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Pour Trump, si Clinton l’emporte, l’EI prendra le contrôle des États-Unis

Donald Trump lors d'un meeting en Floride, le 12 octobre 2016. Gregg Newton / AFP

Donald Trump lors d'un meeting en Floride, le 12 octobre 2016. Gregg Newton / AFP

Les deux candidats à la Maison-Blanche s'accusent mutuellement d'être le meilleur soutien de Daech.

Alors que Donald Trump doit faire face à de plus en plus de révélations, que ses chances de victoire ne semblent jamais avoir été aussi minces, et que certains membres de son parti sont désormais décidés à ne plus faire campagne pour lui, le candidat républicain poursuit sa course. Ce 12 octobre, il était en Floride, et en a profité pour attaquer longuement Hillary Clinton.

Lors de son discours, le magnat de l'immobilier a ainsi averti les Américains que si l'ancienne secrétaire d'État était élue, alors c'est tout le pays qui deviendrait vulnérable à une prise de contrôle par l'organisation État islamique, rapportent Politico et USA Today:

«Ils [les membres de l'EI] espèrent et prient pour qu'Hillary Clinton devienne présidente des États-Unis, parce qu'ils ne prendront pas alors seulement contrôle de cette partie du monde. Ils prendront aussi ce pays. Croyez-moi, ils l'espèrent. Ils l'espèrent. [...] Et au fait, vous savez, elle [Hillary Clinton] aime raconter qu'ils préféreraient que ce soit moi qui sois élu. Je serai leur pire cauchemar. Leur pire cauchemar.»

Trump, «meilleur recruteur de l'EI»

Il y a quelques semaines, la candidate démocrate avait effectivement indiqué dans une interview télévisée sur une chaîne israélienne que l'EI «espérait une victoire de Donald Trump», et que les terroristes priaient pour que le candidat républicain devienne président des États-Unis, expliquait alors le New York Times

Hillary Clinton s'était appuyée sur un article de Time, écrit par l'ancien directeur du centre antiterroriste national, qui racontait que pour l'EI, l'arrivée de Trump à la Maison Blanche serait celle de «l'ennemi parfait». Les propositions anti-islam du candidat républicain seraient en effet susceptibles d'attiser la radicalisation de jeunes américains ou européens. Une opinion relayée par une chercheuse américaine et un journaliste syrien qui ont mené plusieurs interviews de sympathisants du groupe djihadiste. Quelques mois plus tôt, Hillary Clinton avait déjà déclaré que Donald Trump était «le meilleur recruteur de l'EI».

Politico rappelle que Donald Trump a fait vœu de «bombarder l'État islamique», même s'il n'a pas vraiment expliqué quel était son plan pour venir à bout de l'organisation terroriste. Le candidat républicain a également assuré que lui, «garderait les terroristes islamistes loin, loin du pays». USA Today précise que Donald Trump a prévenu ses militants que le pays ferait face à de terribles conséquences s'il venait à perdre cette élection.

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