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La semaine prochaine, Russes et Européens vont tenter de se poser sur Mars

Image du module Schiaparelli de la mission ExoMars.

Image du module Schiaparelli de la mission ExoMars.

Cette mission commune pourrait relance les deux agences partenaires face aux États-Unis.

Jusque-là, Mars était connue pour être l’apanage de la Nasa, seule agence spatiale à avoir réussi à poser un module sur la planète rouge. Elle est également la seule à avoir réaffirmé, avec le fantasque Elon Musk, ses attentions d’y envoyer des humains d’ici 2030.

Mais le site Gizmodo nous raconte aujourd’hui que la domination américaine pourrait être mise à mal avec le lancement d’une mission commune entre l’agence spatiale européenne (ESA) et l’agence russe Roscosmos.

«ExoMars, écrit le site, une mission astobiologique mise en place pour trouver des signes d’activité géologique et biologique, est censée rentrer dans l’orbite de Mars le 19 octobre.»

À ce moment-là, le satellite TGO et le module Schiaparelli vont se séparer. TGO va scanner l’atmosphère martienne et Schiparelli va se poser sur la planète pour étudier le sol. Enfin essayer de se poser: les deux agences ont, par leur passé, connu des échecs cuisants avec Mars. En 2003, le Beagle 2 de l’ESA n’a pas réussi à déployer ses panneaux solaires et a perdu tout contact avec la Terre. Et en 2011, un satellite destiné à l’une des lunes de Mars, n’a même pas dépassé l’atmosphère de la Terre.

Le moment crucial pour le succès de cette nouvelle mission surviendra le 19 octobre en début d’après-midi lorsque qu’il faudra trouver l’angle parfait pour la chute du module, pour éviter qu’il ne chauffe trop et ne brûle pas dans l’atmosphère. «Si tout se passe bien, Schiparelli va alors déployer son parachute et se poser grâce à l’aide de trois propulseurs fonctionnant à l’hydrazine À deux mètres sur sol, il va flotter pendant un bref moment avant de couper ses propulseurs pour se poser.

Si Schiparelli arrive à manœuvrer correctement et arriver sans encombre, il devra analyser son environnement. Sur son site, l’ESA explique que «les activités scientifiques sont faites pour rentabiliser le plus possible l’énergie limitée fournie par les batteries, et qu’elles seront par conséquent mises en place par période plutôt que continuellement, logiquement six heures par jours.» Sa mission consistera, in fine, à tester la technologie nécessaire pour l’arrivée d’un autre rover mieux équipé en 2020 avec un enjeu de taille, comme l’explique le CNES sur son site: «Une foreuse  pourra prélever des échantillons jusqu’à 2 mètres de profondeur. À cette profondeur, les composés organiques éventuels sont préservés de l’effet des rayonnements et des oxydants qui les détruisent.»

Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que Schiparelli arrive sans encombre. 

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