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Faut-il prendre les colériques en pitié?

Il faut comprendre que la violence est avant tout un problème de colère mal régulée. Ainsi, nous pourrons aider les individus qui ont le plus de risque de passer à l'acte

Laura L. Hayes, traduit par Peggy Sastre, mis à jour le 30.10.2016 à 15 h 33

A la naissance, tous les humains sont dotés d'une réponse combat-fuite des plus puissantes –si vous avez un jour tenu un bébé hurlant dans vos bras, vous pouvez témoigner de son intensité. La colère est une réaction biologique essentielle face à ce que nous percevons comme un danger, un commutateur physiologique qui stoppe la réflexion et nous pousse à l'action immédiate, comme si notre vie en dépendait. Elle est générée par notre réponse de survie à la menace, elle a été sélectionnée par l'évolution et nous en sommes tous dotés. La rage est dans notre nature. Elle est l'élan qui a garanti notre survie en tant qu'espèce – tuer ou être tué. Une impulsion primitive, extrêmement forte.

Si quelqu'un calme le bébé qui crie, fait preuve d'attention à son égard, la réponse combat-fuite va s'atténuer. Un processus qui renforce ses circuits de régulation et permet à l'enfant d'apprendre à contrôler sa colère. Si, à l'inverse, le bébé comprend que ses besoins ne seront pas assouvis, parce que ses parents sont imprévisibles, violents, agressifs ou absents, son cerveau va se structurer de manière à s'adapter à cette existence. Au lieu d'apprendre à s'apaiser de lui-même, le cerveau demeurera dans un état plus ou moins constant de combat-fuite, les émotions sortiront de leurs gonds et les réflexes seront incontrôlables. Les traumatismes, à tout moment de la vie, peuvent aussi bouleverser la capacité du cerveau à moduler l'intensité des réactions.

L'être en colère, un danger pour autrui

Lorsqu'un adulte est capable de canaliser sa colère, il sait qu'elle est un signal d'alerte face à une situation problématique. Bien gérée, la colère peut être un extraordinaire système d'alarme. Mais laissée à elle-même, les réflexes sont plus forts et la réflexion plus floue. Un adulte qui n'a pas appris à canaliser sa colère sera extrêmement réactif et impulsif, dans un état constant de combat-fuite. Dans toute interaction, il verra un risque d'être blessé et la nécessité de se défendre. Plus il laissera libre cours à sa colère, moins il fera preuve de clairvoyance. Ses réactions seront souvent disproportionnées et il sera enclin à la violence. Et parce qu'il considérera le monde comme une source de dangers permanents, il extériorisera ses craintes sur son/sa conjoint(e), ses enfants, ses voisins, le gouvernement et les «autres» –différents par l'origine ethnique, la nationalité, la religion ou la culture. L'être en colère, accusateur, agressif et incapable de moduler ses émotions peut devenir un danger pour autrui.

Une de ces histoires familières s'est déroulée le dimanche 12 juin 2016, lorsqu'un tireur solitaire allait entrer dans un bar gay d'Orlando et faire feu sur les clients à l'arme automatique. Il tuera 49 personnes, en blessera des dizaines d'autres. Un acte pour lequel on parlera de lâcheté, d'horreur, un acte qui défie non seulement la logique, mais la décence humaine. Un acte qui ne cesse pourtant de se répéter.

Aux États-Unis, les meurtres de masse à l'arme de guerre se réitèrent à peu près tous deux mois. A chaque fois, les mêmes questions se posent. Comment quelqu'un peut-il agir ainsi? Qu'est-ce qui peut motiver ces individus? Cette violence aurait-elle pu être évitée? Nous cherchons des explications à l'inexplicable, sauf que, bien souvent, nous les cherchons dans la mauvaise direction. Ce qu'il y a de plus horrible, c'est que tout un chacun est capable de devenir un meurtrier. La seule différence, entre un meurtrier et nous, c'est notre capacité à réguler nos accès de colère.

