Monde

Le combattant rebelle devenu le «Banksy syrien»

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 27.10.2016 à 15 h 26

Repéré sur BBC, Quartz, Syria Direct

Les œuvres d'Abu Malik al-Shami rappellent étrangement celles du street-artiste britannique.

Abu Malik al-Shami

Abu Malik al-Shami

Rebelle le jour, artiste la nuit: voici comment est présenté Abu Malik al-Shami, un Syrien de 22 ans sur le site de la BBC. Le jeune homme a récemment attiré l'œil du média britannique, mais aussi de Quartz, grâce à ses œuvres de street art qui l'ont amené à être surnommé par certains «le Banksy syrien».

Sa plus célèbre fresque est peinte dans les décombres d'une banlieue de Damas. On y voit une petite fille en robe marcher sur une pile de crânes, lever le bras et écrire «Hope» («Espoir») sur le mur.

«Hope»

«Cette fresque a attiré une attention internationale sur Abu Malik al-Shami et lui a valu des comparaisons avec Banksy. Comme Banksy, c'est un street-artiste politisé, et dont les œuvres ont souvent surgi soudainement, dans la nuit, mais ses messages et ses images sont adaptées à la cataclysmique guerre civile en Syrie.»

Après avoir pris part aux manifestations contre le gouvernement en 2011, il a rejoint l'Armée Syrienne Libre en 2013, comme il l'expliquait à Syria Direct, en août dernier. Quand les combats se sont calmés, il a commencé à décorer les murs de sa base «en écrivant des phrases optimistes, ou qui faisaient le deuil de l'un de ses amis décédé. C'est un journaliste qui lui a conseillé ensuite qu'il pourrait utiliser son talent pour “décorer les rues de Darayya”».

 Abu Malik al-Shami

La petite fille et le soldat

En l'espace de deux ans, des fresques d'Abu Malik al-Shami sont apparues dans une trentaine d'endroits, autour de Daraya, à dix kilomètres du centre de Damas, précise la BBC. Sur la première, peinte sur une maison détruite, il avait dessiné une petite fille montrant à un soldat assis en train de l'écouter un cœur dessiné sur un tableau.

Mais il existe une différence fondamentale entre Banksy et al-Shami, conclut Quartz:

«Banksy était un touriste quand il a peint la barrière le mur en Cisjordanie. Al-Shami, de son côté, vit dans les tranchées, à la fois participant et victime de la guerre qui ravage son pays.»

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