France

Jacques Chirac: «Je n'ai rien à me reprocher»

Slate.fr, mis à jour le 05.11.2009 à 9 h 43

Alors qu'il publie jeudi 5 novembre le premier tome de ses mémoires Chaque pas doit être un but (Nil), Jacques Chirac a accordé au Figaro une interview dans laquelle il révèle son état d'esprit, quelques jours après avoir été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Le même jour, le parquet de Paris, qui avait requis un non-lieu général dans l'affaire, a décidé de ne pas faire appel du renvoi de l'ancien président Jacques Chirac en procès. L'ancien chef de l'Etat sera donc bien jugé.

«Il était temps» diront certains, comme Thomas Legrand sur Slate: «Ce n'est pas qu'on lui souhaite du mal, à notre ancien Président mais c'est simplement que l'on souhaite un peu de bien à notre démocratie et à notre justice.»

«Je n'ai rien à me reprocher, explique Chirac dans les colonnes du quotidien. J'irai donc m'expliquer avec sérénité et détermination, pour que la vérité soit établie. Je le dois aux Français, qui m'ont accordé leur confiance.» Il affirme également ne pas regretter que le parquet n'ait pas fait appel, car il souhaite «pouvoir établir rapidement la réalité des faits et que cette page soit définitivement tournée.»

Sur le procès Cleasrtream, de la même manière que Nicolas Sarkozy qui a refusé de commenter les poursuites contre lui, l'ancien président de la République refuse tout commentaire précis:

Ne comptez pas sur moi pour commenter une procédure en cours. La seule chose que j'ai à dire dans cette affaire c'est que je n'ai naturellement donné aucune instruction. [...]Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai pour Dominique de Villepin beaucoup d'estime et d'amitié.

Interrogé sur le regard qu'il porte sur les président de la République, Chirac réaffirme sa «profonde admiration» pour de Gaulle, et confirme également le bien qu'il dit de François Mitterrand dans son livre:

C'était un homme d'une grande culture, d'une grande intelligence. J'ai bien sûr combattu ses idées et son action. Parfois même de façon assez dure. Mais on peut parfaitement reconnaître les qualités humaines et personnelles d'un adversaire politique. Comme beaucoup de Français, j'ai pour François Mitterrand de l'estime.

[Lire l'article complet sur lefigaro.fr]

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Image de Une: Jacques Chirac à Cannes, lors du 24e sommet Afrique-France, 2007 / Reuters

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