Omar Mateen était un homme extrêmement faible devant ses propres émotions. Il avait énormément de mal à les gérer, ce qui a fait de lui un individu agressif, pernicieux et, en fin de compte, un assassin. Dans ses antécédents, on retrouve des violences conjugales et un tempérament autoritaire. Sa première femme allait réussir à se libérer de son emprise grâce à l'aide de sa famille. On ne sait pas bien s'il battait aussi sa deuxième femme, mais il l'avait néanmoins éloignée de ses parents et restreignait ses mouvements. Un de ses collègues le décrira comme un type bizarre, sans amis, hostile envers les gays, les femmes, les Juifs, les Latinos et les Afro-Américains. Obsédé par les homosexuels, c'est contre eux qu'il dirigera sa rage et le canon de son arme.

Dans ce genre de situations, l'explication par la maladie mentale a quelque chose de rassurant – évidemment, il faut être atteint pour commettre ce genre de crimes. De fait, la première femme du tueur d'Orlando l'a dit «mentalement instable», et le monde s'est accroché à cette étiquette comme à une bouée de sauvetage: oui, personne de sain d'esprit ne peut se rendre coupable de tels actes.

Sauf que parler en ces termes de la maladie mentale, c'est fondamentalement ne pas comprendre la réalité des maladies psychiatriques. C'est un débat récurrent. Au cours de leur vie, les Américains ont en moyenne 47,4% de risque de souffrir d'un quelconque trouble mental. Mais ce n'est pas un Américain sur deux qui risquera de commettre une tuerie au cours de son existence.

Si on éliminait tous les crimes commis par des malades mentaux, 96% de la criminalité violente existerait encore

Assimiler maladies mentales et propension à la violence extrême est non seulement une erreur, mais c'est une erreur des plus dommageables à notre perception des maladies mentales. Depuis des années, la NRA véhicule ce genre d'amalgame. Elle nous explique même qu'il faudrait interdire l'achat d'armes aux individus ayant des antécédents psychiatriques et que les Américains «normaux» devraient s'armer pour se protéger des fous. Interdire les armes aux personnes dangereuses serait une excellente idée, si elle ne s'orientait pas vers les mauvaises personnes. Les crimes commis par des malades mentaux font les gros titres et attirent notre attention, mais ils sont extrêmement rares. Si rares que si on les éliminait tous, 96% de la criminalité violente existerait encore.

Aucune maladie mentale n'est prédictive de violence meurtrière. La violence n'est pas un produit de la maladie mentale. Les crimes violents sont commis par des gens violents, des gens incapables de contrôler leur colère.

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A Orlando, l'homophobie a aussi été pointée du doigt, comme force motrice de la tuerie. A l'évidence, Omar Mateen était bourré de préjugés envers les femmes et les gays. Il était aussi raciste. Sauf qu'une pensée biaisée n'est pas responsable d'une poussée meurtrière. Basiquement, les préjugés relèvent simplement d'un processus de prédiction en manque d'informations. C'est une forme de pensée que nous utilisons tous, au quotidien. On prédit que notre bus ne sera pas à l'heure, car on a déjà fait les frais de retards sur cette ligne. On prédit que notre mari s'endormira au théâtre, parce qu'il a souvent piqué un roupillon sur son fauteuil d'orchestre. On suspecte ces gens parlant une langue étrangère d'hostilité à notre égard, parce que quelqu'un nous a dit que c'était souvent le cas. C'est très probablement inexact, mais reste que les préjugés personnels n'ont rien d'intrinsèquement dangereux. C'est uniquement lorsque les préjugés s'attachent à la peur et à la colère qu'ils basculent vers l'effroyable.

