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Tim Kaine, l'inconnu bientôt à un battement de cœur de la présidence

Tim Kaine en meeting dans le Colorado, le 10 octobre 2016. JASON CONNOLLY / AFP.

Tim Kaine en meeting dans le Colorado, le 10 octobre 2016. JASON CONNOLLY / AFP.

Le candidat démocrate à la vice-présidence a encore un déficit de notoriété à remonter.

C'est ce qui s'appelle un léger déficit de notoriété. En déplacement en Floride le week-end dernier, le candidat démocrate à la vice-présidence, Tim Kaine, s'est rendu dans un restaurant pour saluer des électeurs et a eu la surprise de se voir saluer par une électrice d'un «Oh, bonjour Monsieur Pence, comment vous allez-vous?», celle-ci l'ayant pris pour son homologue sur le ticket républicain, Mike Pence. Réponse du candidat, en s'efforçant de garder le sourire: «Je suis l'autre. Je suis Kaine, pas Pence. Je suis l'autre.»


L'anecdote est amusante, mais elle symbolise donc le manque de notoriété du candidat. Dans un sondage réalisé fin septembre par l'institut SurveyMonkey, 40% des sondés disaient qu'il n'en savaient pas assez sur Tim Kaine pour exprimer une opinion (favorable ou défavorable) sur lui. 33% disaient la même chose de Mike Pence. Ces chiffres montaient même à plus de 50% chez les électeurs indépendants. S'ils ont dû un peu baisser avec le débat organisé entre les deux le 4 octobre, reste que c'est un élu relativement peu connu qui se retrouvera, le 20 janvier prochain, «à un battement de cœur de la présidence», selon l'expression consacrée outre-Atlantique, en tant que vice-président du plus vieux président de l'histoire (si c'est Trump) ou du deuxième plus vieux derrière Reagan (si c'est Clinton).

Pour chacun, des noms plus connus avaient été étudiés. Parmi ceux examinés par Trump, on trouvait ainsi l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et le gouverneur du New Jersey Chris Christie. En ce qui concerne Clinton, Wikileaks a révélé, dans un email interne à la campagne, une liste très élargie de noms examinés pour la vice-présidence très tôt dans les primaires, au mois de mars, où on trouvait entre autres Bill Gates, Melinda Gates et l'actuel patron de Apple, Tim Cook. L'idée de tester une célébrité comme vice-président n'aurait d'ailleurs pas été entièrement nouvelle puisque, en 1988, George Bush père avait brièvement examiné la possibilité de proposer la vice-présidence à Clint Eastwood.

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