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L'homophobie nuit gravement aux résultats scolaires

«SOS homophobie» manifeste son opposition à la «Manif pour tous», Nantes, le 10 mai 2016 | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

«SOS homophobie» manifeste son opposition à la «Manif pour tous», Nantes, le 10 mai 2016 | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

En moyenne, 94% des jeunes LGBTQ australiens ont un jour été confrontés à des propos homophobes et 58% déclarent y faire face quotidiennement.

Selon une enquête menée sur des collégiens et des lycéens australiens, les élèves appartenant à des minorités sexuelles voient leurs résultats scolaires sérieusement dégradés par l'homophobie qu'ils subissent au quotidien.

Portant sur 704 adolescents australiens, âgés entre 14 et 18 ans, l'enquête réalisée par une chercheuse de l'université occidentale de Sydney, dépeint un environnement scolaire où «les commentaires et les comportements homophobes et transphobes sont endémiques».

Par souci de représentativité, 62% des sondés étaient inscrits dans des établissements publics, 22% dans l'enseignement catholique et 16% dans des structures indépendantes. En moyenne, 94% des jeunes avaient un jour été confrontés à des propos homophobes et 58% déclaraient devoir y faire face quotidiennement.

Des cas de harcèlement physique sont relevés par 45% des individus qui, aux yeux de leurs camarades, semblent sexuellement «atypiques». Pour 12%, les persécutions suivent un rythme a minima hebdomadaire.

«Les élèves d'établissements où la marginalisation est la plus fréquente sont les moins heureux dans leur scolarité et les moins à l'aise vis-à-vis de leurs performances scolaires», note Jacqueline Ullmann, chercheuse en sciences de l'éducation et responsable de l'enquête.

«A l'inverse, les élèves des établissements les plus tolérants consignent un bien-être à l'école plus élevé, de meilleurs résultats scolaires. Ils (…) sont plus nombreux à vouloir poursuivre des études supérieures. Ils sont aussi moins enclins à l'absentéisme».  

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