Tout porte à croire qu'Omar Mateen ait été un homosexuel refoulé. Il fréquentait des clubs gays, utilisait des applications de rencontre pour homosexuels et aurait eu au moins une aventure avec un homme. Dans sa famille, on pense que les homosexuels doivent être punis par Dieu pour leur existence pécheresse. D'aucuns ont estimé qu'il avait été poussé à tué parce qu'il n'était pas aimé, parce qu'il avait eu du mal à trouver un partenaire ou bien parce qu'il en avait eu un qui lui avait menti sur sa séropositivité. Ces explications sont-elles plausibles? Dans le monde, beaucoup d'homosexuels ne se révèlent pas au grand jour. Beaucoup d'individus LGBTQ sont rejetés par leur famille. Et oui, la vie amoureuse peut être très difficile. Mais, encore une fois, il s'agit de problèmes sociaux qui ne créent pas des meurtriers.

Omar Mateen ayant été musulman, l'islam a été accusé d'être, quelque part, responsable de la tragédie d'Orlando. Mais on a souvent oublié que l’assassin était né aux États-Unis et qu'il avait été élevé dans ce pays. Et la corrélation entre le fait d'être musulman et de commettre un meurtre de masse est nulle. Selon le FBI, seuls 6% des attentats terroristes perpétrés aux États-Unis ont été commis par des musulmans.

Les groupes terroristes contemporains offrent aux hommes haineux et se sentant menacés un catalyseur de leur rage, mais ils ne la font pas naître

D'autres explications soulignent la «radicalisation» d'Omar Mateen, attiré par le terrorisme et les groupes terroristes. Mais il est erroné de penser que c'est l'idéologie terroriste qui l'a convaincu de tuer. Ce qu'a généré cette idéologie, c'est un prétexte pour exprimer sa rage, que Mateen avait par ailleurs libérée en frappant sa femme ou en déversant sa haine sur des minorités. Comme le Ku Klux Klan avant eux, les groupes terroristes contemporains offrent aux hommes haineux et se sentant menacés un catalyseur de leur rage, mais ils ne la font pas naître.

Omar Mateen était un homme en colère, très en colère. Sa colère n'était pas le produit de préjugés, de son homophobie, de ses malheurs conjugaux ou de son obédience religieuse. C'est tout le contraire: ses peurs ont nourri ces problèmes. Sa violence n'a pas été le fruit d'une maladie mentale ou d'une allégeance à une organisation terroriste. Sa violence et sa colère existaient depuis des années, et préexistaient à ses passages à l'acte. Lorsqu'elles ont implosé, nous avons cherché d'autres raisons et ignoré l'évidence.

Le profil en colère du tueur de masse

Il existe un profil-type du tueur de masse, même s'il n'est pas très utile pour identifier des individus dangereux. En tendance, il s'agit d'un homme, blanc, célibataire, divorcé ou séparé. Il connaît aussi l'isolement social et en veut à quelqu'un ou à quelque chose. Un ressentiment qu'il externalise, tout en se considérant victime d'injustices. Il est évident que la première partie de ce profil –le sexe, la couleur de peau, le statut conjugal– n'est pas ce qui présage le mieux d'un tueur violent. C'est la seconde –son isolement, son aigreur et, par-dessus tout, sa colère– qui décrit un individu le plus à même de perdre tout contrôle.

Un profil qui concorde assez bien avec l'un des meilleurs prédicteurs de violence future: la violence passée. Une condamnation antérieure pour des faits de violences domestiques est même le premier facteur de criminalité violente. Entre 80 et 90% des meurtriers ont un casier judiciaire, contre 15% des adultes américains. Les meurtres conjugaux sont précédés de violences conjugales dans plus de 90% des cas et 46% des hommes ayant tué une femme avaient préalablement reçu l'interdiction légale de l'approcher. Qui plus est, la probabilité de violence est corrélée de manière linéaire avec le nombre d'actes violents préalables.

Les crimes violents sont commis par des individus qui n'ont pas la capacité de réguler et de moduler leur réaction face à ce qu'ils estiment être un danger. Ce n'est pas une hypothèse, c'est un fait. Quand vous n'êtes pas capable de faire usage d'une réflexion sophistiquée, de mettre les choses en perspective et de stabiliser vos émotions pour réguler vos impulsions primitives de peur et d'agressivité –une aptitude essentielle–, vous avez toutes les chances de tomber dans le cycle de la surréaction violente, et d'escalader toujours vers le pire.

