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La photo de ce beau vendeur de thé pakistanais a (presque) réconcilié Bollywood avec son pays

Crédit photo : Jiah Ali/Instagram

Crédit photo : Jiah Ali/Instagram

En quelques jours seulement, le cliché de ce jeune homme repéré sur un marché d'Islamabad a fait le tour du monde. Et on comprend pourquoi.

On dirait qu'il sort tout droit d'une agence de mannequins, d'un catalogue pour hommes ou d'une pub pour vous convaincre de vous inscrire sur un site de rencontres, et pourtant... Il y a encore quelques jours, Arshad Khan était un vendeur de thé tout ce qu'il y a de plus anonyme au Pakistan.

L'histoire que nous raconte The Guardian commence à Islamabad, lorsque la photographe Jiah Ali se balade dans un marché. Au détour d'une échoppe de thé chaud, elle aperçoit le jeune homme. Ni une ni deux, elle le prend en photo et publie le cliché sur Instagram dimanche dernier.

 

En quelques jours seulement, la photo se répand sur les réseaux sociaux, puis l'histoire s'invite dans les médias locaux et internationaux, du Daily Mail à la BBC, en passant par GQ India et le Huffington Post Quebec, qui nous apprennent que le jeune homme de 18 ans fait partie d'une fratrie de 17 enfants. Les internautes sont conquis par cette beauté si pure et naturelle, chaude à faire fondre les glaciers.

«Le vendeur de thé est même dans les top-tendance à Londres» 

Bollywood lui tend les bras

Très flatté, Arshad est surtout surpris par l'engouement dont il fait l'objet. Au journal Dawn, il raconte avoir réalisé à quel point sa photo était devenue virale lorsqu'il a vu des jeunes de sa ville consultant un dépliant à son effigie. Le beau brun ne s'est pourtant pas laissé aller à crâner. Très professionnel, il a même demandé à ne pas être photographié durant ses heures de service. 

Et visiblement, se faire désirer un peu, ça fonctionne. Peu de jours après la parution de ces photos, une marque de vêtements locale décide de tirer partie de la célébrité naissante du jeune chaiwallah (en pakistanais «vendeur de thé»). Elle l'embauche carrément pour devenir modèle pour sa nouvelle collection. Et voilà comment on signe son premier contrat de mannequinat... 

Fait encore plus improbable, ce ténébreux jeune homme aux yeux bleus a même réussi à séduire Bollywood. Pourtant les relations diplomatico-militaires entre les gouvernements indien et pakistanais sont plus que tendues, notamment depuis l'assassinat de 19 soldats indiens le mois derniers par des militants pakistanais dans la région du Cachemire. Quand l'industrie du cinéma indienne éjecte les acteurs pakistanais et menace de boycotter leurs productions locales, Arshad Khan lui, est chaudement accueilli par les adolescentes indiennes qui veulent le voir dans leur prochaine comédie romantique. Il a décidément tout pour plaire.

«Les Indiens et les Pakistanais sont divisés par le terrorisme et le cricket mais sont unis par un vendeur de thé sexy. Drôle mais vrai.»

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