept saisons.

Dans la série de Sorkin, on retrouve Bradley Whitford et Matthew Perry (oui oui, Chandler Bing de Friends) en producteurs propulsés aux manettes de l’émission, Amanda Peet (récemment vue dans l'excellente Togetherness) en directrice des programmes ou encore Sarah Paulson (American Horror Story, American Crime Story: OJ Simpson) dans le rôle d’une comédienne très portée sur la religion. Comme d’habitude, c’est très, très bien écrit et les fans du réalisateur, qui a écrit ou co-écrit tous les épisodes, auront du mal à décrocher. Bonus: si vous avez vu Newsroom, le monologue du pilote de Studio 60 vous rappellera des souvenirs.

8.Oz



Attention, ce programme comporte des scènes pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes, des moins jeunes, des dur-e-s à cuire et ceux qui n’ont pas cillé devant Cannibal Holocaust. L’auteure de ces lignes reste traumatisée par une scène de crucifixion dans une salle de basket, qui restera à jamais gravée dans sa mémoire quand on évoque l'une des meilleures séries jamais diffusées: Oz. Oz, pour Oswald State Correctional Facility, prison de haute sécurité où l’unité Emerald City regroupe criminels ultraviolents et petits délinquants, afin de favoriser la réinsertion des premiers (évidemment, c’est un échec). Créée par Tom Fontana (Borgia ou encore Homicide, adaptée du livre de David Simon) et diffusée entre 1997 et 2003 sur HBO (M6 a tenu trois mois en 2002), Oz est donc un drame carcéral brutal et jubilatoire, extrêmement dense de par sa galerie de personnages, dont les histoires s’entrecroisent. Plusieurs clans se côtoient au sein de la prison: les aryens, les musulmans, les homos, les chrétiens, les Irlandais… Si J. K. Simmons ne vous a pas marqué à vie en prof de piano violent dans Whiplash, attendez de le voir en néonazi sadique dans Oz.

C’est aussi l’occasion de jouer à «Mais où est-ce que je l’ai vu, cet acteur?» puisque la plupart ont rejoint ensuite le casting de séries mainstream –parfois les mêmes, comme Harold Perrineau Jr., Ken Leung, Adewale Akinnuoye-Agbaje et Lance Reddick dans Lost, ou encore Christopher Meloni et B.D. Wong, qui se donneront la réplique pendant dix saisons de New York, unité spéciale. Achetez le coffret DVD ou faites-le vous offrir pour Noël, vous ne regretterez pas ces 56 heures sous haute tension.

9.MilleniuM


Nous sommes en 1996 et le monde a peur. De quoi donc? DE L’AN 2000. Au choix, les ordinateurs pourraient tomber en rade (= mort) ou l’Apocalypse maya pourrait survenir (= mort aussi). Chris Carter, papa de X-Files et spécialiste des conspirations mystérieuses, non content de jouer avec nos nerfs et ceux de Mulder et Scully, se permet une petite fantaisie macabre: MillenniuM (oui, on dirait un pseudo MSN). Cette fois, la conspiration est gouvernementalo-religieuse et non plus gouvernementalo-extraterrestre. Le héros, Frank Black (interprété par Lance «tête de psychopathe» Henriksen), est un agent du FBI à la retraite, capable de se projeter dans la tête des tueurs et même de voir ce qu’ils voient. Mais l’organisation étrange au service de laquelle le profiler++ met ses talents, Millenium Group, a d’autres desseins plus sombres, comme L’APOCALYPSE. En gros, ça commence avec des tueurs en séries et ça finit en surnaturel, hashtag puissances démoniaques.

Ne partez pas, c’est vachement mieux qu’un Da Vinci Code! Et puis si vous êtes fans de X-Files, vous avez déjà vu Frank Black dans l’épisode crossover (s07e04) qui fait office de final pour MillenniuM –la série ayant pris fin en 1999 après trois saisons. Autant vous prévenir, c’est vraiment sombre (à la Se7en) et violent, zéro touche d’humour. Ça explique pourquoi France 2 la programmait en deuxième, voire troisième partie de soirée. Je vous conseille la lecture de cette critique d’époque, signée Gérard Lefort dans Libération.

10.Arabesque

Jessica Fletcher dans Arabesque

Bien avant Buffy, Veronica Mars ou Jessica Jones, il y avait une meuf qui assurait sacrément à la télé et elle s’appelait Jessica Fletcher. Son personnage est inspiré de Miss Marple créée par Agatha Christie (le titre original de la série, Murder, She Wrote est d’ailleurs un clin d’œil à l’adaption au cinéma du polar de Christie Le Train de 16h50, rebaptisé Murder, She Said), la veuve et auteure de romans policiers jouait les détectives amateures et mettait la honte aux enquêteurs les plus chevronnés. L’actrice Angela Lansbury, qui a récemment fêté ses 91 printemps, a incarné l’espiègle Fletcher pendant douze ans –elle avait 59 ans quand le rôle lui fut confié, en 1984, par CBS– et reçu une vingtaines de nominations, Emmy Awards et Golden Globes confondus. Pour un boulot qu’elle a accepté uniquement pour l’argent, il fallait être sacrément déterminée. Si les séries policières old school vous manquent et parce qu’un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne, direction Cabot Cove, la ville (fictive) la plus dangereuse du monde.