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Que les professionnels de la santé mentale devraient agir pour diminuer la violence de la société américaine est un argument valide. Non seulement nous ne comprenons pas les auteurs de telles violences, mais nous n'en faisons pas assez pour éviter leur répétition. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il doit y avoir quelque chose qui débloque pour qu'un homme décide de tirer sur une foule. Si la psychiatrie n'a pas de terme ou de diagnostic spécifique pour les individus à la réponse combat-fuite dysfonctionnelle, en dehors de la communauté scientifique, le consensus est clair: ce sont des monstres (ou pire). Nous voulons les éviter. Nous les détestons. Nous n'avons aucune pitié pour eux. Ils déversent leur colère et leur agressivité à l'aveugle, et à leur propre sentiment de menace traduit en hostilité, nous répondons par l'ostracisme. Ou alors nous réagissons en devenant nous-mêmes des monstres et en pensant être dans notre bon droit. Dans le système de santé, malheureusement, ces individus ne sont pas beaucoup mieux traités. On ne les voit pas comme des personnes en souffrance et ayant besoin d'aide, mais comme des éléments perturbateurs, qui doivent être écartés.

Mais il est temps de reconnaître que quelque chose débloque effectivement chez un individu incapable de canaliser sa colère. Qu'il souffre et qu'il peut être dangereux, et même mortel. Nous devons comprendre la dysrégulation de la colère et commencer à soigner ceux qui en souffrent.

Et nous savons comment nous y prendre. Ces dernières années, nous avons appris que le cerveau était plastique, qu'il pouvait continuer à se développer tout au long de notre vie. Les zones du cerveau impliquées dans l'excitation et dans l'atténuation de la réponse combat-fuite sont capables d'un changement structurel en l'espace de quelques semaines avec les bons exercices. Tandis que les neurosciences ne cessent de décrypter ce qui se passe dans des cerveaux émotionnellement mal régulés, nous devons à la société, et aux personnes concernées par cette dysrégulation, de reconnaître le problème et de le combattre.

L'aide de la méditation

Ce sont plus de 1.000 études qui démontrent les effets de la méditation pleine conscience sur la santé mentale. Les changements structuraux induits dans le cerveau par la pratique ont même été récemment quantifiés. L'étude de base, répliquée à de nombreuses reprises, surveille par IRM le cerveau d'individus suivant une formation de huit semaines à cette forme de méditation. Les cours ont lieu une fois par semaine et, tous les jours, les participants doivent écouter 40 minutes de méditation pleine conscience. Les résultats sont assez impressionnants. Pas moins de huit zones du cerveau sont significativement altérées. L’amygdale, soit le centre de la réponse combat-fuite, rétrécit. Le cortex préfrontal, une zone qui calme et régule l'amygdale, s'épaissit et les connexions entre les deux régions se densifient. L'hippocampe, une région impliquée dans l'apprentissage, la mémoire et la régulation des émotions, diminue chez les individus atteints de stress chronique, et augmente chez ceux pratiquant la pleine conscience. Le cortex cingulaire antérieur, une zone qui, lésée, cause de l'agressivité et de l'impulsivité, manifeste une activité accrue. Le carrefour temporo-pariétal, associé avec la prise de perspective, l'empathie et la compassion, augmente aussi de volume. Et en plus de ces changements structuraux dans le cerveau, la pleine conscience permet aussi de diminuer le stress et l'anxiété, et d'atténuer la dépression et les douleurs.

La méditation pleine conscience nous apprend à observer nos émotions sans avoir envie d'agir sur elles. Elle nous aide à apprendre comment utiliser notre réponse combat-fuite comme un signal et à solliciter nos fonctions cérébrales supérieures pour décider si nous devons ou non y réagir.