11.Daria

À l’époque où MTV était cool, un teen show féministe faisait le bonheur de tous ceux et celles qui, en France, avaient les moyens de se payer un abonnement à Canal+, et ne se contentaient pas des lamentations pénibles de Dawson-le-chouineur: Daria. Une lycéenne misanthrope, sarcastique et plus intelligente que tous ses camarades réunis –à l’exception de sa meilleure amie Jane et de Jodie, une des seules jeunes filles noires du bahut. Avec sa voix monocorde, Daria philosophait sur l’hypocrisie de ce triste monde tragique, les injonctions faites aux femmes, le body shaming, le malaise d’être ado, et plus encore. Dans des dialogues complètement méta, Jodie, elle, s’indignait d’être la caution diversité d’un lycée majoritairement blanc et évoquait les enjeux de l’intersectionnalité. Même les personnages habituellement stéréotypés étaient multidimensionnels, comme Quinn, la sœur fashionista de Daria, Brittany la pom-pom girl ou encore son mec, Kevin, joueur de foot américain un peu débile. C’était la fin des années 90 et jamais plus aucune série n’a raconté l’adolescence comme Daria. En revanche, si votre anglais n’est pas terrible, il va falloir vous faire une raison, les épisodes ne sont dispos qu’en VO sur la chaîne YouTube de MTV ou en coffret DVD import zone 1.

12.Futurama


Combien de gens vivent dans la tête de Matt Groening? Cet homme n’a-t-il besoin que de vingt minutes de sommeil par jour? En 1999, alors que Les Simpson fêtaient leurs dix ans, il vend à la FOX une nouvelle série animée, Futurama. L’histoire d’un livreur de pizza, Fry, cryogénisé par accident et qui se réveille mille ans plus tard, au 31e siècle. Il se lie d’amitié avec l’équipe de Planet Express, entreprise de livraison intergalactique détenue par le professeur Farnsworth, son (vieux) neveu, aussi sénile que génial. Ses nouveaux collègues sont une bande d’inadaptés qui va de planète en planète: un robot vicieux, kleptomane et alcoolique; une capitaine mutante et cyclope; un médecin-crustacé incompétent…

Les 140 épisodes de Futurama sont, comme Les Simpson, bourrés de références pop-culture, de jeux de mots et d’easter eggs destinés aux plus attentifs. Vous ne regarderez plus jamais la planète Uranus comme avant. Et pour achever de vous convaincre, leur animal de compagnie est une créature extraterrestre trop mignonne et extrêmement intelligente, qui défèque de la matière noire. De. la. matière. noire.
 

13.Code Quantum



Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans auront du mal à imaginer: à une époque, M6 était LA chaîne des séries, surtout de science-fiction. Outre La trilogie du samedi (Le Caméléon! Buffy! Charmed!) et X-Files, il y avait, l’après-midi, des programmes cultes tels que V et surtout CODE QUANTUM (je mets des majuscules uniquement pour attirer votre attention). Une série absolument géniale où un scientifique, Sam Beckett (Scott Bakula, doublé en VF par Guy Chapellier, qui lui-même faisait la voix du narrateur dans La Quatrième Dimension), se retrouve coincé dans le passé après un voyage dans le temps qui a mal tourné et doit accomplir une mission pour faire un nouveau bond dans le temps –et espérer regagner un jour ses pénates. Problème: à chaque fois, son esprit est incarné dans le corps d’un-e autre. Pour le guider, il y a son collègue Al, qui lui apparaît sous forme d’hologramme et Ziggy, une espèce d’intelligence artificielle bricolée par ses soins.

Ségrégation, guerre du Vietnam, avortement, guerre de Sécession… La série en profite pour aborder l’histoire américaine sous toutes ses coutures. Sam se glisse même dans la peau de Lee Harvey Oswald, l’homme qui a tué le président Kennedy, inspire à Michael Jackson son célèbre moonwalk ou fait la méthode de Heimlich sur… le docteur Heimlich, qui ne l’a pas encore inventée. À la fin de chacun des 97 épisodes, on découvre avec Sam sa nouvelle destination et paf, générique. Une espèce d’anthologie déguisée, seul moyen pour le créateur de Code Quantum, Donald P. Bellisario, de faire avaler la pilule à NBC.

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