Le processus de la pleine conscience est souvent décrit comme une appréhension non-critique du moment présent. On peut être en pleine conscience d'un nombre infini de choses et il y a donc bien des manières d'y accéder. Le plus souvent, les instructions commencent par des exercices de respiration et/ou d'attention à son état corporel et mental présent.

Voici un exemple:

Prenez une profonde inspiration par le nez, pendant 3 secondes entières, pour remplir vos poumons. Expirez très lentement par la bouche jusqu'à ce que vos poumons soient entièrement vidés.

Répétez, inspirez lentement par votre nez. Retenez votre respiration pendant 2 secondes et expirez l'air lentement par la bouche.

Encore une fois. Essayez en fermant les yeux.

Vous avez les idées plus claires? Si ce n'est pas le cas, essayez encore une fois depuis le début.

Cette technique calme les fonctions vitales que sont la respiration et le rythme cardiaque. Elle envoie aussi des signaux à votre amygdale pour lui dire que vous êtes calme, et qu'elle peut aussi l'être.

Ce genre d'exercice court peut être fait partout, à tout moment. La méditation pleine conscience telle que l'analysent les études sus-citées se pratique en cours collectifs. Il existe aussi des cours en ligne, par des professeurs renommés comme Ron Siegel, Tara Brach et Jon Kabat-Zinn. Et il y a de nombreuses applications pour smartphone pour vous aider à méditer.

La pleine conscience a été expérimentée avec succès auprès d'agents de police, de patients psychiatriques en milieu pénitentiaire, de malades du coeur et d'élèves d'école maternelle, pour ne donner que quelques exemples.

De la même manière qu'il nous faut comprendre que dans la violence, la colère est le premier problème, nous devons recourir systématiquement à la pleine conscience pour la contrôler.

Commencer à l'école

L'école est un bon point de départ. La pleine conscience doit être intégrée au cursus scolaire, par exemple dans les cours d'éducation physique. Nos ancêtres préhistoriques qui vivaient dans la savane avaient besoin de ce puissant moteur d'action sans réflexion qu'est la réponse combat-fuite. C'est ce qui a permis leur survie et nous leur devons notre existence. Sauf que nous ne vivons plus dans la savane, mais dans un monde ultra-technologisé, et ce qui nous est avantageux aujourd'hui, c'est de pouvoir reconnaître nos sentiments de menace et de danger et de les modérer. Nous devons l'apprendre aussi aux adultes qui ne savent pas canaliser leur colère. Quand une personne est condamnée pour des faits de violence, une formation de base à la pleine conscience devrait être obligatoire. Et nous devrions aussi suivre les recommandations de la NRA en interdisant l'achat et le port d'arme aux gens les plus dangereux. Sauf qu'il ne s'agit pas des malades mentaux, mais des individus détenteurs d'un casier judiciaire.

Dans un cerveau mal régulé, la colère est une source de souffrance permanente, pour l'individu et ceux qui l'entourent

La colère n'est pas une maladie mentale et n'est pas quelque chose qui doit être éradiquée. Dans un cerveau bien régulé, elle est très utile. Mais dans un cerveau mal régulé, la colère est une source de souffrance permanente, pour l'individu et ceux qui l'entourent. Et pour certains, la souffrance peut devenir mortelle.

La colère non régulée est aujourd'hui un problème dévastateur aux États-Unis. Le pays connaît plusieurs meurtres de masse par an et leur fréquence est en hausse. Nous le savons, mais nous n'arrivons pas à comprendre que nous avons un problème culturel bien plus conséquent: nous ne savons pas réguler notre colère. Nous continuons à nous en prendre aux «autres», à chercher des coupables. Nous nous en prenons aux malades mentaux, aux immigrés, aux minorités religieuses et ethniques.

Il est temps d'accepter ce fait: les États-Unis sont malades de la colère et c'est une épidémie culturelle majeure qu'il faut chercher à soigner à l'école, dans les prisons et dans nos foyers. Nous avons les outils. Il ne nous reste plus qu'à comprendre que la colère vient toujours de l'intérieur.

Laura L. Hayes
Laura L. Hayes (2 articles)
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